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MANDARINE - Page 4

  • La haute fonction

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    Nos contemporains sous-estiment totalement le pouvoir de nuisance de la haute administration qui dirige le pays. Les magistrats à la justice, les directeurs centraux des administrations à l’Éducation nationale par exemple et plus encore les institutions dont essentiellement la Cour des comptes dont les productions n’ont aucun effet sur rien et le conseil d’État devenu un organe partisan au nom d’une conception idéologique du droit.

    LA DESOBEISSANCE EST PROGRAMMÉE

    Des bruits persistants courent sur l’organisation de la résistance contre le RN, si ce dernier parvenait aux affaires. Le pouvoir de l’énarchie et des réseaux qui gouvernent le pays, les grandes écoles, les réseaux idéologiques socialistes et autres feront barrage à la loi votée par une majorité de parlementaires issus du RN. Les Français ignorent que la loi n’est pas grand-chose sans ses décrets d’application. Or, ces derniers sont écrits par les administrations compétentes qui précisent les modalités ou conditions d’application de la loi. Autant dire que le pouvoir est assez largement chez ces fonctionnaires qui peuvent dénaturer la loi, la vider de sa substance et, malheureusement, la pratique est habituelle.

    LE LICENCIEMENT SERA UNE NÉCESSITE

    C’est la raison pour laquelle l’accès au pouvoir d’un mouvement qui n’a jamais exercé le pouvoir et dont les idées sont largement désapprouvées par l’oligarchie ne pourra pas faire appliquer les lois. Les décrets sortiront très tardivement, voire jamais, ils limiteront l’esprit de la loi et la rendront inapplicable. Donc, le politique n’a qu’une seule issue, licencier les quelques milliers de hauts fonctionnaires déloyaux des principaux ministères: Justice, Intérieur, Éducation, Santé et Finances plus encore. Cette mesure est simplement indispensable. D’autant que ces derniers travaillent à leur objection de conscience, aux conditions de refus d’exécuter des lois au nom de l’État de droit, etc.

    UNE NOUVELLE CONSTITUTION EST INDISPENSABLE (NON!)

    La deuxième mesure nécessite un référendum constitutionnel très rapide pour changer de Constitution et installer la première démocratie française, car les obstacles sont immenses. L’objectif sera double. Supprimer avec l’avis du peuple le conseil d’État, la Cour des comptes qui ne sert à rien et le Conseil constitutionnel qui entraverait et casserait sinon toutes les lois, comme il sait le faire. Ce sera l’occasion de graver dans le marbre la démocratie sociale de proximité et donc l’occasion de frapper un grand coup en une seule fois: suppression des échelons administratifs parasites: les régions sans aucune doute, suppression des agences, et affirmation d’un référendum annuel sur les questions fondamentales, en sus des votent de l’Assemblée nationale pour les confirmer ou les infirmer, à la façon des votations helvétiques.

    Le peuple gouverne par ses représentants et il garde le pouvoir de contredire des représentants qui s’écarteraient de leur mandat.

    Sans cette révolution constitutionnelle, le pouvoir sera paralysé très rapidement par l’appareil d’État. Ceux qui ne veulent pas le voir sont très naïfs et ne pas le faire exposerait à une déconvenue qui révolterait et démobiliserait les électeurs. Cette nouvelle Constitution doit donc poser quelques bases élémentaires de la souveraineté.

    Au lieu de Conseil constitutionnel avec des nominations de connivences, ce serait les cinq plus anciens professeurs titulaires des chaires de droit constitutionnel en exercice qui aurait un avis à émettre sur les éventuelles contradictions entre une nouvelle loi et des anciennes; ce qui poserait des difficultés majeures pour les juges ou dans l’exécution de la loi. Ce serait un avis et il appartiendrait aux parlementaires de le prendre en compte. Les tribunaux administratifs et le conseil d’État seraient supprimés, car l’État est juge et partie des litiges qui l’opposent aux citoyens. Il faut une petite révolution dans ce domaine. Comme nous sommes promoteurs de la suppression du statut des fonctionnaires, haute fonction publique comprise, le licenciement pour rupture de confiance serait facilité, comme dans le privé. Ce serait l’occasion de supprimer le Conseil économique, social et environnemental qui ne sert à rien lui non plus.

    Pierre-Antoine Pontoizeau

     

    PS; je ne suis pas d'accord avec le changement de constitution: celle du général De Gaulle contient tout ce qu'il faut pour l'exercice de bon droit dans notre pays. Ce qu'il faut, c'est revenir à l'origine et supprimer presque tous les changements soit-disant "de société!

  • Allo macron?

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    Apologie du terrorisme, antisémitisme: pourquoi la justice traîne face aux élus LFI

    Les mois et les années passent, les alertes s’accumulent, mais la justice reste muette.

    Voici ce que j’écrivais en août 2025: "Depuis l’attaque du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023, les signalements visant certains élus La France insoumise se multiplient: apologie du terrorisme, propos antisémites, proximité idéologique avec des organisations classées comme terroristes. Et en ce mois d’août 2025, le constat reste le même qu’au printemps: l’immobilisme ".

    Nous sommes fin janvier 2026.

    Muriel Ouaknine-Melki, présidente de l’Organisation juive européenne (OJE), et Gilles-William Goldnadel, président d’Avocats sans frontières, ont dénoncé une inertie judiciaire inquiétante: "C’est en cours", répondent les deux avocats lorsqu’on les interroge sur les plaintes déposées par l’OJE contre Rima Hassan et Thomas Portes, ou celles d’Avocats sans frontières visant David Guiraud et Ersilia Soudais. Traduction: rien n’a avancé.

    "Nous n’avons aucune nouvelle du parquet de Paris", déplorait Me Goldnadel, qui juge cette absence de réponse d’autant plus préoccupante qu’elle intervenait dans un climat de recrudescence des actes antisémites.

    Muriel Ouaknine-Melki évoquait un double effet pervers: une défiance croissante envers l’institution judiciaire et un soupçon de partialité.

    "Quand on voit la rapidité avec laquelle d’autres dossiers sont instruits ou classés, cette inaction prolongée pose question", expliquait Goldnadel. Et de dénoncer un possible " 

    traitement à deux vitesses" lorsqu’il s’agit d’élus Insoumis.

    Ce Sentiment D’impunité Est Alimenté Par L’opacité Ambiante

    En août 2025, il était impossible de connaître le nombre exact de procédures ouvertes contre les députés LFI, ni leur état d’avancement.

    Un flou que le garde des Sceaux disait vouloir dissiper. Gérald Darmanin avait demandé un recensement complet des signalements, enquêtes et décisions visant des élus mis en cause pour apologie du terrorisme ou propos antisémites. Un état des lieux exhaustif qui devrait être finalisé d’ici à la rentrée.

    Nous sommes en 2026, aucune publication officielle de ce genre n’a été rendue accessible dans les sources grand public. Il n’existe pas de document officiel rendu public qui liste ces signalements et l’état d’avancement des procédures. On n’a pas d’annonce claire de la publication d’un tel état des lieux, ni de synthèse publique diffusée par le ministère de la Justice.

    Cette opération transparence n’a pas eu lieu. Aurait-elle suffi à relancer des procédures au point mort?

    Clairvoyant, Goldnadel fit cette mise en garde: "Les désirs de Gérald Darmanin ne se traduisent pas toujours en ordres exécutés". Il avait raison.

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  • La fabrique de la barbarie

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    La civilisation n'est pas chose innée. Refuser de la transmettre, c'est transformer la société en une machine à produire des sauvages.

    Par Laurent Dandrieu

    Ayant choqué son monde politico-médiatique en utilisant le mot “barbares” pour qualifier les émeutiers qui ont saccagé, et parfois même tué, pour “célébrer” la victoire du PSG, le ministre de l’Intérieur a récidivé à propos de l’assassinat d’une surveillante scolaire par un collégien dont il s’avère qu’il est incapable de témoigner la moindre empathie pour une victime choisie au hasard ni la moindre conscience de la gravité de son acte. Comme c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures indignations factices, l’extrême gauche avait dénoncé une obsession “raciste”. Le drame de Nogent a permis à Bruno Retailleau de préciser sa pensée: c’est bel et bien une "société du laxisme" qui a entraîné une " fabrique de barbares ".

    L’une des conséquences les plus effroyables de la décivilisation en cours est que nous ne savons plus qui nous sommes. Et que, ne sachant plus ce qu’est une civilisation, nous ne savons plus la protéger. Nous avons cru, oubliant la leçon des totalitarismes, que la civilisation était un acquis. L’ensauvagement de la France nous réapprend, à nos dépens, que c’est une construction fragile.

    "Celui qui articule mal"

    Quand les Grecs inventèrent le concept de “barbares”, ce n’était pas, comme on dirait aujourd’hui, pour “stigmatiser les étrangers”, mais pour désigner ceux qui étaient étrangers à leur civilisation; et plus encore pour désigner ceux qui étaient étrangers à la civilisation même. Car, avant de parler de “barbare”, les Grecs parlaient de “barbarophone”: c’est-à-dire, nous rappelle Jean-François Mattéi dans la Barbarie intérieure, "celui qui articule mal".

     

     

    Le barbare est celui qui n’est pas assez civilisé pour maîtriser un logos et s’exprime par grognements plutôt que par arguments. Par extension, c’est celui qui ne saura s’exprimer que par la violence, par la destruction, sans même pouvoir en donner les raisons, sans même les connaître. À l’évidence, nous y sommes.

    NOUS SOMMES TOUS DES BARBARES EN PUISSANCE

    Mais puisque le barbare est l’inverse du civilisé, nous sommes tous des barbares en puissance, comme nous le rappelait l’histoire de Victor, ce sauvageon trouvé au XIXe siècle dans les forêts de l’Aveyron, qui, faute de socialisation, était resté à l’état sauvage. Socrate, déjà, disait que seule la dialectique, c’est-à-dire l’usage de la raison, permet à l’homme de s’extraire de son " bourbier barbare " et d’accéder à la lumière du bien.

    Chaque génération a besoin d’être civilisée par l’éducation et la culture, sous la houlette des générations précédentes.

    Simone Weil, elle, voyait la barbarie comme " un caractère permanent et universel de la nature humaine qui se développe plus ou moins selon que les circonstances lui donnent plus ou moins de jeu ". D’où que chaque génération ait besoin d’être civilisée par l’éducation et la culture, sous la houlette des générations précédentes.

    L’APPRENTISSAGE DU NIHILISME

    C’est précisément ce que nous ne faisons plus. Nous scolarisons chaque année des centaines de milliers d’enfants issus de l’immigration, arrachés à leur culture d’origine, à qui nous refusons, amalgamant l’assimilation à un processus d’exclusion, d’offrir la nôtre. À nos propres enfants, nous ne la transmettons pas davantage, tant par la faillite de notre système scolaire que par cette auto-culpabilisation qui nous fait regarder notre propre civilisation comme responsable de tous les maux de la planète.

    OUI, LA CIVILISATION EST UNE CONQUETE DE TOUS LES JOURS.

    Pour toute morale, nous offrons à nos enfants le tri sélectif des ordures et le refus de trier entre les valeurs. Nous les avons privés de tout repère, famille, morale, culture, jusqu’à la stabilité de la société que nous avons sacrifiée au culte du tourbillon de la nouveauté, et nous nous étonnons qu’ils ne comprennent pas même le sens du mot “transgression”. Nous nous sommes résignés à ce qu’ils délaissent cette école d’empathie qu’est la lecture et avons sacralisé comme “culture jeune” ces jeux vidéo qui sont souvent l’apprentissage du nihilisme. Au nom de la modernité, nous les avons abandonnés à l’esclavage des réseaux sociaux.

    Si, heureusement, seule une minorité bascule dans la violence, nous avons bien transformé notre société en une fabrique de la barbarie, et il est aussi imbécile de s’étonner des conséquences que de prétendre les endiguer par une seule politique sécuritaire qui ignorerait le combat civilisationnel. Oui, la civilisation est une conquête de tous les jours. Et les politiques qui ne s’en avisent pas ne sont que des pantins criminels.