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religion - Page 2

  • Noël, partout dans le monde

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    En France, Noël rime avec sapin très joliment décoré, installation de la crèche, distribution des cadeaux, et pour certains d’entre nous encore, un passage obligé à la messe de minuit. Convivialité, famille et gastronomie sont au rendez-vous dans le plupart des foyers, mais ce n’est pas forcément le cas partout dans le monde. Certains pays contrastent radicalement avec notre vision de la magie de Noël.

    Une saint-valentin revisitee au japon

    Pour Muriel Jolivet, japanologue et auteur de Visa pour le Japon, aux éditions Elytis (2025), le réveillon de Noël consiste en un " rendez-vous en amoureux avec dîner dans un grand restaurant, puis souvent une nuit dans un grand hôtel, qui affichent tous complet. Le fait de célébrer Noël comme la Saint-Valentin me semble une réinterprétation étonnante d’une fête religieuse ", dit-elle. Mais " les couples ne s’offrent pas de cadeau à cette occasion, ce qui peut sembler un peu triste ". En revanche pour les familles, " c’est autour du " kurisumasu kêki " (NDLR: fraisier de Noël japonais) qu’a lieu la fête. Les gâteaux se commandent dès octobre. Il faut compter entre 5000 et 6000 yen ( NDLR: équivalent de 27 euros) pour un gâteau, qui est devenu de plus en plus petit ".

    Au-delà de l’aspect romantique qui paraît insolite pour notre vision de la tradition de Noël, l’une des traditions japonaise pour le réveillon serait de dîner… au fast-food KFC. En effet, c’est une bonne journée pour l’entreprise " qui effectue un tiers de ses ventes annuelles à cette occasion. La conversion de la dinde en poulet relève du pragmatisme japonais. Les dindes sont rares, et très peu élevées dans la région Tôhoku et dans la préfecture d’Ishikawa, donc la plupart sont importées et sont trop onéreuses pour la plupart des familles. "

    Finalement, " même si les villes sont en fête (illuminations dans des quartiers connus), cela est hyper simplifié et 50% des Japonais disent qu’ils ne font rien de spécial ce jour-là. Les enfants reçoivent un seul cadeau, et encore, pas toujours, parce qu’ils reçoivent au Nouvel An une petite enveloppe contenant une pièce ou un billet. La grande fête reste celle-ci, qui se prépare par un grand nettoyage de la maison et par une cuisine spéciale nommée " o setchi ryôri " ( NDLR : cuisine traditionnelle japonaise)".

    La légende des 13 Jólasveinar en Islande

    En Islande, les enfants déposent chaque soir, durant les treize jours précédant Noël, une chaussure à leur fenêtre pour y recevoir des Jólasveinar, des petits cadeaux ou, s’ils ont été désobéissants, des pommes de terre. Les Jólasveinar, littéralement " les garçons de Noël", "sont des esprits de la montagne, mi-bouffons, mi-esprits domestiques, dont la christianisation progressive a adouci la nature. On en compte treize, chacun descendant successivement des montagnes pour visiter les foyers durant les treize nuits précédant Noël.  Aucun rapprochement ne saurait être établi avec la figure continentale de Saint-Nicolas ", détaille Grégory Cattaneo, historien médiéviste, résidant en Islande depuis 2005.

    Cependant, en Islande, "la culture internationale exerce une influence croissante : depuis trois ou quatre ans, on observe la présence du personnage américain de l’ " Elf on the Shelf", qui tend à supplanter les facéties des lutins islandais traditionnels dans certaines familles urbaines", analyse-t-il. L’attachement populaire aux traditions de Noël demeure tout de même vif dans le pays. "Les récits, chants et jeux liés à l’Avent sont transmis dans les écoles et les foyers. On n’observe donc pas de véritable "baisse de ferveur", mais plutôt une transposition de ces traditions dans un cadre moderne et touristique, sans que leur ancrage populaire soit réellement affaibli. "

    Enfin, les figures de Grýla, la mère des Jólasveinar, et du Jólaköttur (le chat de Noël) représentent le versant obscur du cycle de Noël islandais. Ces personnages sont les pendants nordiques du Père Fouettard, incarnant la sanction morale dans une société où la survie dépendait de l’obéissance et du travail collectif. Des figures de crainte et de régulation sociale qui pourraient effrayer nos enfants…

    Patinage à roulettes au Venezuela

    Difficile d’imaginer passer le réveillon sous des températures oscillant les 25°, des rollers aux pieds. C’est pourtant bien le cas au Venezuela! Même si Noël est célébré comme une fête religieuse dans le pays, comme dans bon nombre de pays européens, une tradition étonnante contraste avec nos coutumes : " Las patinatas ". Le patinage tient une place très importante les semaines précédant Noël, en particulier dans la capitale Caracas.

    Les habitants, notamment les enfants, se retrouvent pour des soirées de patinage à roulettes, de vélo ou de skateboard et se dirigent ensuite vers l’église pour la messe. " Comme la plupart des festivités ont lieu la veille de Noël et que le climat est tropical, le jour de Noël se passe dehors, avec les voisins et les amis. Beaucoup d’enfants reçoivent des patins, des skateboards, des vélos – bref, tout engin à roues. Quoi de mieux pour profiter de ces cadeaux que de faire la fête dans les rues avec sa communauté? ", s’exclame Alarcón, fondatrice et directrice générale de Pulso, une société de médias dédiée aux histoires latines, dans un article d’Atlas Obscura, paru en 2022. Elle regrette que la tradition ait perdu de sa popularité ces dernières annéees en raison de la hausse de la criminalité, de l’instabilité politique, des problèmes de sécurité alimentaire, notamment.

    Le feu du diable au Guatemala

    Au Guatemala, comme au Venezuela, Noël est un moment de partage très festif. Les traditions de Noël sont issues des coutumes mayas, mais aussi des coutumes catholiques espagnoles. La "Quema del diablo", le feu du diable ou la flambée du diable, marque le 7 décembre le début des fêtes de Noël. Ce rituel de purification consiste pour les Guatémaltèques à brûler dans la rue des effigies du démon en papier mâché dans un objectif de purification, pour symboliquement "brûler le diable" avant le 25 décembre, naissance de Jésus. Certaines confections, remplies de pétards et de feux d’artifices peuvent être d’une taille impressionnantes, et malgré la dimension dramatique, l’ambiance est très festive.

    Le lendemain de ce rituel de purification a lieu la fête de l’Immaculée Conception, qui célèbre la Vierge Marie. Noël au Guatemala renvoie essentiellement à la religion catholique, et repas copieux et cadeaux sont partagés la nuit du 24 au 25 décembre.

  • Questions

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    Pour être juste et ne pas se laisser berner...

    Tuerie de Sydney: et si l’Ahmed n’est pas vraiment le héros qu’on croit

    Le ressortissant syrien Ahmed al Ahmad, musulman chiite de 43 ans, naturalisé australien il y a 3 ans, a été élevé au rang de héros national et international après son intervention contre l’un des deux terroristes qui tiraient sur des juifs réunis pour la fête de la Hanoukka, le 14 décembre sur une plage de Sydney.

    Pourtant, des questionnements s’imposent.

    Ahmed (ou Ahmad) serait resté un inconnu si quelqu’un n’avait pas filmé son intervention puis l’avait postée sur les réseaux sociaux.

    Ahmad ne savait pas qu’il était filmé. Il aurait certainement eu un autre comportement s’il avait su qu’il l’était.

    Le monde entier a donc vu un bonhomme, chemise blanche, grosse corpulence, surgir entre deux voitures, se précipiter sur un individu qui tirait sur la foule, lui enlever son arme et le mettre en joue.

    Dans une telle situation, l’assaillant aurait pu mettre un coup de crosse au tireur pour évacuer le stress de l’intervention. Coup de crosse accompagné de langage fleuri.

    Il mettait le terroriste en joue alors qu’il savait que le fusil était déchargé.

    L’Ahmad, dit-on, "était à quelques mètres de l’un des tireurs qui lui tournait le dos. Il aurait pu rester là en espérant que le terroriste ne le remarque pas. Mais voilà que le terroriste s’arrête de tirer. Et Ahmed de penser qu’il avait vidé son premier chargeur, et que le temps qu’il recharge la bécane, il avait le temps de fondre sur l’homme et le neutraliser".

    Donc, le fusil était déchargé. Le terroriste le savait. Le mettre en joue avec une arme déchargée est ridicule.

    1E QUESTION: QUE SE SONT-ILS DIT?

    Le terroriste aurait-il dit: "Je tire sur des Juifs?".

    On voit l’assaillant se ramollir et laisser partir le terroriste, alors qu’il pouvait le livrer à la police. L’Ahmad n’était pas seul. Celui qui l’accompagnait (apparemment un cousin) aurait pu appeler la police.

    2E QUESTION: POURQUOI L’A-T-IL LAISSE PARTIR?

    Le terroriste "est parti tranquillement rejoindre son complice et est revenu sur place quelques minutes après continuer son travail avec une nouvelle arme".

    L’Ahmed a soustrait un criminel à la justice.

    3E QUESTION: AHMAD HEROS OU COMPLICE?

    L’Ahmad n’a pas arrêté la tuerie alors qu’il le pouvait. Il a laissé le terroriste aller prendre une autre arme et continuer à tirer. Le "héros" présumé peut donc être considéré comme complice de la tuerie.

    On apprend tout d’un coup que le "héros de Bondi Beach" a été hospitalisé puis opéré, qu’il se trouve dans un état stable, mais doit subir de nouvelles opérations. Des opérations pour un bras touché.

    4E QUESTION: A QUEL MOMENT A-T-IL ETE BLESSE?

    On le voit sur un lit d’hôpital avec des pansements au bras gauche et à la main droite. L’" espace " entre les deux membres est intact. Qui lui a tiré dessus? Quand ? Le tireur qu’il a laissé partir? Pourquoi la personne qui filmait ne filme-t-elle plus ou pourquoi ne voit-on pas la suite des événements?

    On apprend que les parents de l’Ahmad étaient à ses côtés.

     "Très âgés, les parents ont expliqué ne pas pouvoir aider leur fils lors de sa convalescence", dit-on". Ils ont donc lancé un appel au Premier ministre australien pour faire venir les deux frères d’Ahmed, de nationalités allemande et russe".

    Une convalescence pour une blessure au bras?

    Une minuscule blessure qui requiert l’arrivée des frères d’Allemagne et de Russie?

    Ça sent le roussi. Un bon roussi.

    UNE DERNIÈRE QUESTION: quand est-ce que, dans l’histoire de l’humanité, un musulman est venu au secours de Juifs?

     

    Messin’Issa

  • Les crèches sont légales dans la République française

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    Des juges politiques rejettent, de leur propre chef, certaines lois pourtant fondamentales. Ils sanctionnent, au nom de la laïcité, des municipalités pour avoir installé des crèches, alors que Noël approche.

    Des libre-penseurs acharnés les saisissent en toute certitude de leur proximité idéologique. Leur athéisme militant les porte à interdire pour les autres ce qu’ils réclament pour eux-mêmes, en affirmant, dans un étonnant paradoxe, agir au nom de la liberté de conscience.

    Ils contestent la présence millénaire de la religion catholique dans la vie des communes et dans le tréfonds de l’âme française. Leur intention est de détruire la source de notre civilisation. Leur acharnement est notoirement sélectif.

    Un bref rappel historique me paraît utile pour éclairer cette affirmation.

    La loi de 1905 a été immédiatement reconnue comme abusive et dangereuse pour l’unité nationale. Elle ne rejetait pourtant pas les grands principes chrétiens. Elle traitait de la seule Église catholique et de son pouvoir d’influence dans le fonctionnement de l’État. Elle fut le fruit d’une commission créée par Émile Combes, alors président du Conseil, ancien séminariste, devenu anticlérical.

    Présidée par Ferdinand Buisson, d’origine protestante, agrégé de philosophie et président de l’Association nationale des libre-penseurs de France. La commission avait comme rapporteur le socialiste Aristide Briand. Briand cultivait la volonté de réconcilier l’Église et l’État en déplorant les conséquences de l’esprit anticlérical qui avaient caractérisé les années du gouvernement d’Émile Combes (1902-1905). Il ne souhaitait pas aller jusqu’à la séparation et entendait promouvoir une évolution prudente pour lutter contre l’influence pesante de l’Église.

    Cette commission était composée de trente-trois membres. Dix-sept députés étaient favorables à la séparation, dont cinq membres dirigeants de l’association nationale des libre-penseurs. Seize membres – à peine un de moins – ne désiraient pas cette rupture, ce qui montre bien l’ambiguïté des attitudes des représentants du peuple face à cette évolution envisagée.

    Le risque était donc grand de déboucher sur un projet de loi extrêmement rigoureux à l’égard de l’Église. Mais Briand et Buisson comprirent qu’il fallait éviter un périlleux affrontement et, qu’en conséquence, le texte devait être modéré. Des religieux furent consultés. Leurs avis, pris en considération, permirent de rallier les dirigeants des milieux catholiques qui sentaient bien que le régime ancien d’intimité entre l’Église et l’État n’était plus tenable.

    Cette loi fut promulguée le 9 décembre 1905. Elle fut très rapidement amendée, car certains aspects suscitèrent de graves troubles dans le pays. Ils furent provoqués par des inventaires qui devaient aboutir à la saisie des biens de l’Église non nécessaires au culte. Devant la gravité des incidents, Clemenceau décida de mettre un terme à ces inventaires. L’application de la loi de 1905, dans son acception première, avait révolté une majeure partie de la population. Elle fut donc suivie d’autres lois et d’un très net retour en arrière sur des aspects essentiels.

    Nul ne peut donc s’y référer.

    En effet les lois de 1907, 1908 et de 1924 ont fondamentalement modifié l’esprit initial.

    La loi du 28 mars 1907 supprima l’obligation de déclaration préalable pour les réunions publiques organisées par l’Église. Environ 30.000 édifices furent mis, gratuitement, à la disposition de l’Église et les sonneries de cloches explicitement autorisées.

    D’une manière générale, la jurisprudence administrative fut amenée à légitimer les manifestations religieuses comme manifestations publiques satisfaisant à des traditions et à des usages, notamment s’agissant des enterrements, des processions et des pèlerinages. Dans l’esprit de cette modification, les crèches, s’inscrivant dans ces usages et coutumes, ne peuvent pas être interdites. Une telle interdiction serait contraire à la loi.

    La loi du 13 avril 1908 confirma la volonté d’apaisement du gouvernement. Les églises se voyaient considérées comme des propriétés communales.

    Cette loi prévoyait également la création de mutualités ecclésiastiques, ce qui signifiait la reconnaissance par l’État du rôle particulier du clergé. Dès le début de la guerre de 14/18 toutes les mises à l’écart de l’Église furent révoquées: "Le monde catholique n’est plus au ban de la République".

    Au sortir de la guerre, qui avait vu l’Union nationale, le gouvernement décida, tout à la fois, de transférer au Panthéon le cœur de Gambetta, illustre fondateur de la République et d’honorer le souvenir de Jeanne d’Arc – sainte Jeanne – en proclamant fête nationale le deuxième dimanche de mai.

    En 1924 un compromis élaboré avec le Vatican, aboutit à la reconnaissance des associations diocésaines, placées sous l’autorité des évêques. Elles reçurent le statut "d’associations cultuelles", dérogatoire au statut des associations de 1901.

    Autrement dit l’organisation de type épiscopal de l’Église catholique était reconnu par la République.

    Le constat est clair, l’État joue son rôle et l’Église, contributrice puissante à la nature de la société française, dispose officiellement du sien. Les deux se reconnaissent au point d’ailleurs que le chef de l’État est co-prince de la catholique Andorre avec l’évêque d’Urgell, chanoine d’honneur de Saint-Jean de Latran, de Saint-Jean de Maurienne, de la cathédrale d’Embrun, de Saint-Julien du Mans, de Saint-Jean de Lyon et de quelques autres lieux dont Saint-Germain-des-Prés.

    Aucun président n’a récusé ces fonctions. Notre République, à son plus haut niveau, est impliquée dans l’Église catholique. N’oublions pas que le président de la République française désigne les évêques des évêchés de Metz et Strasbourg, en vertu du concordat de 1801 toujours en vigueur en Alsace-Moselle. En cela il est un des derniers chefs d’État au monde à disposer d’une telle prérogative.

    Pour résumer cette relation naturelle, il suffit de se souvenir de l’émotion qui a saisi le peuple de France lors de l’incendie de Notre-Dame de Paris. Elle est la cathédrale de tous les vrais Français. Elle est érigée en un symbole national.

    Ces lois sur la laïcité sont donc imprégnées de catholicisme. C’est un fait. Elles fixent des règles que les juges rouges trahissent sans complexe. La loi à laquelle se réfèrent certains, dont quelques juges, est obsolète depuis très longtemps.

    EN VERITE, si nous devions présenter de manière simple les rapports entre l’Église et l’État, nous pourrions dire qu’il existe, de fait, une sorte de partage des responsabilités. À l’État la vie publique, l’organisation de la Nation et sa défense, à l’Église la charge de la vie spirituelle de la Nation dans la liberté de conscience reconnue pour chacun.

    Ces lois modifiant fondamentalement celle de 1905 ne conviennent pas aux idéologues athées, gauchistes et antifrançais. Elles ne sont pas citées non plus dans les discours politiciens où la seule référence évoquée reste la loi obsolète de 1905.

    C’est une fausseté, une ignorance des politiques ou un déni du droit français.

    Je crois, en vérité, qu’il s’agit surtout de lâcheté. Cette loi est depuis près de 120 ans illisible et inapplicable en l’état. En conséquence, se référer à la loi de 1905 dans sa rédaction initiale, en faisant abstraction des considérables modifications qui l’ont suivie au point de créer une collaboration entre l’État et l’Église, est proprement hypocrite.

    Il s’agit d’une falsification. La laïcité, évolution du gallicanisme, négociée avec l’Église, demeure d’inspiration chrétienne.

    Que les libre-penseurs, les juges rouges et les contestataires de la Nation française l’admettent ou non!

    Cependant, ces provocations sur la présence des crèches dans l’espace public, appuyées par des sanctions iniques, présentent l’intérêt de soulever la question de la pertinence de ces lois dans le contexte bouleversé de la population vivant en France aujourd’hui. La laïcité telle que conçue n’est ni l’athéisme ni la neutralité de l’État.

    Ces lois incluent naturellement le protestantisme et le judaïsme dont les relations avec l’État, pour cette religion, sont établies depuis l’Empire. Cette tentative de détournement de la vraie laïcité n’a d’autre explication que l’inquiétude des pouvoirs publics à l’égard de la communauté islamique, installée chez nous en nombre.

    Elle conteste les fondements civilisationnels du peuple français. Elle exige que sa religion conquérante soit reconnue par l’État.

    Ce n’est pas possible.

    Ces lois sur la laïcité, par nature, excluent l’islam. C’est incontestable. Cette idéologie totalitaire à connotation religieuse s’affiche comme une théocratie. Seules les lois tirées du Coran, la charia, s’imposent aux croyants. L’islam privilégie l’oumma à la nation. Il se situe hors du champ d’application de la laïcité imprégnée du catholicisme, et d’ailleurs hors de nos lois. Deux interrogations me viennent à l’esprit; elles sont liées. Ces lois auraient-elles survécu à une Algérie restée française? Ces lois peuvent-elles perdurer avec la présence d’une population émigrée, musulmane, donc étrangère à nos références et hostile à la marque chrétienne de ces lois? L’indépendance de l’Algérie n’a fait que différer de quelques dizaines d’années cette question…

    SELON MOI, TROIS SOLUTIONS SE PRESENTENT.

    La première serait d’abandonner, par une loi nouvelle, cette laïcité qui pourtant demeure un marqueur déterminant de notre société. L’image de la France serait alors fondamentalement transformée.

    La seconde serait de pousser ces populations, que leur religion rend inassimilables, à retourner dans leurs pays d’origine.

    La troisième, enfin, relève de nos évêques. Elle serait de revenir à la mission de conversion donnée par le Christ aux apôtres et reprise par Saint-Paul. Utopie bien sûr!

    Au regard de l’absence de courage de nos politiques, et probablement aussi de nos chefs religieux, je crains surtout que nous nous dirigions vers une guerre interne qui ne sera pas civile, mais de religion.

    LES CRECHES SONT DONC PLEINEMENT LEGALES DANS LES LIEUX PUBLICS. Elles témoignent de l’attachement du peuple français à sa civilisation.

    Je vous souhaite à tous un bon temps de l’Avent.

    Général Henri ROURE

     

    Ils auraient dû aller jusqu’au bout de leur logique en faisant interdire la célébration ostensible de Noël, qui demeure, malgré les outrances commerciales, la commémoration de la naissance de Jésus-Christ.

    Ils devraient en toute équité se pencher sur les envahissantes prières des rues des musulmans et sur la vente dans les grandes surfaces de la nourriture halal. Il est vrai que l’islam se montre comme une totalitarisme religieux dangereux pour qui conteste sa pratique et sa prétention à l’universalité. Mais non… Ces personnages, sectateurs d’une étrange justice, comptent sans aucun doute sur l’ignorance des hommes politiques et sur leur lâcheté pour violer et faire violer, sans aucun scrupule, les lois sur la laïcité.

    Je m’explique ou plutôt je me permets de revenir sur l’origine de la laïcité et sur sa vraie nature.

    En France le déni de Dieu, le Dieu des Chrétiens naturellement, a trouvé un terreau dans la loi sur la laïcité de 1905.

    Or cette loi, en l’état, n’existe plus.

    Un bref rappel historique me paraît utile pour éclairer cette affirmation.

    La loi de 1905 a été immédiatement reconnue comme abusive et dangereuse pour l’unité nationale. Elle ne rejetait pourtant pas les grands principes chrétiens. Elle traitait de la seule Église catholique et de son pouvoir d’influence dans le fonctionnement de l’État. Elle fut le fruit d’une commission créée par Émile Combes, alors président du Conseil, ancien séminariste, devenu anticlérical.

    Présidée par Ferdinand Buisson, d’origine protestante, agrégé de philosophie et président de l’Association nationale des libre-penseurs de France. La commission avait comme rapporteur le socialiste Aristide Briand. Briand cultivait la volonté de réconcilier l’Église et l’État en déplorant les conséquences de l’esprit anticlérical qui avaient caractérisé les années du gouvernement d’Émile Combes (1902-1905). Il ne souhaitait pas aller jusqu’à la séparation et entendait promouvoir une évolution prudente pour lutter contre l’influence pesante de l’Église.

    Cette commission était composée de trente-trois membres. Dix-sept députés étaient favorables à la séparation, dont cinq membres dirigeants de l’association nationale des libre-penseurs. Seize membres – à peine un de moins – ne désiraient pas cette rupture, ce qui montre bien l’ambiguïté des attitudes des représentants du peuple face à cette évolution envisagée.

    Le risque était donc grand de déboucher sur un projet de loi extrêmement rigoureux à l’égard de l’Église. Mais Briand et Buisson comprirent qu’il fallait éviter un périlleux affrontement et, qu’en conséquence, le texte devait être modéré. Des religieux furent consultés. Leurs avis, pris en considération, permirent de rallier les dirigeants des milieux catholiques qui sentaient bien que le régime ancien d’intimité entre l’Église et l’État n’était plus tenable.

    Cette loi fut promulguée le 9 décembre 1905. Elle fut très rapidement amendée, car certains aspects suscitèrent de graves troubles dans le pays. Ils furent provoqués par des inventaires qui devaient aboutir à la saisie des biens de l’Église non nécessaires au culte. Devant la gravité des incidents, Clemenceau décida de mettre un terme à ces inventaires. L’application de la loi de 1905, dans son acception première, avait révolté une majeure partie de la population. Elle fut donc suivie d’autres lois et d’un très net retour en arrière sur des aspects essentiels.

    Nul ne peut donc s’y référer.

    En effet les lois de 1907, 1908 et de 1924 ont fondamentalement modifié l’esprit initial.

    La loi du 28 mars 1907 supprima l’obligation de déclaration préalable pour les réunions publiques organisées par l’Église. Environ 30.000 édifices furent mis, gratuitement, à la disposition de l’Église et les sonneries de cloches explicitement autorisées.

    D’une manière générale, la jurisprudence administrative fut amenée à légitimer les manifestations religieuses comme manifestations publiques satisfaisant à des traditions et à des usages, notamment s’agissant des enterrements, des processions et des pèlerinages. Dans l’esprit de cette modification, les crèches, s’inscrivant dans ces usages et coutumes, ne peuvent pas être interdites. Une telle interdiction serait contraire à la loi.

    La loi du 13 avril 1908 confirma la volonté d’apaisement du gouvernement. Les églises se voyaient considérées comme des propriétés communales.

    Cette loi prévoyait également la création de mutualités ecclésiastiques, ce qui signifiait la reconnaissance par l’État du rôle particulier du clergé. Dès le début de la guerre de 14/18 toutes les mises à l’écart de l’Église furent révoquées: "Le monde catholique n’est plus au ban de la République".

    Au sortir de la guerre, qui avait vu l’Union nationale, le gouvernement décida, tout à la fois, de transférer au Panthéon le cœur de Gambetta, illustre fondateur de la République et d’honorer le souvenir de Jeanne d’Arc – sainte Jeanne – en proclamant fête nationale le deuxième dimanche de mai.

    En 1924 un compromis élaboré avec le Vatican, aboutit à la reconnaissance des associations diocésaines, placées sous l’autorité des évêques. Elles reçurent le statut "d’associations cultuelles", dérogatoire au statut des associations de 1901.

    Autrement dit l’organisation de type épiscopal de l’Église catholique était reconnu par la République.

    Le constat est clair, l’État joue son rôle et l’Église, contributrice puissante à la nature de la société française, dispose officiellement du sien. Les deux se reconnaissent au point d’ailleurs que le chef de l’État est co-prince de la catholique Andorre avec l’évêque d’Urgell, chanoine d’honneur de Saint-Jean de Latran, de Saint-Jean de Maurienne, de la cathédrale d’Embrun, de Saint-Julien du Mans, de Saint-Jean de Lyon et de quelques autres lieux dont Saint-Germain-des-Prés.

    Aucun président n’a récusé ces fonctions. Notre République, à son plus haut niveau, est impliquée dans l’Église catholique. N’oublions pas que le président de la République française désigne les évêques des évêchés de Metz et Strasbourg, en vertu du concordat de 1801 toujours en vigueur en Alsace-Moselle. En cela il est un des derniers chefs d’État au monde à disposer d’une telle prérogative.

    Pour résumer cette relation naturelle, il suffit de se souvenir de l’émotion qui a saisi le peuple de France lors de l’incendie de Notre-Dame de Paris. Elle est la cathédrale de tous les vrais Français. Elle est érigée en un symbole national.

    Ces lois sur la laïcité sont donc imprégnées de catholicisme. C’est un fait. Elles fixent des règles que les juges rouges trahissent sans complexe. La loi à laquelle se réfèrent certains, dont quelques juges, est obsolète depuis très longtemps.

    EN VERITE, si nous devions présenter de manière simple les rapports entre l’Église et l’État, nous pourrions dire qu’il existe, de fait, une sorte de partage des responsabilités. À l’État la vie publique, l’organisation de la Nation et sa défense, à l’Église la charge de la vie spirituelle de la Nation dans la liberté de conscience reconnue pour chacun.

    Ces lois modifiant fondamentalement celle de 1905 ne conviennent pas aux idéologues athées, gauchistes et antifrançais. Elles ne sont pas citées non plus dans les discours politiciens où la seule référence évoquée reste la loi obsolète de 1905.

    C’est une fausseté, une ignorance des politiques ou un déni du droit français.

    Je crois, en vérité, qu’il s’agit surtout de lâcheté. Cette loi est depuis près de 120 ans illisible et inapplicable en l’état. En conséquence, se référer à la loi de 1905 dans sa rédaction initiale, en faisant abstraction des considérables modifications qui l’ont suivie au point de créer une collaboration entre l’État et l’Église, est proprement hypocrite.

    Il s’agit d’une falsification. La laïcité, évolution du gallicanisme, négociée avec l’Église, demeure d’inspiration chrétienne.

    Que les libre-penseurs, les juges rouges et les contestataires de la Nation française l’admettent ou non!

    Cependant, ces provocations sur la présence des crèches dans l’espace public, appuyées par des sanctions iniques, présentent l’intérêt de soulever la question de la pertinence de ces lois dans le contexte bouleversé de la population vivant en France aujourd’hui. La laïcité telle que conçue n’est ni l’athéisme ni la neutralité de l’État.

    Ces lois incluent naturellement le protestantisme et le judaïsme dont les relations avec l’État, pour cette religion, sont établies depuis l’Empire. Cette tentative de détournement de la vraie laïcité n’a d’autre explication que l’inquiétude des pouvoirs publics à l’égard de la communauté islamique, installée chez nous en nombre.

    Elle conteste les fondements civilisationnels du peuple français. Elle exige que sa religion conquérante soit reconnue par l’État.

    Ce n’est pas possible.

    Ces lois sur la laïcité, par nature, excluent l’islam. C’est incontestable. Cette idéologie totalitaire à connotation religieuse s’affiche comme une théocratie. Seules les lois tirées du Coran, la charia, s’imposent aux croyants. L’islam privilégie l’oumma à la nation. Il se situe hors du champ d’application de la laïcité imprégnée du catholicisme, et d’ailleurs hors de nos lois. Deux interrogations me viennent à l’esprit; elles sont liées. Ces lois auraient-elles survécu à une Algérie restée française? Ces lois peuvent-elles perdurer avec la présence d’une population émigrée, musulmane, donc étrangère à nos références et hostile à la marque chrétienne de ces lois? L’indépendance de l’Algérie n’a fait que différer de quelques dizaines d’années cette question…

    SELON MOI, TROIS SOLUTIONS SE PRESENTENT.

    La première serait d’abandonner, par une loi nouvelle, cette laïcité qui pourtant demeure un marqueur déterminant de notre société. L’image de la France serait alors fondamentalement transformée.

    La seconde serait de pousser ces populations, que leur religion rend inassimilables, à retourner dans leurs pays d’origine.

    La troisième, enfin, relève de nos évêques. Elle serait de revenir à la mission de conversion donnée par le Christ aux apôtres et reprise par Saint-Paul. Utopie bien sûr!

    Au regard de l’absence de courage de nos politiques, et probablement aussi de nos chefs religieux, je crains surtout que nous nous dirigions vers une guerre interne qui ne sera pas civile, mais de religion.

    LES CRECHES SONT DONC PLEINEMENT LEGALES DANS LES LIEUX PUBLICS. Elles témoignent de l’attachement du peuple français à sa civilisation.

    Je vous souhaite à tous un bon temps de l’Avent.

    Général Henri ROURE