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Histoire - Page 22

  • La réalité des nations européennes et surtout celle de la France

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    Progressivement depuis plusieurs années, le nom des nations européennes se fait de plus en plus rare dans le discours convenu de certains de nos médias mainstream. On nous parle de l’Europe, ou encore des Européens et de l’Union européenne mais de moins en moins de l’Allemagne, de l’Italie ou de la France.

    Est-ce anodin? Certainement pas. Ce sont des éléments de langage utilisés à dessein pour orienter notre opinion, Or, depuis de Gaulle, le débat pour le choix de l’Europe n’a jamais vraiment eu lieu.

    LES BONDS DE CABRI

    Lors de la campagne présidentielle de 1965, interrogé par le journaliste Michel Droit, de Gaulle donne son point de vue sur la construction européenne avec la faconde qui est la sienne: il se moque notamment de tous ceux qui, comme aujourd’hui, veulent toujours plus d’Europe comme remède universel à tous nos maux et les décrit "faisant des bonds de cabri sur leur chaise en criant l’Europe, l’Europe, l’Europe!".

    Cette image est restée en mémoire et elle résumait tout le problème. D’un côté ceux qui rêvaient de faire les Etats-Unis d’Europe, arguant que l’avenir appartenait au grands ensembles supranationaux (et probablement, même s’ils n’osaient pas encore le dire ouvertement) à un monde unifié libéré de toute frontière car c’était leur véritable objectif, et de l’autre des peuples attachés à leur origine, à leur patrie et surtout à leur souveraineté.

    QU’EST-CE QUE L’EUROPE?

    En mai 2024, juste avant les élections européennes, Julien Barroche fait une bonne synthèse de cette épineuse question: " La construction européenne est incontestablement portée par une logique fédérale, mais cela ne signifie pas nécessairement qu’elle s’achemine à terme vers la forme d’un État fédéral. Présente chez les pères fondateurs de l’Europe, au premier rang desquels Jean Monnet, une telle perspective semble d’ailleurs avoir très vite été abandonnée, du fait notamment de la résistance farouche de certains États. Lorsque Jacques Delors parlait de " fédération d’États-nations " au milieu des années 1990, il indiquait bien l’abandon d’un tel horizon en signifiant que les entités politiques composantes de l’Union n’avaient en rien vocation à disparaître. Par ailleurs, le modèle de l’Europe des États-nations, s’il structure de bout en bout le processus d’intégration, ne rend pas raison de son irréductible spécificité. Il oscille en définitive entre ces deux pôles selon un dosage complexe qui varie en fonction des domaines de compétence – ce que rend assez bien l’expression de Jacques Delors.

    S’ajoute ici une difficulté, qui réside dans le rapport très disparate que les différents États membres, en raison de la pesanteur des traditions nationales et de la diversité des expériences historiques, entretiennent avec la souveraineté. À se reporter à la genèse de la construction européenne, il est frappant de relever le contexte d’hostilité à la souveraineté de l’État dans lequel a été conçu le projet d’intégration. La souveraineté des États aurait conduit au nationalisme, au fascisme et à la guerre. Les empêcher de ressurgir et affermir la paix supposaient censément de dépasser le monde de la souveraineté. Avec ce paradoxe que les pères fondateurs ont pour certains été portés à reproduire au niveau européen le modèle classique de l’État national via la création d’un super État".

    Entre 1965 et 2024, un certain nombre d’événements s’étaient produits sur un plan strictement européen, comme l’adoption du Traité de Maastricht en 1992 (plus fédéraliste, tu meurs!) mais également l’entrée massive dans l’Union européenne d’autres pays notamment situés plus à l’Est et ayant retrouvé leur liberté après l’éclatement de l’URSS en 1991 sans pour autant résoudre la question qui, naturellement, allait se reposer.

    Le Traité constitutionnel, un échec cinglant pour les fédéralistes

    C’est en 2005 que les choses se gâtèrent pour les euro-fédéralistes, notamment en France, mais pas uniquement. Le référendum qui proposait l’adoption d’un traité constitutionnel (constitution européenne qui ne voulait pas dire son nom) rencontra une franche opposition des Français qui votèrent Non à 55%. La logique démocratique aurait dû conduire à l’abandon du  projet. Ce ne fut pas le cas et la façon d’agir des européistes jeta un énorme trouble dans la population française lorsqu’elle découvrit qu’on l’avait bernée. Pourtant les euro-fédéralistes évoluant vers l’Euro-mondialisme ont continué d’avancer leur pions.

    En 2020, Pascal Lamy, qui fait partie de cette élite répondait à la question posée de la façon suivante: "N’y a-t-il pas une influence de votre parcours et de votre expérience de la mondialisation sur cette notion?

    Oui, bien sûr, c’est une longue histoire. Cette intuition m’est venue petit à petit. L’avantage d’avoir commencé dans une école de commerce ou à l’Inspection des finances est d’avoir été vite porté à m’intéresser aux résultats, à ce que produisent les systèmes, aux effets qu’ils ont, plutôt qu’à leurs formes, aussi parfaites soient-elles du point de vue de l’esthétique conceptuelle.

    J’ai été aussi confronté très tôt à l’absence de fonctionnement du système international. J’ai eu le très grand privilège d’être sherpa, très jeune, dans le Groupe des sept (G7), qui constituait déjà une tentative de réponse, mais qui a échoué – tout comme d’ailleurs le G20, qui est aussi dans l’impasse aujourd’hui…

    Ces tentatives cherchaient à dépasser le système diplomatique en établissant des contacts au plus haut niveau, sans les intermédiaires classiques. Les chefs d’État et de gouvernement avaient envie de se débarrasser pour un moment des attributs qu’on leur confère, dans lesquels ils opèrent et ils se sentent corsetés. Mais c’était une menace existentielle pour le système westphalien qui a fini par reprendre le contrôle de ce canal direct de discussion "au coin du feu", comme on disait, entre des grands chefs qui dérangeait les habitudes.

     

    Ces paroles sont assez sidérantes car elles manifestent clairement le peu de cas que l’on fait des peuples et de leur souveraineté. Au moment où elles ont été prononcées, Donald Trump venait de perdre l’élection américaine de 2020 et il est probable que les mondialistes partisans d’un gouvernement mondial  reprenaient alors confiance dans l’avenir de leur projet auquel Trump avait porté de rudes coups. Voici ce qu’écrivait David Rockefeller dans ces mémoires et qui doit être médité:

    " … désormais le monde est préparé pour un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés".

    LA FRANCE DOIT REPRENDRE SON DESTIN EN MAIN

    L’accélération de l’histoire est prodigieuse depuis cinq ans. Les événements se sont succédé à un rythme rapide entre le COVID, la guerre en Ukraine et plus récemment la réélection de Donald Trump. Le monde est en train de changer à une vitesse fulgurante et les pays qui ne s’adapteront pas à cette nouvelle donne en subiront les conséquences. Le monde de 1991 et de la " fin de l’histoire " est en train de disparaître. Le grand projet de gouvernement mondial n’a plus aucun sens aujourd’hui. Les euro-mondialistes ont toujours combattu la vision gaullienne d’une Europe de l’Atlantique à l’Oural alors que le règne globaliste des puissances maritimes est en train de s’estomper au profit d’un autre ordre mondial multipolaire qui est en train de naître et qui va redonner vie aux souverainetés nationales. La question du fédéralisme européen, indispensable dans un monde globalisé, n’a plus de sens aujourd’hui. Remarquons au passage la clairvoyance d’un de Gaulle qui avait entrevu tout cela et s’était efforcé de donner à la France les moyens d’exercer pleinement son rôle de puissance d’équilibre dans ce nouveau monde westphalien.

    Tout semble encore possible, mais il y a un préalable essentiel et incontournable  que de Gaulle évoque dans son discours de Bruneval: " Le jour va venir où, rejetant les jeux stériles et réformant le cadre mal bâti où s’égare la nation et se disqualifie l’État, la masse immense des Français se rassemblera sur la France. "

    Jean Goychman

     

    Précision: les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place.

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  • Déclin des performances scolaires et responsabilité des pédagogues

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    D’après The Epoch Times, et Breizh-Info, les performances scolaires déclinent malgré une dépense accrue au profit de l’Education nationale: 55 milliards d’euros en 2022, contre 46 milliards en 2013. La dépense par élève est passée de 6 470 euros à 7 920 euros. La Cour des comptes estime que le fonctionnement de l’école primaire est " en décalage avec les besoins de l’élève". L’école primaire française accuse un retard préoccupant en matière d’efficacité et d’équité.

    Dans le même temps, le nombre d’élèves a diminué de 6,6%. Des réformes et un discours ministériel ont martelé la priorité au primaire. Le taux d’encadrement a légèrement augmenté. Des milliards ont été injectés dans les dispositifs d’aide individualisée, ou de dédoublement de classe.

    "En dépit d’une augmentation constante ces dix dernières années de la dépense consacrée à l’école primaire (maternelle et élémentaire), le niveau des élèves a suivi une tendance inverse".

    Les résultats des élèves ne se sont pas améliorés. Selon les enquêtes internationales, les élèves français restent à la traîne dans les compétences fondamentales: lecture, mathématiques, compréhension de texte. Les élèves lisent de plus en plus mal. Les fondamentaux ne sont plus acquis en fin de primaire.

    Le redoublement a chuté, en raison des consignes administratives. Les élèves issus des niveaux les plus modestes restent les plus exposés à l’échec scolaire.

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  • Les razzias sarrasines dans le sud de la France ont duré plus de mille ans

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    Il est nécessaire de revenir, une fois de plus, sur les razzias barbaresques exercées sur les côtes de Méditerranée car cette période est mal connue et surtout cachée presque systématiquement par le club des gens "qui pensent bien".

    Souvent on s’imagine qu’après la libération de l’évêque Mayeul, kidnappé par les Sarrasins et libéré par Guillaume de Provence après la bataille de Tourtour en 973, les Sarrasins avaient définitivement cessé de nuire. Rien n’est plus faux. Ils ont été chassés de France, mais n’ont cessé de revenir pirater, razzier, piller le pays. Jusqu’en 1830, date de notre arrivée à Alger.

    Donc 1100 ans de présence sur nos terres, de 704 date de la première razzia, en Corse, jusqu’en 1830.

    Car certains pensent aussi que les razzias ont arrêté 250 années après Tourtour. Mauvaise lecture de l’histoire? Volonté de la maquiller? Ou naïveté?

    On nous parle de Toulon et on dit généralement que la ville a été pillée deux fois au XIIe siècle. C’est faux. Elle a été pillée en 1119, 1148, 1176, 1178 au XIIe siècle, donc quatre fois. Sans parler des autres siècles. Chaque fois, les Sarrasins emmenaient 300 habitants et tuaient les autres. Et avant de partir, ils mettaient le feu à la ville, ne laissant derrière eux que des ruines fumantes. Et ce, jusqu’à ce qu’à la fin du XIVe siècle la ville soit fortifiée.

    Les hommes étaient emmenés à Alger au bagne, pour servir comme ouvriers et menaient une vie très dure. On leur écrasait les testicules, pour éviter qu’ils puissent avoir des enfants. Les femmes devenaient servantes, esclaves sexuelles.

    Un épisode de l’histoire de Toulon n’est pas connu. On n’en parle pas. C’est lorsque François Ier a conclu une alliance avec Barberousse contre Charles Quint, en 1543. Barberousse est venu à Toulon avec deux cents bâtiments dont 110 galères; cette armée était entièrement nourrie par la ville de Toulon.

    Les Toulonnais ont dû partir, abandonnant leurs biens aux Turcs, sous peine d’être pendus. Les Turcs traitèrent la ville comme un pays conquis par eux, c’est-à-dire très mal. Quand ils se retirèrent au bout de six mois, en mars 1544, tout était ruiné.

    La cathédrale de Toulon avait été convertie en mosquée. Interrogé à ce sujet, l’ancien évêque de Toulon, Mgr Rey (injustement démis de ses fonctions par François) l’ignorait.

    Toulonnais, le Chevalier Paul, qui a donné son nom à une rue, a été chargé par Louis XIV de détruire les Barbaresques. Il écrivit au roi: "Pour couper la racine de cette abominable canaille… ", il faut aller à Alger.

    On comprend mieux pourquoi une large bande côtière en Italie du sud était déserte ou désertée. La côte d’azur en France ne s’est développée qu’après 1830. Les petits ports de pêche étaient réduits à leur plus simple expression. Les villages étaient construits sur des pitons rocheux, si possible tournant le dos à la mer, et fortifiés, et ce sur tout le pourtour de la Méditerranée. J’ai visité dans les Cyclades une petite île du nom de Folegandros. À l’époque, on ne voyait rien de la mer. Et si les Sarrasins revenaient?…

    Même loin à l’intérieur des terres les Sarrasins arrivaient à sévir.

    Autour de Toulon, quand on va lire les archives municipales, tous les villages ont connu des razzias. À Sanary en 1610, on raconte que les Sarrasins ont envahi le domaine de Lançon. Les parents s’étaient absentés en y laissant leurs sept fils. Ils se battirent vaillamment mais furent tous tués. Une chapelle est construite sur l’emplacement, la chapelle d’Espaime car la maman s’est pâmée en découvrant l’horreur.

    Et chaque ville, chaque village de Provence est marqué par ces attaques sanguinaires. De Nice à Marseille. À Saint-Tropez aussi on raconte d’horribles histoires.

    Très rapidement, les consuls tinrent des listes de personnes kidnappées et rassemblèrent de l’argent pour racheter les prisonniers. Mais parfois ils étaient si pauvres qu’ils n’y arrivaient pas. Des congrégations religieuses se créèrent pour faire ce rachat, les Trinitaires et les Mercédères, entre autres.

     

    En 1685, par exemple, 30 000 livres ont été dépensées pour faire 37 rachats. Une autre année, un Sarrasin a été acheté 25 écus pour être prêt à Marseille à être échangé contre un prisonnier. Parfois l’argent arrivait trop tard, le prisonnier était mort au bagne.

    Il est bien connu que Cervantès, captif cinq années à Alger, de 1575 à 1580, a été enlevé et libéré par rachat. Cervantès a été racheté après mille aventures, dont la trahison d’un père dominicain qui a dénoncé son projet d’évasion, pour la somme de 500 pièces d’or. Vincent de Paul a été esclave à Tunis en 1657. Il a réussi à s’échapper.

    Enfant j’habitais Paris mais je passais toutes mes grandes vacances en Provence. Je jouais avec une voisine, et au milieu d’un jeu elle criait de manière stridente: "Maure à la Côte"! Et nous devions courir à toutes jambes loin et longtemps. On ne devait réapparaître que lorsque tout danger était écarté!

    Il est clair que ce jeu existait depuis la nuit des temps, pour apprendre aux enfants à se cacher efficacement. D’ailleurs les adultes aussi dès que le guetteur avait poussé son cri de la Tour Sarrasine (omniprésente et faite pour guetter et cela aussi est occulté par la doxa) devaient tout lâcher et aller se cacher.

    Il y a quelques années au Portugal lors d’une réunion politique, un plaisantin a crié en portugais "Maure à la Côte"! Et la salle s’est vidée en un clin d’œil. Preuve que les Maures étaient encore craints, dans l’inconscient collectif.

    Ces histoires de razzias ont été transmises dans les familles. Elles sont restées dans les histoires locales. Et aussi dans la tradition orale, plus forte que tous les programmes scolaires qui cachent la vérité volontairement.

    Et même après 1830: les pilotes de l’aéropostale étaient régulièrement faits prisonniers et réduits en esclavage par la tribu arabe des Reguibats. Saint-Exupéry en 1928, Mermoz en 1926. Ils furent ensuite rachetés par leur entreprise.

    Comme quoi avec les auteurs de razzias il faut toujours et encore se méfier. Ils peuvent toujours recommencer.

    Et ce sont les Blancs qui, dans l’histoire, ont été le plus réduits en esclavage.

    Sophie Durand

     

    DÉSORMAIS JE SAIS POURQUOI MON AVERSION "INTUITIVE"

    En fait, on doit dire le mot: "atavisme"… des choses qui remontent de l'inconscient (généalogique)

    Ma famille maternelle vient de l'Aude, de temps immémoriaux.

    Du côté paternel, ma famille est émigrée d'Espagne depuis 1915

    Donc, je ne me suis pas trompée en prenant mon adhésion à un certain parti de "reconquista".

    Vers 1540, les rois d'Espagne ont engagé la "Reconquista" pour débarrasser leur pays des Sarrasins.