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  • Le discours de Vance, qui a humilié les dictateurs à migrants de l’UE

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    L’une des choses dont je voulais parler aujourd’hui, c’est bien sûr nos valeurs communes. Et, vous savez, c’est formidable d’être de retour en Allemagne. Comme vous l’avez entendu tout à l’heure, j’étais ici l’année dernière en tant que sénateur des États-Unis. J’ai vu le ministre des Affaires étrangères David Lammy, et j’ai plaisanté en disant que nous avions tous les deux des emplois différents l’année dernière de ceux que nous avons maintenant. Mais il est maintenant temps pour tous nos pays, pour nous tous qui avons eu la chance de se voir confier un pouvoir politique par nos peuples respectifs, de l’utiliser à bon escient pour améliorer leur vie.

    Et je tiens à dire que j’ai eu la chance, au cours de mon séjour ici, de passer un peu de temps en dehors des murs de cette conférence au cours des dernières 24 heures, et j’ai été très impressionné par l’hospitalité des gens, même, bien sûr, alors qu’ils sont encore sous le choc de l’horrible attentat d’hier. Et la première fois que je suis venu à Munich, c’était avec ma femme, en fait, qui est ici avec moi aujourd’hui, pour un voyage personnel. J’ai toujours aimé la ville de Munich et j’ai toujours aimé ses habitants.

    Je tiens simplement à dire que nous sommes très émus et que nos pensées et nos prières vont à Munich et à toutes les personnes touchées par le mal infligé à cette belle communauté. Nous pensons à vous, nous prions pour vous et nous vous soutiendrons certainement dans les jours et les semaines à venir.

    Nous sommes réunis ici, bien sûr, pour discuter de sécurité. Et nous entendons généralement par là les menaces qui pèsent sur notre sécurité extérieure. Je vois de nombreux grands chefs militaires rassemblés ici aujourd’hui. Mais si l’administration Trump est très préoccupée par la sécurité européenne et croit que nous pouvons parvenir à un règlement raisonnable entre la Russie et l’Ukraine, et si nous pensons également qu’il est important que l’Europe prenne des mesures importantes dans les années à venir pour assurer sa propre défense, la menace qui m’inquiète le plus vis-à-vis de l’Europe n’est pas la Russie, ni la Chine, ni aucun autre acteur extérieur. Ce qui m’inquiète, c’est la menace intérieure. Le recul de l’Europe par rapport à certaines de ses valeurs les plus fondamentales: des valeurs partagées avec les États-Unis d’Amérique.

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  • L’idéologie du genre, une réalité fabriquée par des idéologues progressistes

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    Jeudi 28 novembre 2024, en marge d’un déplacement à Marcq-en-Baroeul, dans la banlieue de Lille, Anne Genetet, ministre de l’Éducation de l"'époque!! est interrogée sur le futur programme d’éducation sexuelle, qui, dans sa version actuelle, comporte 17 références au concept d’identité de genre, c’est-à-dire l’expression intime et personnelle de son genre, profondément vécue par chacun. L’identité de genre est déconnectée du sexe assigné à la naissance, voire réassignée par un traitement chirurgical dans le cas des transsexuels. Anne Genetet martèle le refrain des militants woke: "La théorie du genre, ça n’existe pas".

    Avant elle, Najat Vallaud-Belkacem avait déjà nié l’évidence. 6 juin 2013, en tant que ministre du Droit des femmes: " La théorie du genre, je ne connais pas. Ce que nous voulons introduire, c’est un apprentissage de l’égalité entre garçons et filles".

    1er septembre 2014, en tant que ministre de l’Éducation: "La théorie du genre, ça n’existe pas. Je ne sais pas ce que ça veut dire. N’adoptons pas les mots de ceux qui par la rumeur et la manipulation cherchent à déstabiliser l’école".

    7 octobre 2016: "La théorie du genre, ça n’existe pas, ça n’existe pas. En tout cas, je ne l’ai jamais rencontrée".

    La théorie du genre se fonde sur cette thèse. L’identité sexuelle est avant tout une construction sociale. Les deux genres, l’homme et la femme, ne sont pas des réalités naturelles, ayant leurs racines dans la nature, mais sont une invention destinée à enfermer la femme dans un rôle figé. Il faut s’affranchir des considérations biologiques et anatomiques qui briment les individus.

    La différence sexuelle, la division sexuée de l’humanité, serait une construction strictement historique, sans fondement dans la nature, une mystification censée justifier l’asservissement des femmes. Le masculin et le féminin seraient de pures constructions sociales, des dispositifs idéologiques coercitifs assignant aux individus un sexe pour mieux les contrôler et les discipliner.

    Les catégories sociales et identitaires assignent à chacun une identité selon son sexe biologique.

    Ces catégories sociales, arbitraires, sans raison d’être, enferment l’individu dans un univers de possibles restreints, l’empêchent de s’inventer en pleine liberté.

    L’humanité, dans sa vérité originelle, serait indifférenciée, comme l’androgyne. Il faut revenir à cette humanité indifférenciée.

    Selon la théorie du genre, on peut faire le choix d’être homme ou femme. Le sexe biologique serait négligeable, il n’y aurait pas d’éternel féminin, pas d’éternel masculin.

    Bérénice Levet, philosophe et essayiste française, née en 1971, souligne: " L’identité sexuelle n’est plus un "donné", mais une expérience purement subjective". Il faut libérer l’être humain de l’assignation sexuelle, lui donner la possibilité d’expérimenter tous les possibles, comme s’il pouvait naître de sa propre volonté, comme s’il était délivré de l’héritage et du donné.

    Le féminin comme le masculin n’existent pas. La théorie du genre doit les déconstruire et les démystifier. La masculinité et la féminité relèvent de l’illusion. Il faut tout transgresser pour déconstruire ces catégories. D’où la fascination pour l’androgyne qui fait éclater ces catégories et qui apparaît à la manière d’une créature plus évoluée, transcendant la division sexuelle et la fracture entre l’homme et la femme. L’androgyne serait délivré.

    Depuis les années 1950, les études de genre se radicalisent et conduisent à la théorie du genre.

    Avant de devenir un concept majeur des féministes américaines, la notion de genre s’est forgée et imposée dans un contexte médical. Les médecins californiens travaillent sur la question. En 1955, John Money, psychologue et sexologue, spécialisé dans les cas d’hermaphrodisme ou d’intersexualité (1921-2006), est le premier à utiliser le terme de "genre".

    Alfred Kinsey, professeur d’entomologie et de zoologie (1894-1956), publie deux études sur le comportement sexuel des hommes en 1948 et des femmes en 1953. Son but affiché est de supplanter "l’ère chrétienne de procréation" en un paradis où tout est permis pour les bi, gays, pédophiles, normaliser les comportements considérés comme inacceptables, la sodomie, l’inceste, la pédophilie, la bestialité… Les programmes d’éducation sexuelle se fondent sur la philosophie sexuelle de Kinsey.

    Robert Stoller, psychiatre et psychanalyste américain (1924-1991), participe aussi à la théorisation et à la consécration de la notion de gender. Il reprend le mot "genre" en l’accolant au mot identité: "L’identité de genre à propos des transsexuels ne correspond pas forcément à l’identité de sexe".

    "L’identité de genre est essentiellement apprise".

    Ainsi, la problématique du genre naît avec ces médecins, John Money, Alfred Kinsey, Robert Stoller. À partir des troubles de l’identification de sexe ou de genre, à partir de ces cas pathologiques marginaux, des conclusions censées être universelles sont tirées. L’exception fondera la règle. Les partisans du genre reviennent toujours à ces exemples pour faire sauter la norme.

    À partir des années 1970, la notion de genre est introduite dans le champ des études féministes. Les études de genre apparaissent sur les campus américains.

    Mais le rôle de la France dans l’histoire du gender est essentiel. La scission nature-culture trouve sa première formulation philosophique chez Simone de Beauvoir (1908-1986). Elle prend le parti du néant contre l’être, elle soustrait les femmes à l’empire de la nature. La formule "on ne naît pas femme, on le devient" est comprise comme une émancipation à l’égard de la nature.

    L’entreprise post-moderniste de déconstruction est initiée par des philosophes français, Jacques Derrida, Michel Foucault, Jacques Lacan, Roland Barthes, Gilles Deleuze. Le discours crée le réel, c’est par le discours que les choses existent, ou n’existent pas. En conséquence, déconstruire signifie d’abord déconstruire ces récits, substituer un discours à un autre discours.

    Le genre étend au sexe son entreprise de déconstruction. La différence des sexes est traditionnellement fondée en nature. Le genre fait apparaître cette différence des sexes comme un artifice façonné par les discours. Il n’y a ni femme, ni homme, il n’y a que des discours sur le masculin et le féminin.

    Les théoriciennes du féminisme s’impliquent dans la lutte: Monique Wittig, Luce Irigaray, Julia Kristeva, Hélène Cixous, Anne Okley. Puisque ce n’est pas la biologie qui fait d’un enfant un garçon ou une fille, il est légitime de déconstruire ces normes sociales. La déconstruction des normes sociales va être tout le travail de la théorie du genre. Les études de genre s’inscrivent dans le cadre d’un féminisme libéral, mais certains ont des attentes déçues. C’est alors qu’intervient le féminisme radical.

    À partir des années 1980, la théorie du genre se consolide sous l’impulsion des féministes américaines qui ont lu leurs consœurs françaises.

    Judith Butler, philosophe et idéologue des politiques gays et lesbiennes, née en 1956, popularise la théorie du genre. Avec Judith Butler, le genre propose de brouiller les catégories du masculin et du féminin. Après avoir semé le trouble dans le genre, elle nous incite à le défaire. Les rôles sexués n’étant plus distribués par la nature deviennent parfaitement interchangeables. Judith Butler et ses séides, ses adeptes, exaltent la fluidité, l’accessibilité et la mobilité des identités.

    Chacun est affranchi des concrétions, des formations de l’histoire, chacun est rendu à soi-même.

    Chacun devrait se découvrir une multiplicité de désirs, d’identités.

    Le genre ambitionne de nous soustraire à un confinement dans une identité sexuée et sexuelle. La dénaturation des identités et des sexualités doit rendre à chacun un ensemble de possibles que les écrits naturalisants auraient étouffés.

    Dans les années 1990, la théorie "queer", encore plus radicale s’impose aux États-Unis. En 1990, Teresa de Laurentis, italienne née en 1938 et établie en Californie, invente la théorie queer.

    Ce terme queer signifie louche, tordu, hors-norme, en argot tapette, une praxis, une activité humaine visant à modifier les rapports sociaux. Cette praxis s’inscrit dans la déconstruction du système sexe-genre.

    L’expression "théorie queer ", endossée avec fierté, représente le fer de lance de la théorie du genre. Dans son ouvrage "Pour un féminisme de la subversion", Judith Butler propose le travestissement de notre vérité à tous: " Il révèle la structure imitative du genre lui-même. Le drag (travesti) manifeste ce que nous voudrions oublier, ou ce que nous tentons d’occulter: hommes ou femmes, hétérosexuels ou pas, que nous soyons plus ou moins conformes aux normes de genre et de sexualité, nous devons jouer notre rôle, tant bien que mal, et c’est le jeu du travesti qui nous le fait comprendre".

    Le travesti emprunte nos codes vestimentaires, nos attitudes, nos gestes. Il ne copie pas un modèle original puisqu’il n’y en a pas. Le genre, l’identité sexuée est toujours parodie, imitation, singerie. Ainsi, le travesti mettrait en lumière cette vérité universelle: le caractère performatif de notre identité sexuée.

    Les théoriciens queer dénoncent " l’hétérosexisme " des discours sur la différence. Ils critiquent l’idée préconçue d’un déterminisme génétique de la différence sexuelle. La théorie queer entreprend donc la déconstruction de la représentation stéréotypée du corps sexué véhiculée par la société. Selon Monique Wittig " il faut détruire politiquement, philosophiquement et symboliquement les catégories d’homme et de femme. Il n’y pas de sexe, c’est l’oppression qui crée le sexe et non l’inverse".

    Le queer déconstruit l’identité de toute personne humaine en vue de se reconstruire à partir du seul choix individuel. Le terme queer inclut les paraphilies, sexualités marginalisées, déviantes.

    De la radicalité, le mouvement queer accède peu à peu à la reconnaissance institutionnelle sous la pression des lobbies. La théorie du genre est imposée du sommet vers le bas.

    Le processus officiel démarre vers 1980, mis en place par l’ONU. La CEDAW, Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, est adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 18 décembre 1979. Elle entre en vigueur en tant que traité international le 3 septembre 1981.

    Elle est signée en France le 17 juin 1980, ratifiée, approuvée, entérinée le 14 décembre 1983.

    Le genre est contenu dans cette Convention, n’est pas activé tout de suite. Mais une partie du budget est destinée à l’égalité homme-femme, à la mise en place du genre. La France est obligée d’installer une politique du genre dans tous les domaines, à tous les niveaux, donc de dépenser de l’argent pour ça.

    La promotion de la théorie du genre est ratifiée par l’ONU lors de la conférence de Pékin en 1995.

    Depuis cette date, un programme mondial est promu à toutes les sauces.

    À l’occasion de ce sommet, le mot " gender " apparaît pour la première fois dans un texte officiel.

    Curieusement, la traduction française du compte-rendu de la conférence se montre peu bavarde sur les questions de genre.

    En 2000, une directive de l’Union européenne reconnaît l’orientation sexuelle comme critère de discrimination. L’orientation sexuelle concerne les préférences sexuelles d’une personne. Elle désigne les désirs amoureux d’une personne: hétérosexualité, homosexualité, bisexualité, transsexualité. Elle fait partie de la sphère privée.

    En 2009, un rapport parlementaire européen introduit l’idée de discriminations fondées sur l’identité de genre.

    En 2011, par la Convention d’Istanbul, le Conseil de l’Europe impose des politiques sensibles au genre.

    En 2013, le document polémique de l’OMS, intitulé " Standards pour l’éducation sexuelle en Europe " est sur le même créneau.

    En France, la transmission pédagogique de la théorie du genre commence en 2010. L’Institut d’études politiques décide d’enseigner la théorie du genre à ses élèves.

    30 septembre 2010, la circulaire du ministère de l’Éducation nationale dirigée par Luc Chatel fixe le contenu du programme de Sciences et Vie de la terre en classe de première. Elle indique que le nouveau programme de sciences comportait un chapitre intitulé " Devenir homme ou femme".

    L’enseignant devait en profiter pour expliquer que les préférences sexuelles relevaient de la sphère privée. Un bon moyen de faire découvrir aux adolescents les subtilités de l’orientation sexuelle. Les éditeurs ont interprété cet intitulé comme se rapportant à la théorie du genre.

    Ensuite, avec Vincent Peillon, Benoît Hamon, Najat Vallaud-Belkacem, Jean-Michel Blanquer, Pap Ndiaye, Gabriel Attal, Amélie Oudéa-Castera, Nicole Belloubet, Anne Genetet, la théorie du genre est enseignée dans toutes les écoles et tous les établissements scolaires.

    La théorie du genre n’est pas un fantasme inventé par ses opposants. Au contraire, l’expression de " théorie du genre " fut forgée successivement par des médecins, des universitaires, des pédagogues et des militants favorables à cette idéologie.

    Par exemple, en 2009, dans son livre Le sexe politique, Éric Fassin, sociologue français, né en 1959, revendique cette expression: "La théorie du genre ne peut faire l’économie d’un retour référent sur son histoire…".

    Des associations agréées par le ministère concourent également à la diffusion de la théorie du genre. Ainsi, le Planning familial publie des documents militants à l’attention des adolescents. Des intervenants extérieurs s’immiscent dans l’école, au collège, au lycée, pour initier les enfants.

    Élaborée par des sociologues et des anthropologues, la théorie du genre est une doctrine philosophique. En tant que telle, elle s’appuie sur divers courants de pensée philosophiques et sur divers arguments. Toutes ces sensibilités ont des points communs: la promesse du bonheur, bonheur basé l’hédonisme et la dépravation, l’assurance d’un avenir radieux, la croyance au sens de l’histoire ou progressisme.

    La théorie du genre, outil idéologique, s’insinue dans l’Éducation Nationale. La promotion de la théorie du genre est bien une idée proposée par les hautes sphères de la pyramide du pouvoir. Et nos dirigeants s’évertuent à mettre en marche cette partie de l’agenda mondialiste. Nier cette évidence relève d’un mensonge éhonté. Les gens qui nous gouvernent ont bien assimilé la culture de la duplicité et de la tromperie.

    Jean Saunier

    P.S. On parle de théorie du genre, mais on ne peut parler que de théorie scientifique. Or, la "théorie du genre" n’a rien de scientifique. Il est préférable d’évoquer l’idéologie du genre.

    P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLR)

  • La résistance de Narges Mohammadi contre le voile et les mollahs

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    Narges Mohammadi est une militante iranienne des droits humains et militante contre la peine de mort en Iran. Arrêtée pour la première fois en 1998, depuis elle a passé la majeure partie de sa vie en prison. Elle a 52 ans.

    Narges Mohammadi lutte depuis 25 ans contre le voile islamique.

    En septembre 2023, elle brûle son hijab pour marquer l’anniversaire de la mort de Mahsa Amini, cette jeune fille battue à mort parce qu’elle ne portait pas bien son foulard.

    Le 6 octobre 2023, elle reçoit le prix Nobel de la paix. Elle ne peut pas se rendre à Oslo mais ce sont ses fils jumeaux de 17 ans qui lisent son discours, devant son fauteuil vide. Dans ce discours elle affirme son combat pour la liberté, et contre "ce régime religieux tyrannique et misogyne qui l’enferme derrière les hauts murs froids d’une prison".

    En mars 2024, elle appelle à criminaliser "l’apartheid de genre" et dénonce une "ségrégation systématique et institutionnalisée à l’égard des femmes en Iran".

    Tout récemment, elle est battue par ses gardiens de prison, car elle proteste contre une série d’exécutions de femmes. Elle fait alors une crise cardiaque qui entraîne son hospitalisation d’urgence. Sa famille craint pour sa vie.

    Narges Mohammadi a fait du quartier des femmes de la prison d’Evin à Téhéran un bastion de la résistance des femmes aux mollahs sanguinaires. La prison n’a pas réussi à la faire taire.

    Malgré les tortures au sein même de la prison, les brimades sexuelles, les exécutions. Les femmes luttent pour se faire entendre, luttent pour avoir par exemple des livres, et arrivent même à organiser des moments festifs.

    Narges Mohammadi vient de connaître une période de liberté : elle a été libérée trois semaines vers la mi-décembre, pour raisons de santé. Mais c’est au moins trois mois qu’il lui faudrait, pour se remettre de soins insuffisants.

    Ces soins à la suite d’une tumeur à la jambe ont pris du retard, car Narges Mohammadi a refusé d’être transférée aux conditions requises par les mollahs : elle devait porter le voile.

    De ces trois semaines de liberté, elle n’en a pas profité pour faire la fête, ni pour se reposer ! Elle a accordé des entretiens au Monde, au Figaro, au magazine Elle, et à ses compatriotes, dans lesquels elle répète sans relâche qu’elle est contre le port obligatoire du voile, contre la peine de mort, contre le système de détention qui pratique la torture en Iran et pour le mouvement Femme, vie, liberté.

    Au Figaro qui lui demande pourquoi le voile obsède autant le pouvoir iranien, elle répond : "Le voile obligatoire a toujours été un outil efficace au service des régimes religieux afin d’instaurer la soumission et de perpétuer la répression dans la société".

    Elle ajoute: "Une société dont la moitié de la population est soumise au pouvoir d’un Etat religieux par le biais du hijab obligatoire a un lien intrinsèque avec la servilité".

    Elle le martèle: "Le face à face musclé du régime avec les femmes au sujet du hijab ne concerne pas uniquement un code vestimentaire ou je ne sais quelle prescription religieuse mais a pour but leur assujettissement et la pérennisation de la dictature religieuse".

    Et enfin: "Il faut criminaliser l’apartheid de genre pratiqué en Iran contre les femmes".

    Comme c’est bien dit!

    Et comme on aimerait que nos pseudo-féministes françaises comprennent enfin que par leur attitude pro-islam et pro-immigration forcenée, elles soutiennent l’avènement en France de cette horrible dictature islamique misogyne qui les brisera totalement si elle est au pouvoir un jour, en France.

    La République islamique, dit aussi Narges, "viole sans aucun scrupule les droits humains et les droits des femmes. Elle est intrinsèquement incapable d’assumer la liberté, la démocratie, l’égalité des droits".

    Narges Mohammadi a malgré tout de l’espoir, dit son avocat Chirine Ardakani à France-info. Car depuis quelques années la population devant les tortures, la répression épouvantable, les pendaisons qui continuent, ne croit plus en la République islamique. Ce régime totalitaire finira bien par s’effondrer.

    Ce qui se passe en Iran nous regarde absolument, contrairement à ce que pensent certains égoïstes n’ayant aucune vision. Ce qui se passe en Afghanistan, aussi. En Syrie, également. Car il y a en France ce qu’on peut appeler des forces du mal, que beaucoup refusent de voir, qui aimeraient instaurer ce genre de régime chez nous.

    Pour pasticher des paroles célèbres, le voile est un étendard, et certaines traditions sont des marqueurs. Ajoutons que le bazar importé par des migrants envoyés exprès, dont certains utilisent l’intifada, les viols et les égorgements, est en quelque sorte leur moyen d’action pour préparer notre effondrement, la tyrannie, notre remplacement et notre avilissement.

    Nous devons résister à ces forces du mal et, tout simplement, rester la France.

    Sophie Durand