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Histoire - Page 19

  • L’Orient fantasmé de Mélenchon à l’épreuve des faits historiques

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    Mercredi 18 Juin 2025. Lors d’une conférence de presse sur la situation au Proche-Orient, Jean-Luc Mélenchon compare les pays arabes et les Francs pendant le Moyen Age.

    Ceux qui " regardent le monde arabe comme étant obscurantiste, c’est qu’ils ne le connaissent pas … la longue histoire, ce n’est pas que pour nous les Français, avec le roi Dagobert qui mettait sa culotte à l’envers … Les autres (les pays arabes) la mettaient l’endroit et inventaient les maths. Donc disons qu’il y avait une différence de niveau …

    A chaque fois que je dis ça, j’ai droit à des commentaires de fachos qui déplorent que " Mélenchon vient encore nous dire que c’est l’Orient qui nous a instruits ". Je le dis non pas parce que j’en ai envie, mais parce que c’est un fait … C’est lui (Saladin) qui vous appris comment on faisait les vitraux et qui vous a appris les maths ".

     

    Mélenchon, en bon mondialiste cosmopolite, multiculturaliste, soutient cette thèse: l’origine arabe de la civilisation musulmane, et son influence sur la civilisation occidentale, les racines islamiques de la civilisation occidentale. En fait, de nombreux éléments de la civilisation arabo-musulmane sont empruntés aux peuples conquis, convertis ou assujettis.

    Les architectes arabes ont conçu des bâtiments défiant les lois de la pesanteur avec de nombreux dômes et voûtes dans les lignes, une forme parabolique au lieu d’une forme sphérique dans les structures. Les progrès scientifiques nécessaires à des réalisations sont fréquemment attribués aux Arabes.

    Pourtant, cette percée architecturale fondamentale a été faite par les Assyriens, plus de 1 300 ans auparavant, comme les sources archéologiques le démontrent.

    Sainte-Sophie de Constantinople a été inaugurée en 537. Elle se caractérise par une gigantesque coupole de 56 m de hauteur et de 32 m de diamètre. Elle est transformée en mosquée en 1453. Elle représentait un défi architectural pour les Musulmans. Plusieurs architectes musulmans furent exécutés pour ne pas avoir réussi à égaler Sainte-Sophie.

    Koca Mimar Sinan (1491-1588), un janissaire d’origine chrétienne, converti de force à l’Islam, soldat d’élite, plus grand architecte musulman, écrit dans ses mémoires:

    "Les architectes de quelque importance en pays chrétiens se prétendent bien supérieurs aux Musulmans, parce que ceux-ci n’ont jamais rien réalisé qui puisse se comparer à la coupole de Sainte-Sophie. Grâce à l’aide du Tout-Puissant et à la faveur du Sultan, j’ai néanmoins réussi à bâtir, pour la mosquée du Sultan Sélim une coupole dépassant celle de Sainte-Sophie de quatre aunes pour le diamètre et de six pour la hauteur ".

    En réalité, Koca Mimar Sinan se trompe (volontairement) dans ces dimensions. De plus, il atteint ce résultat en insérant d’inesthétiques barres de fer horizontales dans le creux des arcades des demi-coupoles latérales, afin de neutraliser les poussées latérales provoquées par la grande coupole. La mosquée de Sélim à Edirne en Turquie, est construite entre 1568 et 1574, plus d’un millénaire après Sainte-Sophie.

    On nous raconte que les mathématiciens arabes ont créé l’algèbre et les algorithmes qui ont permis l’avènement de l’informatique. Pour Mélenchon, Saladin (1137-1193), nous a appris les mathématiques.

    Non, les bases fondamentales des mathématiques modernes sont établies des centaines d’années avant l’Islam, par les Assyriens (Assyrie, ancienne région du Nord de la Mésopotamie, royaume puissant au IIè millénaire avant Jésus-Christ), et les Babyloniens (Babylone, capitale de la Mésopotamie, actuel Irak).

    Assyriens et Babyloniens connaissent déjà le concept de zéro, le théorème de Pythagore, le nombre d’or, ainsi que de nombreux autres développements. L’héritage mésopotamien offre des procédures de calcul permettant la résolution des équations du second degré.

    D’autre part, la mathématique indienne se manifeste brillamment dès le Ve siècle avec Aryabhata  (476-550), premier grand mathématicien et astronome indien, et apparaît indépendante de celle des Grecs. Son livre, l’aryabhatya est divisé en quatre parties:

    les constantes astronomiques et la table des sinus,

    les mathématiques nécessaires aux calculs,

    la division du temps et les règles pour calculer les longitudes des planètes,

    la sphère armillaire, les règles concernant les problèmes de trigonométrie et le calcul des éclipses

    Aryabhata donne une durée de 365 jours, 6 heures,12 minutes, 30 secondes pour l’année.

    Il calcule le nombre pi = 3,1416, à 10 puissance – 5 près.

    Il estime un rapport astronomique fondamental: nombre de rotations de la terre: nombre d’orbites lunaires = 1 582 237 500: 57 753 336 = 27, 396 469.

    Brahmagupta (628-665), autre grand mathématicien indien est sans doute le premier à user des nombres négatifs dans des calculs commerciaux, pour signifier les pertes et profits, à utiliser ces nombres négatifs en algèbre en énonçant la règle des signes.

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  • Vers une théocratie collectiviste

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    L’Histoire est autre chose que la résultante des forces aveugles des forces économiques. Quiconque se penche sur les documents et sur les faits peut découvrir au cœur des événements la présence des Fils de la Veuve.

    Au XIXe siècle, les figures de proue du mouvement socialiste étaient en majorité des maçons.

    En 1920, lors du congrès de Tours, les délégués votèrent pour la double appartenance par 1505 voix contre 3.

    Le marxisme n’est qu’un démarquage habile de la doctrine initiatique, à l’usage des profanes.

    Sa nature véritable n’échappe pas à certains responsables des années 1920, comme le prouve l’attitude donnée à la dépouille mortelle de Lénine, figée à l’ordre d’apprenti, dans son mausolée de la Place Rouge.

    Le nazisme tire son origine du même type de culte.

    Les partis socio-démocrates issus de la Révolution bourgeoise cherchent leurs mots d’ordre dans les loges.

    Les images cryptées des monuments publics nous rappellent que la République " laïque " est bel et bien un gouvernement sacral, sacro-saint, tels les trois ouroboros de la Cour carrée du Louvre (objets représentant un serpent ou un dragon qui se mord la queue).

    Une fois décodé le langage de ses symboles, la révolution apparaît pour ce qu’elle est: un mouvement millénariste inspiré par la gnose naturaliste.

    Son objectif: ramener l’âge d’or, c’est-à-dire la civilisation antérieure au Déluge, en réhabilitant le " dieu de la science ", symbolisé par le serpent.

    Selon la légende de l’âge d’or, au commencement de l’humanité, il y avait une " race d’or ". C’était au temps où Kronos vivait au ciel. Kronos, un Titan, fils d’Ouranos, le Ciel, et de Gaïa, la Terre. Les hommes vivaient alors comme des dieux, libres de souci, à l’abri des peines et de la misère. Ils ne connaissaient pas la vieillesse, mais passaient leur temps, toujours jeunes, dans les festins et les fêtes. Lorsque le moment était venu de mourir, ils s’endormaient doucement.

    Et ils n’étaient pas soumis à la loi du travail. Tous les biens leur appartenaient spontanément. Le sol produisait de lui-même une récolte abondante, et eux, au milieu des champs, vivaient en paix.

    Saturne, très ancien dieu italique, a été identifié à Kronos. Il passait pour être venu de Grèce en Italie, en des temps très anciens. Jupiter le détrôna et le précipita du haut de l’Olympe.

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  • L'histoire de France falsifiée: la vérité

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    Le spectacle historique "Murmures de la Cité " doit avoir lieu, malgré la CGT et la gauche

    Les 11, 12, et 13 juillet 2025, à Moulins, dans l’Allier, divers organismes présenteront un spectacle historique retraçant 2 000 ans d’histoire, à travers des tableaux vivants et des costumes d’époque. Un divertissement populaire intitulé " Murmures de la Cité", un projet qui s’inspire du Puy du Fou.

    L’Union Départementale CGT de l’Allier, donc la gauche, sonne l’alerte. Une opération politique de grande ampleur se prépare, une opération d’entrisme idéologique menée par des réseaux d’extrême droite. Une machine à nostalgie réactionnaire où l’Histoire est réécrite au service d’un récit nationaliste, patriarcal et clérical. Un imaginaire idéologique où les rapports sociaux sont gommés, où les luttes ouvrières sont invisibilisées, où la domination masculine, religieuse catholique intégriste, réactionnaire et identitaire devient "tradition".

    Murmures de la Cité, c’est la culture comme outil de conditionnement. C’est la diffusion douce d’un discours politique fondé sur le rejet de l’autre, le retour à un ordre moral autoritaire, et le culte d’une France fantasmée.

    L’objectif est clair: faire du Bourbonnais un laboratoire culturel d’embrigadement. La fachosphère s’agite en ligne pour défendre bec et ongles cette opération. Ils appellent les " patriotes " à venir défendre leur spectacle. Qu’ils viennent. Nous serons là. Et nous ne reculerons pas.

    La CGT défend une culture populaire, critique, vivante. Une culture qui éclaire, qui libère, qui construit l’émancipation. Pas une culture de vitrines, pas une Histoire maquillée à la sauce identitaire.

    En résumé, la restitution du passé, le récit de l’Histoire de France, le patriotisme, deviennent des délits, voire des crimes, et sont interdits. La gauche se réserve le droit d’affronter physiquement et les promoteurs du spectacle historique et les spectateurs.

    Pourtant, l’histoire gauchiste, l’histoire officielle n’est pas une science, mais un instrument de propagande. Les erreurs qu’elle propage sont des mensonges culturels commis en conscience.

    L’histoire officielle est un mensonge généralisé. Tout ce qui est dit aujourd’hui est trompeur, à commencer par l’emploi d’un vocabulaire qui désigne en général l’inverse de ce qu’il est censé signifier. Le vocabulaire moderne est une inversion généralisée.

    La propagande maçonnique porte le nom d’Histoire. Les cerveaux ont été décervelés par la faute des loges. Et le contemporain croit en l’histoire officielle et refoule l’histoire non conformiste.

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