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Opinions - Page 3

  • Quand LFI rêve de crucifier l’enseignement catholique

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    Photo: la fusée à Toulouse

    La France n’a pas contracté de dette entre 1958 et 1974 sauf avec l’accident de 1968 pour un déficit de 1%. L’endettement a commencé en 74 avec le centriste Giscard d’Estaing pour un déficit de 1,5%. L’accélération de la dette a commencé en 1981 avec les 35 heures et un déficit de 3,5% de 1981 à 1995.

    De 1950 à 1968, le temps de travail annuel était de 1900 heures. Depuis il n’a cessé de chuter, passant à 1800 heures en 1970, à 1580 heures  en 1981, puis à 1400 heures depuis l’an 2000.

    Le travail hebdomadaire est passé de 47 h en 1970 à 36 h de nos jours.

    La richesse créée par le travail des Boomers a permis d’industrialiser la France.

    1945 à 1960: la France a construit 120 grands barrages hydroélectriques.

    Entre 1960 et 1970, la France a engagé et construit 50 réacteurs nucléaires et, depuis les années 1980, la France est devenue résolument antinucléaire.

    Entre parenthèses, Macron a fermé 2 centrales nucléaires et, en même temps, 156 barrages ont été déconstruits sur ordre de l’Europe pour permettre le retour des poissons migrateurs.

    En 1962, la France a lancé le programme Concorde et celui-ci a décollé pour la première fois à Toulouse en 1969. NDLR: je l'ai vu, je suis née et habite Toulouse

    EN 1960, la France a lancé son programme spatial. Avec la fusée diamant et un satellite baptisé Astérix, le premier tir a eu lieu en 1965.

    Pour créer ces richesses, les Boomers ont beaucoup et durement travaillé. Dans les années 1970 à 1980, il y avait 80 morts d’accidents du travail par million de salariés, aujourd’hui c’est 30 par million.

    À l’époque, pour se rendre au travail, c’était au mieux la 2 chevaux, mais le plus souvent le vélo (non électrique), la marche à pied ou des transports en commun, rares et inconfortables.

    Dans les années 70, il n’y avait que 3 lignes de retenue sur la fiche de paye. Sur un salaire brut de 1350 francs, le salaire net était de 1235 francs et 115 francs de retenue. On ne nourrissait pas des crasseux à ne rien faire. Les hippies se démerdaient sans aide sociale.

    Aujourd’hui sur un salaire brut de 1350 euros, le salaire net est de 1047 euros, retenue 303 euros, et le coût pour l’employeur de 1414 euros.

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  • Pourquoi a-t-on la sensation de tomber avant de s’endormir?

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    Auteur: Atlas Thébault Guiochon - Ingénieure et Enseignante, Université Lumière Lyon 2

    The Conversation France - CC BY ND

    Après une journée fatigante, vous êtes enfin confortablement installé dans votre lit, prêt à tomber dans les bras de Morphée… quand soudain, votre corps sursaute, comme si vous tombiez dans le vide. Mais pourquoi notre cerveau nous joue-t-il ce tour juste avant de sombrer dans le sommeil? Et d’ailleurs, que se passe-t-il réellement dans notre cerveau lorsqu’on s’endort?

    Ce " sursaut du sommeil " porte le nom de " secousse hypnique " (du grec upnos, qui signifie sommeil) ou myoclonie (toujours des termes grecs myo pour muscle, et clonie pour agitation) d’endormissement, en référence à la contraction musculaire brève qui en est à l’origine.

    Il s’agit d’une contraction musculaire brève et involontaire qui survient au moment de l’endormissement. Elle peut toucher l’ensemble du corps ou se limiter à un groupe musculaire, comme les bras ou les jambes. Bien souvent, elles sont assez intenses pour nous tirer du sommeil, mais il arrive qu’elles soient assez légères pour ne pas s’en rendre compte.

    D’une certaine manière, ces secousses ressemblent au hoquet, qui est lui aussi une myoclonie sauf qu’ici, c’est une partie bien plus grande du corps qui est impliquée.

    Environ 70% de la population en a déjà fait l’expérience au moins une fois dans sa vie, et cette secousse touche autant les femmes que les hommes.

    UN ENDORMISSEMENT MAL SYNCHRONISE

    Plusieurs théories ont été formulées quant à son origine, mais les scientifiques ne se sont, à ce jour, pas accordés sur une cause certaine.

    L’une des théories répandues propose une explication assez simple: lorsqu’on s’endort, on passe par différentes phases de sommeil, jusqu’à atteindre le sommeil paradoxal (qui permet notamment de consolider les souvenirs, et de faire les rêves dont on se souvient au réveil). Ce serait ce passage entre sommeil léger et profond qui engendrerait une relaxation des muscles (l’atonie musculaire), parfois trop soudaine pour le corps. Ce relâchement musculaire soudain pourrait surprendre le cerveau, qui, en réaction à cette perte de tonus, déclencherait une contraction réflexe des muscles.

    Un certain nombre de scientifiques parlent également d’un déséquilibre dans l’endormissement du cerveau. Le passage d’un état d’éveil à un état de sommeil est géré au sein du tronc cérébral qui intervient dans un grand nombre de fonctions vitales. Parfois, la transition entre l’éveil et le sommeil est assez instable pour que ce système envoie accidentellement des signaux vers les muscles, qui vont alors se contracter.

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    UN VESTIGE EVOLUTIF

    Une autre hypothèse repose sur une erreur d’interprétation du cerveau. Lorsqu’on s’endort, nos muscles se relâchent progressivement, notre respiration ralentit et notre rythme cardiaque diminue. Or, le cerveau pourrait interpréter cette détente musculaire soudaine comme une chute, déclenchant un réflexe primitif de sursaut pour éviter un danger potentiel. Cette théorie trouve ses racines dans notre passé évolutif: nos ancêtres dormaient parfois en hauteur (sur des branches, des rochers…) et un relâchement incontrôlé du corps pouvait être synonyme de chute dangereuse. Ce réflexe serait donc un vestige de ce mécanisme de protection.

    Cette vigilance résiduelle du cerveau ne se limite d’ailleurs pas aux secousses hypniques: elle se retrouve aussi dans l’effet de première nuit.

    Il n’est pas rare, lorsqu’on dort dans un nouvel endroit pour la première fois, de mal dormir, ou moins bien dormir que d’habitude, et l’évolution semble aussi en être la cause. Lors de cette première nuit, une partie de notre cerveau, et plus précisément l’hémisphère gauche, reste plus éveillée que l’autre. L’objectif? Surveiller l’environnement pour détecter d’éventuelles menaces pour se réveiller rapidement en cas de danger.

    Un mécanisme de protection que l’on retrouve aussi chez certaines espèces animales, comme les oiseaux et les dauphins, qui dorment avec un hémisphère (et même un œil) éveillé pour rester en alerte.

    QUAND NOTRE MODE DE VIE S’EN MELE

    L’évolution n’est bien sûr pas la seule fautive possible. Certains facteurs peuvent également favoriser ces sursauts nocturnes: le stress, la consommation excessive de caféine ou de nicotine, et même certains médicaments !

    Si ces sursauts nocturnes peuvent être surprenants, voire agaçants, ils restent totalement bénins dans la grande majorité des cas. Ils rappellent simplement que la transition entre l’éveil et le sommeil est un mécanisme complexe, encore imprégné des traces de notre passé évolutif.

  • L’identité est-elle un péché?

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    L'identité a mauvaise presse, dans un certain discours catholique comme chez les progressistes. Elle est pourtant un canal privilégié de la grâce.

    Il y a quelques semaines, la messe du mercredi des Cendres, qui marque l’entrée des chrétiens dans le carême et la montée vers Pâques, a connu dans la plupart des églises catholiques une affluence inhabituelle. De nombreux jeunes, notamment, se sont pressés à cette cérémonie qui n’est pourtant pas la plus festive du calendrier liturgique, où les fidèles sont marqués d’une croix de cendres pour leur rappeler leur condition de créature mortelle et de pécheur:; confirmant ainsi le regain d’intérêt des jeunes générations pour la foi catholique, qui se manifestera à Pâques par une nouvelle progression du nombre de baptêmes d’adultes et d’adolescents.

    Invité à se prononcer sur les causes de ce phénomène par le journal la Croix, le père Benoist de Sinety avance cette explication: " La progression dans la société du phénomène du ramadan provoque, non pas comme une réponse militante, mais comme une prise de conscience des jeunes de culture chrétienne qu’ils ont un chemin sur lequel ils peuvent avancer spirituellement. […] L’incertitude et l’uniformisation qui caractérisent notre époque appellent à des manifestations d’une identité propre. "

    DES FORMULES-VALISES

    Identité: le mot surprend dans la bouche de celui qui a signé naguère un livre manifeste pour l’accueil inconditionnel des migrants, tant il fait, depuis des années, de la part de la bien-pensance cléricale, l’objet d’un rejet viscéral, assimilé, notamment en lien avec la question migratoire, à une attitude de fermeture, d’exclusion, de repli sur soi. Sur ce plan-là, la hiérarchie catholique, pape François en tête, s’est souvent alignée sur la doxa progressiste, où les expressions “repli identitaire” ou “crispation identitaire” font de longue date partie de ces formules-valises qui permettent de diaboliser sans trop avoir à réfléchir.

        L’Église se rappelle que le christianisme n’est pas un individualisme: il se vit en communauté, et dans une communauté particulière.

    L’Église est allée, ces dernières décennies, jusqu’à tenir en suspicion ceux qui se tournaient vers elle parce qu’ils y voyaient un moyen de renouer avec leur identité collective, en une sorte de patriotisme spirituel: qualifiés avec dédain de “catholiques identitaires”, ils étaient soupçonnés d’instrumentaliser et de détourner la foi en la subordonnant à des visées politiques. Il est donc bon que certains clercs, à l’instar du père Sinety, s’avisent que cette quête d’identité peut être aussi un canal de la grâce et le chemin d’une conversion authentique. Et qu’à l’heure où le wokisme sacralise les micro-identités individuelles pour mieux stigmatiser les appartenances collectives, notamment nationales, l’Église se rappelle que le christianisme n’est pas un individualisme: il se vit en communauté, et dans une communauté particulière.

    LA NATION MENE A L’UNIVERSEL

    L’identité du chrétien est aussi façonnée par son identité nationale et l’on n’est pas chrétien de la même façon en France ou en Allemagne, en Italie ou au Chili, au Viêtnam et au Burkina Faso. On commémorait, la semaine passée, les vingt ans de la mort de Jean-Paul II, dont le dernier livre, et l’un des plus beaux, s’appelle justement Mémoire et identité. Le pape polonais y insistait notamment sur l’importance de l’identité nationale dans la vie spirituelle. Rappelant que Dieu a choisi de s’incarner dans la nation juive pour se révéler au monde entier, Jean-Paul II soulignait que c’est par le truchement de sa nation particulière que passe, pour chaque homme, le chemin de l’universalité de la grâce: tirant de l’Écriture sainte ce qu’il appelait " une authentique théologie de la nation ", il n’hésitait pas à écrire que " l’histoire de toutes les nations est appelée à entrer dans l’histoire du salut ".

    L’HISTOIRE DE CHAQUE NATION EST UNE HISTOIRE SAINTE.

    Alors que certains, dans l’Église, semblent vouloir l’avènement d’un christianisme hors-sol, apatride, où le chrétien serait libéré de tout attachement historique, culturel et national comme du péché originel de l’identité, il faut au contraire se rappeler avec Jean-Paul II que l’histoire de chaque nation est une histoire sainte et que nos identités particulières ne sont pas des prés carrés qu’on chercherait à sauvegarder par une forme d’égoïsme et de “repli identitaire”, mais au contraire des trésors spirituels offerts à l’humanité tout entière.

    Laurent Dandrieu