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Livre - Page 8

  • L’affaire Charlie nous renseigne sur l’état mental de la France et des Français

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    Pour accentuer et accélérer la fracture culturelle entre les Musulmans et la culture commune de la France, les terroristes s’appuient sur la décomposition de notre propre culture. Leur stratégie consiste à semer le chaos, à créer un état de choc global de notre société, à créer une fracture irrémédiable entre les Musulmans et le reste de la communauté nationale. Ils font grimper la psychose, monter la peur et la terreur. Une guerre est en cours: un processus de séparation de la communauté musulmane de l’ensemble de la communauté nationale. Et les dirigeants français, qu’ils soient politiques, intellectuels, médiatiques, jouent sur les deux tableaux de l’Islam et de la culture pour créer le chaos, chaos qui conduira au gouvernement mondial.

    Plus notre société est athée, libertaire, permissive, consumériste, vide de sens, en faillite de l’instruction, plus la fracture culturelle grandit. Et nous sommes dans un choc des incultures.

    Avec Charlie Hebdo, les terroristes musulmans mènent une guerre psychologique. Les moyens employés pour toucher consistent à créer un état de choc en utilisant des armes de guerre, à effrayer au maximum, à se présenter comme des barbares.

    La cible Charlie Hebdo est un choix parfaitement pensé. Charlie Hebdo honni par la population musulmane. Ainsi, on cherche à désensibiliser la communauté musulmane de la compassion pour les victimes, particulièrement la jeunesse musulmane déjà en grande partie désensibilisée par la violence, par les jeux vidéo, par les films.

    Charlie Hebdo devient le symbole de la France. La France, c’est Charlie Hebdo. Charlie Hebdo, c’est la France. La France de Clovis, de Saint-Louis, de Napoléon, de De Gaulle, est devenue la France de Charlie, la France de Hollande.

    Le jeune Musulman regarde la France et lui fait une quenelle, c’est-à-dire un geste de mépris et de défi.

    Avec l’affaire Charlie, nous avons affirmé l’inverse de ce que nous sommes. Selon l’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme, " La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui: ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi".

    Avec "Je suis Charlie", la liberté d’expression devient absolue, sans limites… pour ceux qui pensent bien. Les caricatures insultantes, blessantes, symbolisent la liberté d’expression, la valeur suprême de la liberté d’expression.

    Mais il n’y a pas de liberté absolue, d’où un renversement. L’insulte est une violence. Et cette violence nuit à autrui. Les marcheurs de Charlie piétinent les principes que nous affirmons. Refusons cette décomposition culturelle, cette régression culturelle.

    Charlie porte le poids symbolique de notre unité, de notre identité, de nos valeurs, mais ce poids n’a pas de sens, est absurde. Car notre unité n’est qu’une façade trompeuse, notre identité est interdite, nos valeurs sont bafouées, inversées. Les marcheurs ont fait ce qu’attendaient les terroristes musulmans.

    Dire la compassion pour les victimes d’assassins horribles et implacables, refuser une telle violence, est une excellente intention.  La marche est un bel élan populaire de gens qui veulent se retrouver ensemble pour dire non au terrorisme et leur compassion envers les victimes d’horreurs absolues.

    Mais le slogan "Je suis Charlie" donne à cette indignation un contenu hystérique à contre-emploi. La caste politico-médiatique a récupéré cet élan spontané et lui a donné ce contenu délirant par une propagande effrénée. On retrouvera cet élan et ce délire collectif avec le Covid.

    Cette caste politico-médiatique décrédibilisée a voulu se refaire, se rebooster, se relancer sur l’affaire Charlie Hebdo.

    Et en état de choc, on fait n’importe quoi, on est manipulable, accessible à la psychologie des foules, des masses. On l’a vu avec le Covid.

     

    La classe politico-médiatique gauchiste a agrégé la France à elle-même, à son propre modèle, à ses propres "valeurs", alors qu’elle était beaucoup remise en cause.

    Tous ces gens défilent pour un modèle et des valeurs vides de sens. C’est une manipulation des masses, après une propagande télévisuelle effrayante, relayée dans les réseaux sociaux avec un effet démultiplicateur, dans une forme de réflexe pavlovien.

    Cette manipulation a saisi une grande partie de la France et des Français, comme une occupation des cerveaux. De même, en 2020, 21 et 22, les cerveaux seront lavés par la propagande Covid.

    Le terme de marche républicaine est inapproprié car ce n’est pas la forme de gouvernement qui est en cause, mais la France. C’est un pays qui est attaqué, la France. Et peut-être nos dirigeants anti France sont-ils partie prenante dans cette attaque qui revêt de multiples aspects?

    Il aurait fallu une marche différente, une marche blanche, sans slogan, sans pancarte, sans parti politique, sans tout ce cirque. Une marche digne qui dise la compassion pour les victimes, toutes les victimes. Une marche ferme qui dise le refus du terrorisme.

    Nous aurions gagné une bataille psychologique. Nous avons vécu une défaite psychologique, une défaite culturelle. Nous nous sommes livrés pieds et poings liés au piège tendu. Nous sommes gouvernés par des irresponsables, des aveugles qui guident des aveugles.

    Ce qui fait immanquablement penser à la Parabole des aveugles réalisée en 1568 par Bruegel, peintre flamand, un an avant sa mort. Des aveugles marchent en file indienne, en se guidant mutuellement avec la main ou à l’aide de leurs bâtons, et avancent inexorablement vers la culbute dans un ruisseau. Illustration de la parole du Christ: "Si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans la fosse".

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  • Catholicisme: Les crèches ou l’esprit de Noël

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    “Refuge pour l'âme” et chemin vers “la tendresse de Dieu” pour le pape François, outil d'évangélisation formidable pour beaucoup de prêtres, la crèche de Noël est le symbole même de la Nativité. Elle cristallise, avec ses santons, des moments d'unité et de joie recréés depuis des siècles autant dans les églises que dans les familles.

    On fêtait l’année dernière à Assise les 800 ans de la première crèche créée par saint François, fondateur de l’ordre des Franciscains, en 1223, dans le village de Greccio qui lui rappelait Bethléem et sa grotte. Une crèche vivante, comme au temps du saint, animée par des fidèles catholiques, heureux de célébrer la Nativité dans toute sa simplicité. Il fallut aussi pas moins de 240 tonnes de sable et beaucoup d’eau pour former tous les personnages d’une crèche pas comme les autres, parrainée par la mairie d’Assise. Grâce aux disciples de saint François d’Assise, au XVIe siècle, les crèches s’installent à l’intérieur des églises d’Europe de l’Est, notamment à Prague.

    Peu à peu, la coutume gagne toute l’Europe. Ce n’est qu’au XIXe siècle que la crèche provençale apparut à Marseille. Sa particularité réside dans les santons, petites figurines représentant des scènes de la vie locale et les métiers traditionnels. Dès 1793, comme les représentations publiques étaient interdites, la tradition des crèches domestiques vit le jour. On commença alors à installer des crèches dans les foyers, avec les premiers santons façonnés dans de la mie de pain puis dans la célèbre argile rouge de Provence.

    Dans cette lignée, pour sa réouverture, la cathédrale Notre-Dame de Paris a choisi d’offrir aux fidèles une crèche napolitaine installée devant la clôture du chœur. Pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit d’une crèche typique du XVIIIe siècle conçue par Alberto Ravaglioli et qui fut exposée notamment à New York dans l’église Saint-Michel, paroisse des pompiers tombés aux Twin Towers en 2001. On y voit des santons très colorés, en grand format, qui renouent avec les scènes de village racontant certains évangiles. Les santons, de style souvent campagnard, ont été conçus dans les ateliers artisanaux de la rue San Gregorio Armeno de Naples, une référence en la matière.

    DES CRECHES PROVENÇALES ET NAPOLITAINES

    Très différente est celle exposée dans l’église Saint-François-Xavier, pas loin des Invalides. Napolitaine avec plus de 1 000 santons, "il s’agit d’une fresque qui est sans cesse renouvelée", confie Mgr Bruno Lefèvre-Pontalis, le curé de la paroisse. Il est vrai que depuis des décennies, chaque paroissien est invité à déposer un santon de son choix dès le premier jour de l’Avent.

    Même élan esthétique avec la crèche du père Jean-Philippe Fabre, qui depuis vingt ans construit une crèche en mouvement, qu’il expose aujourd’hui dans l’église Saint-Pierre-de-Montrouge (Paris XIVe) sur plusieurs niveaux, avec montagnes en papier, maisons, cyprès, moulins et 400 santons provençaux, tous d’une hauteur de 7 centimètres, exception faite des santons de la Nativité qui sont placés seulement à partir du 17 décembre, avec moutons, âne et bœuf mais d’une hauteur de 9 centimètres. Ne pas oublier la province où plusieurs crèches vivantes sont “jouées” par les habitants de Béziers, Saint-Cirq-Lapopie ou Amélie-les-Bains.

    Les figurines, en bois, en terre cuite, en plâtre ou en résine et peintes à la main, révèlent le caractère trempé des personnages comme le berger, le simplet ou les Rois mages, qui marchent loin derrière le troupeau. Le site Le Moulin à Huile propose ainsi à la vente tous les personnages de la crèche, la mangeoire et les décors, ou des crèches toutes faites qu’il suffi t d’illuminer une fois posées sur une cheminée ou une table dans un salon. Mais les crèches latines, comme celles du Pérou, de Colombie ou d’Argentine sont souvent les plus expressives, plus petites et peintes à la main. On en trouve à la librairie La Procure, au même titre que des crèches russes et ukrainiennes. Notons que, d’après un sondage Ifop/ la Vie publié en 2023, 41% des Français déclarent installer une crèche chez eux. Une façon de retrouver "l’esprit d’enfance et l’évangélisation pour tous", comme le souligne Don Bertrand Lesoing, de la communauté Saint-Martin.

    Librairie La Procure, www.laprocure.com Le Moulin à Huile, lemoulinahuile.com

  • Avec les communistes "français"

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    les mensonges de l’histoire se perpétuent

    Les communistes "français" sont aujourd’hui totalement affiliés, dans le cadre du Nouveau Front Populaire, à l’extrême gauche révolutionnaire avec LFI comme mentor et patron. Les successeurs des staliniens alliés aux pires des trotskistes, d’aucuns se retourneraient dans leurs tombes!

    Toute la gauche française s’est aussi pleinement incorporée à ceux qui soutiennent "que la police tue", et qui ont pour seul objectif de transformer la France en une sorte de Venezuela Chaviste.

    Dès lors, même si le poids du PC "F" est désormais moindre, il pèse toujours, par cette alliance, dans la vie politique française, d’autant qu’il reçoit périodiquement le soutien d’hommes politiques aussi divers que Gérard Larcher, Edouard Philippe, Xavier Bertrand, Dominique de Villepin, Amédée de Courson et même du président de la République, comme il l’a affiché lors de la panthéonisation de Manouchian, assimilant le communisme à la liberté. De plus, les médias du système lui déroulent aussi le tapis rouge.

    C’est dire qu’il n’est pas innocent politiquement de voir le PC "F" participer à ces opérations de propagande, à ces opérations de falsifications historiques dont il a le secret encore de nos jours.

    J’ai dénoncé tout cela dans mon livre paru en 2024 chez Dualpha, La désinformation autour du Parti communiste "français", en approfondissant notamment l’affaire Guy Môquet, et j’ai rappelé les démonstrations de deux historiens qui sont allés aux sources et aux archives, Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, "L’affaire Guy Môquet, enquête sur une falsification officielle", paru aux éditions Larousse en 2009.

    Ces deux brillants universitaires, recherches faites, ont pu affirmer en conclusion "il faut une belle dose d’imagination, ou beaucoup d’aplomb pour faire de Guy Môquet un résistant". Ils ont établi par A+B qu’être otage n’était nullement synonyme d’être résistant.

    Rappelons rapidement que, du 23 août 1939 au 22 juin 1941, le PC "F" a soutenu "le pacte des diables" Hitler/Staline, en refusant de défendre le sol de la Patrie, puisque son secrétaire général Maurice Thorez avait déserté en temps de guerre, début octobre 1939, pour se réfugier en URSS, alliée des nazis, et que les députés communistes ont refusé de s’associer aux hommages rendus à la chambre des députés aux soldats français qui étaient sur le Front.

    Ensuite, après le 22 juin 1941, le PC "F" a totalement contrevenu aux ordres de la Résistance, la vraie, celle qui se battait depuis juillet 1940, en multipliant les attentats individuels, totalement contre-productifs et qui affolaient les populations plutôt enclines à aider les résistants, et qui désormais y regardaient à deux fois.

    Maurice Thorez sera condamné le 28 novembre 1939 à 6 ans de prison et à la déchéance de la nationalité française pour désertion en temps de guerre.

     A l’hiver 1940, d’anciens députés communistes dont François Billoux se proposeront par écrit, envers Vichy, d’être des témoins à charge, des délateurs, contre les accusés du futur procès de Riom.

    Mais encore de nos jours, en 2024, le PC "F" entend honorer des hommes, fusillés par les Allemands comme otages, alors qu’ils n’ont jamais effectué le moindre acte de résistance contre l’occupant nazi, les faisant passer pour résistants, ce qu’ils n’étaient nullement.

    Un exemple tout récent vient de m’en être donné par un journal local, de la presse régionale, qui a titré le 19 décembre 2024 "René Perrouault, résistant fusillé".

    Le quotidien de rapporter cette cérémonie du 17 décembre 2024, expliquant que René Perrouault, "résistant" (sic) avait été fusillé le 15 décembre 1941, dans un hameau près du camp de Chateaubriant.

    Cette presse locale relate les noms de diverses personnalités qui y assistaient, des représentants de la fédération CGT des industries chimiques, un conseiller régional communiste de la Région Centre-Val-de-Loire, l’ancien maire de Châteaudun, qui fut un militant communiste avéré. D’ailleurs le message rapporté par un intervenant, message provenant de René Perrouault, est clair pour qui sait lire entre les lignes.

    "J’avais très consciemment suivi la route de l’émancipation humaine (c’est-à-dire du totalitarisme soviétique, nda), toute ma vie je l’ai consacrée au service de la liberté et du progrès humain (celle de la IIIe internationale léniniste puis stalinienne, nda). Je suis fier d’avoir contribué à cette œuvre, des jours meilleurs se lèveront demain sur le monde délivré des chaînes du capitalisme (le lecteur n’y verra aucune allusion à l’occupation nazie de la France, nda). Il n’invoque nullement les chaînes du nazisme.

    Il s’agissait du dernier message de René Perrouault avant qu’il ne fût fusillé. Or René Perrouault, présenté comme résistant, n’a jamais été résistant mais a été fusillé comme otage, ce qui est tout à fait différent, même si c’est tragique. C’est ici toute la mystification du PC "F".

    Il suffit de se reporter au fameux dictionnaire militant révolutionnaire Le Maitron pour s’en persuader. Que nous apprend donc Le Maitron: Que Perrouault est né le 27 décembre 1896 et qu’il a été fusillé comme otage le 15 décembre 1941.

    Il fut toute sa vie militante un communiste pur et dur, un stalinien fervent. Il adhéra au Parti dès 1921, et prit très tôt des responsabilités syndicales dans le giron communiste. Il suivit les cours de l’école léniniste de Bobigny et fut envoyé par le Parti comme délégué à la propagande. S’il avait été fusillé comme résistant, Le Maitron se serait empressé de le signaler et de décortiquer ses actes de résistance contre les nazis.

    Perrouault fut élu au CC au PC "F" en 1926, il fut aussi élève à l’école léniniste de Moscou toujours selon Le Maitron. Il rentra ensuite à la CGTU, totalement communisée et deviendra en 1936 secrétaire de la fédération CGT des produits chimiques.

    Arrêté le 18 avril 1940 par la police de la IIIe République, suite aux trahisons du PC "F", pendant la guerre, il fut inculpé de reconstitution de ligue dissoute par la justice suite aux lois prises en septembre 1939 par le gouvernement Daladier. Il parvint à s’évader pendant la débâcle de mai-juin 1940, mais fut arrêté de nouveau le 5 octobre 1940 par la police française, en plein pacte germano-soviétique. Transféré au camp de Choisel à Châteaubriant, il sera fusillé comme otage et non comme résistant.

    Présenter Perrouault comme résistant est donc une totale manipulation historique.

    Rappelons qu’à partir du 22 septembre 1939, le Parti communiste a suivi à la lettre les directives du Kominterm qui entendaient soutenir l’URSS qui venait de signer des pactes avec Hitler pour se partager l’Europe, la Pologne entre les deux dictatures, les Pays Baltes, la Bessarabie et la Bucovine du Nord pour l’URSS, seule la vaillante Finlande résistera aux assauts de l’armée rouge.

    Que devant cette trahison plus que flagrante, le gouvernement français d’Edouard Daladier prenait la décision, le 26 septembre 1939, de dissoudre le PC "F", qui entrait dès lors dans la clandestinité, et le 8 octobre 1939, le même gouvernement dissolvait les municipalités communistes et annulait les mandats des députés communistes qui n’avaient pas rompu avec la IIIe internationale. Dès fin août 1939, toute la presse communiste, dont L’Humanité, avait été interdite, car aider l’URSS alliée aux nazis, c’était trahir la France.

    Devant les importantes forfaitures des députés, militants et soutiens du PC "F", le socialiste SFIO Albert Sérol, ministre de la Justice dans le gouvernement de Paul Reynaud, prendra un décret le 9 avril 1940 qui punissait jusqu’à la peine de mort toute activité communiste.

    On notera qu’Albert Sérol, avocat et maire de Roanne depuis 1919, et qui fut ministre du Travail dans le second gouvernement de Léon Blum en mars-avril 1938, s’abstiendra volontairement, comme 20 autres parlementaires, le 10 juillet 1940, lorsque sera voté l’attribution des pleins pouvoirs constitutionnels au Maréchal Pétain.

    Il sera révoqué par Vichy de ses fonctions de maire et de conseiller général. En 1946, attaqué par les députés communistes qui entendaient obtenir son invalidation, Edouard Daladier leur asséna: "Vous n’arriverez pas à faire oublier que Ribbentrop a quitté Moscou décoré de l’Ordre de Lénine, après que le partage de la Pologne eut été décidé… ce que vous vouliez, c’était la paix d’Hitler, la paix de trahison"….

    Comme l’ont démontré de nombreux historiens, Fabrice Grenard pour Georges Guingouin, Franck Liaigre dans son histoire des FTP, pour Tillon, Havez ou d’autres leaders de la IIIe internationale, aucun communiste "français" de haut rang ou plus subalterne qui était resté fidèle à Moscou ne fera des actes de résistance avant le 22 juin 1941.

    Par la suite, suivant strictement les ordres de Moscou, ils appelèrent à multiplier les attentats individuels, qui ne firent en aucun cas avancer la cause de la résistance française, bien au contraire. Ce sont ces attentats individuels qui occasionnèrent le fait que les Allemands, prirent des otages pour les fusiller, selon le code des otages qu’ils avaient établi.

    L’un des plus grands résistants français, résistant de la toute première heure, le créateur et l’animateur du mouvement Combat, Henri Frenay le dira très crûment dans des éditoriaux de son journal clandestin Vérités: "Français prenez garde, alternativement défaitiste, pacifiste, super patriote, prêchant à tour de rôle, la lutte contre l’Allemagne et l’union avec elle, contre "la ploutocratie mondiale", le parti communiste n’a jamais en fait, obéi qu’aux seuls ordres de Moscou, en fonction des intérêts non de la France, mais de l’URSS.".

    Présenter des otages, qui n’avaient fait aucun acte de résistance comme résistants, c’est en réalité blasphémer les vrais résistants, ceux de la première heure, comme les Honoré d’Estienne d’Orves, Jacques Renouvin, le Colonel Rémy, Georges Loustaunau-Lacau dit Navarre, fondateur du réseau Alliance, Marie-Madeleine Fourcade, le Colonel Groussard, André Brouillard dit Pierre Nord, Pierre de Bénouville, Henri d’Astier de la Vigerie et bien d’autres, répertoriés par Alain Griotteray ou Simon Epstein.

    N’oublions pas que dans un mémorandum communiste de juin 1940 à l’attention d’Otto Abetz, retrouvé dans les archives de la ville de Paris, les communistes qui faisaient amis-amis avec les nazis pour faire reparaître leur presse, avaient écrit noir sur blanc qu’ils avaient appelé à saboter les matériels de la défense nationale, qu’ils avaient soutenu le pacte Hitler/Staline, qu’ils se rallieraient à la politique de la pacification européenne voulue par Hitler, et pour prouver leur bonne foi vis-à-vis des nazis, traitaient à trois reprises, l’ancien ministre de l’Intérieur Georges Mandel de "juif", fustigeant tous les hommes politiques de la IIIe République.

    Le 15 mai 1940, en pleins combats, alors que des milliers de soldats français tombaient tous les jours pour la défense de la Patrie, L’Humanité clandestine écrivait: "Les Blum et Jouhaux s’empressent d’exhorter les soldats et ouvriers français au sacrifice suprême en dénonçant "l’agression allemande"…En fustigeant l’impérialisme allemand, ils essaient d’innocenter leurs maîtres, les impérialistes franco-anglais".

    Telle fut la ligne de la trahison du PC "F" pendant plus de deux ans, et aujourd’hui il continue à vouloir nous faire avaler ses couleuvres.

    Michel Festivi