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Livre - Page 5

  • Les fondements philosophiques de la Démocratie expliquent son imposture

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    On nous raconte que la démocratie respecte les droits de l’homme, donc les libertés individuelles, l’égalité de tous devant la loi. C’est un régime au service de l’homme ou des hommes. Les lois sont faites pour notre bien. De plus, ceux qui sont mandatés, les élus, doivent normalement nous rendre des comptes, c’est ce qu’on appelle la transparence du pouvoir.

    Mais une telle conception idéalisée de la démocratie n’est pas souvent, sinon jamais appliquée, en particulier sous régime socialiste. L’inversion des valeurs permet de tromper le peuple.

    Les hommes acceptent de servir sans se révolter. Un seul homme ou une caste peut commander à tous. Un peuple peut être l’instrument de son propre esclavage. Tout cela sous couvert de la Démocratie. Comment est-ce possible? Trois philosophes vont nous aider à comprendre mieux la Démocratie.

    Baruch Spinoza, philosophe juif d’Amsterdam (1632-1677), appelle au laïcisme et à la Démocratie. Ces deux aspects du politique sont liés. Dans son Traité politique, présenté comme un hymne à la tolérance, écrit entre 1675 et 1677, il demande que les pouvoirs publics gouvernent indépendamment de toute confession. C’est du laïcisme avant le franc-maçon Lessing (1729-1781), théoricien du laïcisme anti chrétien. Le traité de Spinoza est donc un appel à la révolution anti chrétienne, laquelle passe par l’éradication du christianisme.

    En appelant au laïcisme, Spinoza revivifie la guerre des initiés orientaux contre la tradition chrétienne. Ses héritiers feront la Révolution anti chrétienne, jusqu’à supprimer les chrétiens par le bras communiste. Eradiquer tout ce qui est chrétien, tel est le but hypocrite du laïcisme de Spinoza. Ce but a été réalisé par les francs-maçons, au moyen d’un politique mensonger, la Démocratie.

    Spinoza appelle à la Démocratie. Il justifie la Démocratie, non pas constitutionnellement, mais par le concept de Nature naturante, ou "substance créatrice infinie". Par ce terme de Nature naturante, Spinoza entend le Dieu qui se connaît et se construit par l’homme. Il n’y a pas de Créateur transcendant, donc la Nature se crée elle-même. Ainsi, dans Spinoza, il y a le germe de l’évolutionnisme. Darwin n’est qu’un simple vulgarisateur. En quelque sorte, la Nature naturante est une Nature divinisée qui s’auto créé à mesure du progrès de la connaissance de l’Etre unique par la raison humaine.

    La philosophie de Spinoza revient à la conception magique du monde, elle ne peut donc pas être rationnelle. Le "rationalisme" de Spinoza n’est ni scientifique, ni rationnel.

    Or, le concept de Nature naturante est à la source du marxisme et des philosophies dites progressistes. Ce "rationalisme" tend nécessairement vers le Bien en permettant à l’Etre de se connaître lui-même. Il amorce "le mythe du progrès", mythe dont naîtra la Révolution moderne, qui n’a pas fini de nuire à l’humanité.

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  • Et maintenant, une taxe sur le livre d'occasion!

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    Il y a quelque chose de guignolesque dans cette obstination très française à vouloir réglementer l’invisible, taxer l’intangible, encadrer ce qui, justement, nous échappe: la vie des objets. Car oui, un livre, une fois qu’il a quitté la table des nouveautés pour s’installer sur une étagère, devient un objet. Libre. En roue libre. En service libre. Visiblement, l’État a du mal à le supporter.

    Le ministère de la Culture veut donc rémunérer les auteurs et éditeurs… sur les ventes de livres d’occasion. Il va donc falloir envoyer les fonctionnaires de Bercy farfouiller dans les rayonnages des vieux bouquinistes de Province et pourquoi pas, demain, dans les travées des brocantes de villages.

    Le raisonnement est simple et imparable, façon planification sentencieuse: puisque les plate-formes en ligne se gavent sur le dos de nos chères lettres, instaurons une sorte de "droit de suite" à la française.

    Une petite dîme culturelle, bien placée. C’est le réflexe pavlovien du contrôle étatique, cette envie permanente de réguler le moindre coin d’internet comme s’il s’agissait encore des rayons de la Fnac en 1997. Le marché de l’occasion n’est pas un ennemi de la culture. C’est sa respiration. C’est l’entrée d’un adolescent fauché dans un monde d’idées et d'imaginaires. C’est la redécouverte d’un auteur oublié, le lien silencieux entre deux lecteurs que tout oppose sauf ce même livre, passé de main en main, au nez et à la barbe du fonctionnaire Truquemuche ou du bureaucrate Tartempion.

    Faut-il vraiment y glisser une facture, une cotisation, une redevance? La culture ne se défend pas à coup de taxes rétroactives. Elle se défend en la laissant vivre. Circuler. Un livre n’est pas une rente. C’est une aventure. Alors, à ceux qui rêvent de faire des plate-formes de seconde main les boucs émissaires d’un système éditorial à bout de souffle, on répondra simplement: laissez-nous lire en paix.

    Et mêlez-vous de ce qui vous regarde.

    Valeurs Actuelles

  • Le capitalisme a soumis le christianisme

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    "Il est essentiel de renouer avec la sagesse et la foi de nos ancêtres", explique Rod Dreher - journaliste pour le magazine "The American Conservative", s’est converti au catholicisme en 1993, puis à l’orthodoxie en 2006.

    ENTRETIEN. Après son best-seller le Pari bénédictin, l'essayiste conservateur américain Rod Dreher publie Comment retrouver le goût de Dieu dans un monde qui l'a chassé. Il y encourage le lecteur à redécouvrir le sens de l'émerveillement face à un matérialisme incapable de nourrir son besoin de transcendance.

    Valeurs actuelles. Dans votre livre, vous appelez les chrétiens à "retrouver le goût de Dieu". Pouvez-vous nous raconter votre histoire personnelle?

    Rod Dreher. J’ai grandi dans une famille méthodiste peu pratiquante, au cœur d’un village de Louisiane. Très jeune, j’ai perdu la foi. Je percevais alors le christianisme comme une sorte d’idéologie bourgeoise ou une religion réduite à ce que prêchaient les télévangélistes à la télévision. Un tournant décisif s’est produit en 1984, lorsque ma mère a obtenu une bourse pour partir en voyage à Paris. Elle savait que j’étais passionné par la culture française et m’a offert cette opportunité. Au cours de ce séjour, je me suis rendu à Chartres pour visiter la cathédrale. Ce fut une expérience bouleversante : un profond sentiment de plénitude m’a envahi. J’ai soudain compris que le monde entier était porteur de sens. Mieux encore, j’ai ressenti avec force la présence de Dieu et cette certitude qu’Il me voulait, moi, en particulier.

    Je ne suis pas ressorti de la cathédrale en tant que chrétien, mais avec une détermination nouvelle à rechercher Dieu. De retour aux États-Unis, j’ai étudié la philosophie et la théologie, mais cette quête spirituelle s’accompagnait d’une lutte intérieure intense. Plus tard, alors que je travaillais comme jeune journaliste, j’ai eu l’occasion d’interviewer un vieux prêtre catholique. Il m’a raconté deux miracles qui avaient bouleversé sa vie. La force de sa foi et la sincérité de son témoignage m’ont profondément marqué. Ce fut l’élément déclencheur: j’ai compris qu’il était temps pour moi d’arrêter de fuir Dieu et d’embrasser pleinement la foi chrétienne.

    Vous expliquez que l’Occident est "désenchanté". Que voulez-vous dire?

    Au Moyen Âge, la société percevait la présence de Dieu comme une plénitude qui donnait une cohérence globale au monde. Ce sentiment a commencé à être remis en question à partir de la Renaissance. Dès le XVIe siècle, avec la révolution scientifique et la Réforme protestante, le monde spirituel et le monde matériel ont été progressivement dissociés. Dans son livre Homo deus, Yuval Noah Harari explique que les hommes ont "abandonné le sens en échange du pouvoir". Si le monde matériel perd toute signification, alors tout devient possible. La révolution industrielle, les Lumières et le marxisme ont renforcé ce sentiment d’indépendance vis-à-vis de Dieu.

    Aujourd’hui, les Occidentaux se sentent libres de choisir leur style de vie, leur sexualité ou encore leur genre. Paradoxalement, le mal-être persiste. Les avancées technologiques et la sophistication de nos sociétés ont, certes, rendu le monde plus confortable, mais elles nous ont fait perdre, dans une certaine mesure, le contact avec le sens profond de la réalité. Ces progrès se sont parfois faits au prix de notre âme.

    Rod Dreher, journaliste pour le magazine "The American Conservative", s'est converti au catholicisme en 1993, puis à l'orthodoxie en 2006. "J'ai compris qu'il était temps pour moi d'arrêter de fuir Dieu."

    Vous évoquez "la gravité de la crise qui frappe toutes les Églises" et "la culture du chaos permanent". Quelle est cette crise et pourquoi est-elle si grave?

    Le sociologue Zygmunt Bauman parle de " société liquide " pour décrire l’état de flux constant et d’instabilité dans lequel nous vivons. Cette dynamique est difficile à appréhender pour les Églises. Beaucoup d’entre elles ont perdu le sens du mysticisme et du sacré, préférant enseigner qu’il suffit d’être gentil et affable. D’autres se transforment en simples groupes d’actions politiques, où les prières ne sont qu’un ajout superficiel. Dans ce contexte, le sens de la transcendance a disparu.

    Le critique social Philipp Rieff explique qu’au XXème siècle, nous avons perdu la conviction qu’une autorité transcendante guidait nos comportements et l’organisation de nos sociétés. Bien qu’il soit athée, Rieff montre que toutes les civilisations se sont historiquement construites autour de cette notion de transcendance. Or, l’Occident est la première civilisation à l’avoir évacuée. Selon Rieff, l’absence de transcendance nous pousse à adopter une spiritualité dite " thérapeutique ", centrée sur la gestion de l’anxiété et du vide existentiel. C’est ce que j’appelle le "déisme moraliste thérapeutique", une doctrine qui réduit Dieu à une entité que l’on sollicite uniquement pour régler nos problèmes personnels.

    Un sociologue américain m’a confié qu’on ne pourra pas ramener les jeunes au catholicisme en se contentant de leur enseigner une simple morale. Ce n’est pas suffisant pour donner du sens à leur vie. Le ré-enchantement chrétien est, selon moi, le seul moyen de raviver la foi dans les cœurs de l’Occident post-chrétien. Par mon livre, je souhaite préparer les lecteurs à vivre une expérience spirituelle comparable à celle que j’ai vécue à Chartres. Il n’existe pas de formule magique pour atteindre ce ré-enchantement, mais il est essentiel de se préparer spirituellement afin d’être réceptif aux signes de Dieu et de mettre en pratique son message.

    En écrivant ce livre, j’avais en tête le personnage principal du roman Soumission de Michel Houellebecq. François, le protagoniste, vit une expérience mystique à Rocamadour mais la rejette. De retour à Paris, il se convertit à l’islam. Il a manqué de courage et n’a pas osé faire le saut de la foi. Beaucoup disent qu’ils croiront s’ils reçoivent un signe, mais ce n’est pas toujours vrai. Même si un signe se présente, il faut encore avoir le courage de l’accueillir et cela exige une préparation spirituelle.

    Vous dites que "la peur d’être considéré comme non progressiste est un outil puissant que le mal spirituel utilise pour désarmer les gens". Que voulez-vous dire ?

    La guerre spirituelle est bien réelle. J’ai eu l’occasion d’échanger à plusieurs reprises avec des exorcistes et des personnes ayant elles-mêmes été exorcisées, ces réalités ne peuvent pas être niées. Pourtant, aujourd’hui, affirmer croire à l’existence des démons suscite souvent des moqueries et l’image de la superstition. Beaucoup de gens ne prennent aucune précaution face au mal spirituel. Pire encore, certains s’amusent avec l’occultisme. Au Royaume-Uni et aux États-Unis, ces pratiques connaissent un regain de popularité, notamment chez les jeunes. (…)

    Face à la domination croissante de la technologie et de l’intelligence artificielle, quel est le danger selon vous?

    Le danger réside dans le risque de considérer l’intelligence artificielle comme une sorte de divinité. L’IA détiendra bientôt davantage de connaissances que n’importe quel être humain et pourra même donner des conseils sur nos choix de vie. Il y a un véritable danger à lui accorder ce pouvoir et à lui laisser déterminer comment nous devons vivre. En faisant cela, nous risquons de fusionner l’humanité avec la machine et, ce faisant, de perdre notre humanité même.

    De plus, certaines personnes dans la Silicon Valley, bien qu’elles ne soient pas chrétiennes, croient que l’IA est une forme de communication venant d’intelligences supérieures, qui utiliseraient cette technologie pour nous influencer. Ils voient cela comme une chose positive. D’autres, en revanche, pensant que cette influence pourrait être démoniaque.

    Il y a deux semaines, j’ai échangé par téléphone avec un industriel très influent de la Silicon Valley, aujourd’hui converti au christianisme. Il m’a fait part de son inquiétude grandissante. Il m’a confié que les pratiques occultes étaient omniprésentes dans la Silicon Valley.

    Il m’a dit: "j’ai peur qu’en contribuant au développement de l’IA, j’aide à renforcer l’occultisme". Si une personne ordinaire faisait une telle déclaration, on pourrait facilement ne pas la prendre au sérieux. Mais cet homme est très puissant dans la Silicon Valley, et il parle en connaissance de cause. Nous devons accorder de l’attention à ses avertissements.

    Pourquoi affirmez-vous que "le capitalisme a soumis le christianisme"?

    Le capitalisme a profondément transformé la culture, et cela à une vitesse fulgurante. Il constitue l’une des forces à l’origine de ce que le sociologue Zygmunt Bauman appelle "la modernité liquide", où toutes les traditions se dissolvent à mesure que l’économie s’accélère. Aujourd’hui, le capitalisme nous inculque une logique consumériste que beaucoup appliquent même à la religion. Par exemple, certains catholiques adoptent une attitude de "consommateurs spirituels", gardant ce qu’ils veulent du christianisme tout en y ajoutant des éléments empruntés au bouddhisme ou à d’autres courants spirituels. Cela conduit à une forme de syncrétisme.

    Dans une société capitaliste, l’individu qui choisit librement ce qui lui convient devient le modèle de l’humanité. Or, cette mentalité est incompatible avec le christianisme. Malheureusement, beaucoup de personnes, formées par cette culture du libre choix, en viennent à aborder leur foi comme un marché spirituel où chacun prend ce qui le satisfait le plus.

    Vous affirmez que la maladie de l’Occident moderne vient du fait que nous sommes coupés de la source de l’enchantement. Comment pouvons-nous y revenir?

    Il est essentiel de commencer par un changement d’état d’esprit. L’Occident se distingue du reste du monde par sa tendance à ne pas croire en une dimension spirituelle. Cette singularité occidentale doit être comprise pour que l’on puisse commencer à remettre en question les fondements du matérialisme et redécouvrir ainsi le sacré. Pour cela, il faut davantage d’attention aux choses de Dieu et de l’Église, notamment par la vie de prière.

    Pour les chrétiens, la liturgie est le sommet de cette vie spirituelle. Dans les traditions catholique et orthodoxe, ce sommet est la présence réelle de Jésus dans l’Eucharistie, qui permet une communion profonde avec Dieu. La fidélité à la liturgie affine notre perception spirituelle et nous rend plus lucides face à la réalité divine.

    L’Église orthodoxe enseigne que la prière, le jeûne et les actes de charité nous rapprochent de Dieu, apportant une vérité et une clarté mentales et spirituelles. Cette idée est aussi présente dans la tradition catholique. Un exemple emblématique est la Divine Comédie, de Dante, qui illustre ce cheminement spirituel vers la vérité et l’union avec Dieu.

    JD Vance, vice-président des États-Unis, s’est converti au catholicisme en 2019. Quel rôle avez-vous joué dans sa conversion ?

    JD Vance a grandi dans le protestantisme mais n’était pas un pratiquant assidu. Nous sommes devenus amis en 2016, et deux ans plus tard, il m’a confié qu’il souhaitait devenir catholique. Je lui ai alors demandé pourquoi il ne considérait pas plutôt la foi orthodoxe. Il a répondu sans hésiter: "Non, je veux être catholique". Son choix était influencé par les intellectuels qu’il admirait le plus, qui étaient catholiques.

    Pour l’accompagner dans cette démarche, je l’ai mis en contact avec un prêtre dominicain à Washington, qui avait étudié à la même faculté de droit de Yale que JD. Ce prêtre lui a donné des cours de catéchisme. Je suis très heureux que JD fasse désormais partie de l’Église et qu’il ait trouvé le Christ. Avoir un intellectuel catholique sincère haut placé en politique est précieux aujourd’hui, et je pense que cela le sera encore davantage à l’avenir.

    Peut-on observer un retour du catholicisme chez les conservateurs américains?

    Oui, on constate que les Américains les plus sérieux sur le plan intellectuel se tournent vers le catholicisme ou l’orthodoxie. Ce n’est pas que le protestantisme manque de penseurs brillants, mais les jeunes intellectuels américains recherchent des racines solides face au monde qui change si rapidement. Ils aspirent à s’ancrer dans une histoire, une théologie et une liturgie riches. Une fois cette prise de conscience faite, ils réalisent que les deux options qui répondent à ce besoin sont le catholicisme et l’orthodoxie.

    Quel message principal souhaitez-vous transmettre au lecteur pour l’aider à retrouver le goût de Dieu?

    L’enseignement essentiel que je souhaite transmettre est que les chrétiens du Moyen Âge avaient une compréhension du monde spirituel que nous avons perdue aujourd’hui et qu’il est urgent de la redécouvrir. Certes, ils n’avaient ni la science ni la technologie modernes, leur existence était souvent marquée par la pauvreté, mais ils étaient spirituellement riches. Je ne prône pas un rejet des avancées scientifiques ou technologiques – il serait absurde de vouloir revenir en arrière -, mais je crois qu’il est essentiel de renouer avec la sagesse et la foi de nos ancêtres. Ils comprenaient que le monde spirituel est réel et qu’il est accessible par l’intermédiaire de l’Église.

    Un professeur catholique de Washington m’a récemment expliqué que les chrétiens du Moyen Âge étaient paradoxalement mieux préparés que nous à affronter les défis du monde moderne, notamment ceux liés à l’intelligence artificielle. Il m’a dit : "Ces chrétiens savaient qu’ils évoluaient dans un monde habité par des intelligences désincarnées – anges, démons – et qu’il était crucial de se protéger spirituellement. "

    De la même manière, l’intelligence artificielle, bien que ni démon ni dieu, risque d’être perçue comme une entité supérieure en raison de son intelligence et de son apparente omniscience. Dans ce contexte, les repères spirituels du Moyen Âge peuvent nous offrir des clés précieuses pour éviter les dérives. Se réenchanter dans une perspective chrétienne consiste à renouer avec cette vision plus large et plus intégrée à la réalité.

    "Comment retrouver le goût de Dieu dans un monde qui l’a chassé"

    de Rod Dreher, Artège, 288 pages, 19,90 €.

    Par Bertille Vaur – Valeurs Actuelles

     

    P.S.: aucune apologétique, juste de l'information se rapportant, aussi, à l'actualité