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Livre - Page 2

  • Il n’y a pas de sens de l’histoire sociétal

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    Inscrire dans la Constitution un principe de “non-régression sociétale” témoignerait d'une régression démocratique.

    Par Laurent Dandrieu

    C’est l’histoire d’un mec, aurait dit Coluche, qui a été sur le devant de la scène, qui souffre de n’y être plus et qui dirait n’importe quoi pour y revenir. Ainsi pourrait-on raconter, sur le mode burlesque, l’histoire de la proposition qu’a faite Gabriel Attal à l’occasion de sa rentrée politique. Inscrire dans la Constitution " un principe de non-régression sociétale ", c’est faire du progressisme dans une très vieille outre – lorsqu’on se trouve dans une impasse ou que l’on n’a plus rien à dire, compter sur la surenchère sociétale pour se refaire une santé.

    C’est d’ailleurs le principal moteur des fameuses “avancées sociétales”, qui procèdent souvent moins d’une logique d’émancipation que du désir des progressistes de masquer leur impuissance à améliorer la vie des gens en bottant en touche sur le terrain de la déconstruction anthropologique, et de la soumission des conservateurs, incapables d’assumer leur propre anthropologie.

    UNE DISTANCE DE PLUS EN PLUS ASSUMEE

    Si elle n’a pas soulevé l’enthousiasme espéré, l’idée de l’ancien Premier ministre n’en est pas moins révélatrice. D’abord, parce qu’elle témoigne de la distance de plus en plus assumée que prennent les politiques avec la démocratie. Car ce qu’il propose, " pour qu’aucune loi ne puisse revenir sur des droits, des progrès, des conquêtes obtenues de haute lutte ", et ce qu’ont voulu déjà ceux qui ont constitutionnalisé l’IVG, c’est de placer leur vision de la société hors de portée des aléas du suffrage, cadenassée par la protection du gouvernement des juges.

        Le peuple n’est souverain que si ce qu’une majorité a fait, une autre peut le défaire demain.

    Or, le peuple n’est souverain que si ce qu’une majorité a fait, une autre peut le défaire demain. C’est exactement le contraire que veut Gabriel Attal: les tenants de la religion progressiste sachant, mieux que le peuple, ce qui est progrès et ce qui ne l’est pas, s’arrogeraient le droit de sanctuariser des sujets sur lesquels l’électorat n’aurait plus le droit de se prononcer.

    LA RÉMANENCE D’UN MARXISME RÉSIDUEL

    La seconde chose que révèle cette proposition, c’est la rémanence d’un certain marxisme résiduel à travers cette vieille hérésie du “sens de l’histoire”, qui fit jadis les beaux jours du communisme. Hérésie, parce que le sens de l’histoire est, encore une fois, une idée chrétienne devenue folle, la notion spirituelle d’une humanité régie par le plan divin de rédemption ayant dégénéré en l’idée temporelle d’une histoire gouvernée, selon les mots de Condorcet, par "les progrès de l’esprit humain", qui tendraient naturellement à un mouvement continu, linéaire et irréversible, vers toujours plus de droits et d’émancipation.

    Le seul problème de cette religion révélée est qu’elle est fausse. D’une part, parce que le cerveau humain n’est pas si parfait qu’il puisse, infailliblement, savoir ce qui est un progrès et ce qui est une régression. Nombre de ceux qui avaient vu la libération sexuelle comme une avancée incontestable se sont avisés depuis, par exemple, que la liberté des femmes à disposer de leur corps ne faisait pas beaucoup de cas de celle de l’enfant à naître…

    UNE DESTRUCTURATION DELETERE DES SOCIÉTÉS

    D’autre part, le renouveau actuel du conservatisme s’explique en grande partie par la prise de conscience que cette logique de l’émancipation sans limite induisait une déstructuration délétère des sociétés; que les sociétés avaient des droits, elles aussi, à la continuité historique, à la stabilité, à la transmission, droits souvent piétinés par la logique des droits individuels; et que le progrès n’était certainement pas d’aller vers toujours plus de droits si cela signifiait toujours moins de bien commun.

        Cette notion d’un sens de l’histoire est au cœur de l’ADN du progressisme et ne disparaîtra qu’avec lui.

    Malheureusement, l’idée énoncée par Marcel Gauchet que l’écroulement des idéologies prométhéennes comme le marxisme entraînerait " l’écroulement de l’idée de l’histoire comme porteuse d’une nécessité intrinsèque qui conduit vers l’émancipation " s’est révélée fausse. Tout simplement parce que cette notion d’un sens de l’histoire est au cœur de l’ADN du progressisme et ne disparaîtra qu’avec lui.

    À observer la résignation de bien des conservateurs devant chaque “avancée sociétale”, comme s’il était vain de s’opposer à la marche du monde, il apparaît évident que la droite elle-même est largement contaminée par cette hérésie et qu’il est temps que la pensée conservatrice remette le sens de l’histoire, sociétal ou pas, au placard des lubies progressistes dont il n’aurait jamais dû sortir.

    L. DANDRIEU – Valeurs Actuelles

     

  • L’idéologie du bonheur avant le droit à la liberté

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    Nos élites actuelles incarnent la grandeur ou la pusillanimité, la faiblesse, la lâcheté.

    Aujourd’hui, une crise de leadership terrible est due à la crise de caractère, à une crise de la famille, parce que c’est dans la famille que les gens se forment, développent le leadership, développent le caractère. Cette crise de la famille, cette désintégration mondiale de la famille, surtout en Europe et aux Etats-Unis, aboutit à des personnes sans caractère qui ne peuvent pas être des leaders.

    Le leadership, c’est fondamentalement une question de caractère. Ce n’est pas être le roi, ce n’est pas une position sociale, ce n’est pas une fonction. Le leadership, c’est un mode d’être. Des gens véritables leaders n’ont aucun pouvoir, parce qu’ils sont magnanimes et humbles, parce qu’ils ont un sens de la grandeur et un sens du service. Aujourd’hui, en Europe et aux Etats-Unis, les leaders en place n’auraient jamais dû avoir le pouvoir. On est choqué en voyant ce misérabilisme moral.

    Des nullités crasses ne méritent pas le pouvoir, ne dirigent rien du tout, et pourtant ils ont le pouvoir, détruisent notre civilisation. Mais il y a des gens derrière eux. Ceux qui dirigent sont derrière eux. Ce n’est pas de la conspiration. Des gens extrêmement riches veulent le pouvoir pour eux-mêmes, veulent diriger notre planète, manipulent les personnes au pouvoir. Et les personnes au pouvoir ne sont pas élues par le peuple, mais par la finance. La finance contrôle les médias. Les hommes politiques arrivent au pouvoir par la finance et les médias. Ces gens très riches possèdent les moyens d’information, donnent les mots d’ordre qui sont immédiatement suivis. Donc les politiques au pouvoir sont des marionnettes, des marionnettes qui ne nous dirigent pas, des marionnettes dirigées par des gens très influents, des gens qui ont une vision désastreuse de la personne humaine, des gens qui veulent assouvir leur pouvoir.

    La soif de pouvoir, c’est une réalité, c’est le cœur humain. Il y a une décomposition complète du leadership. Il n’y a plus de leader, il y a seulement des manipulateurs, derrière la scène, qui influencent et orientent les hommes politiques.

    Un petit groupe de personnes très riches ayant une vision lamentable de l’être humain dirigent ces marionnettes. Ils sont en train de créer un chaos mondial, un chaos total parce qu’ils veulent ce chaos, afin de canaliser et infléchir la civilisation. Et au-dessus, il y a d’autres personnes, ceux qu’on appelle « les sauveurs ». Ceux qui viendront lorsque le chaos sera instauré, comme sauveurs. Ces « sauveurs » très différents, super sympathiques, beaux, gentils, doux, agréables, souriants, ressemblent plutôt à l’Antéchrist, c’est-à-dire des gens qui veulent ce chaos parce qu’ils veulent arriver comme libérateurs.

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  • Un jour prochain le Brésil envahira-t-il la France?

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    En ce moment l’or est en train de devenir d’une importance stratégique capitale. Avec frénésie, des banques centrales en achètent des quantités encore jamais vues! Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) parlent d’ailleurs depuis des années de créer une monnaie adossée à l’or. Dès lors (jeu de mots facile) l’or, cette matière première stratégique, deviendra un enjeu économique tellement important qu’elle deviendra probablement un déclencheur de guerre, tout comme le pétrole.

    C’est déjà le cas en Afrique où le Rwanda pille depuis des années des richesses minières du Congo. Alors, imaginez si le prix de l’or était multiplié par dix, voire bien plus encore!! Puisque 80% des gisements d’or de la planète ont déjà été exploités; il ne reste que 20% des réserves mondiales dans le sol; après il n’y en aura plus.

    L’OR EST DONC UNE MATIERE QUI VA SE RAREFIER DE PLUS EN PLUS.

    Aussi, de grands spécialistes internationaux des métaux précieux prédisent un prix de l’or probablement multiplié par dix (voire bien plus) dans les années à venir. Ne serait-ce que pour faire baisser artificiellement les dettes des États. Par exemple si demain les USA décident que le prix de l’once d’or (31,1 grammes) ne vaut plus 3000 dollars, mais 30.000 dollars, aussitôt leur réserve d’or de 8000 tonnes vaudra dix fois plus que sa valeur actuelle!!! Et dans les lignes comptables, cela rééquilibre automatiquement une partie de leur dette. En réévaluant l’or par décision politique, un État peut en théorie se désendetter instantanément. Pour illustrer ce fait, les réserves de 8000 tonnes d’or des USA ne valent absolument pas 37 000 milliards de dollars (montant de la dette US actuelle), mais à peine 800 petits milliards.

    Cependant, s’il est décidé que l’once d’or ne vaut plus 3000 dollars, mais 142.000 dollars (exemple caricatural très souvent cité par les économistes américains) du jour au lendemain les 8000 tonnes d’or des USA vaudront 37 000 milliards de dollars!!! Soit le même montant que leur dette. Et sur une ligne comptable: 37 000 – 37 000 = zéro. Abracadabra, tour de magie, sur le papier les USA sont à l’équilibre financier. Sans rien faire. Et surtout sans déclencher une guerre civile en piquant les économies des citoyens sur leurs comptes en banque pour rembourser la dette.

    Il en va de même pour les BRICS. S’ils réévaluent l’or les premiers, le montant de leur réserve d’or explosera automatiquement à la hausse. Et leur richesse augmentera tout autant. De votre côté, imaginez que vous puissiez instantanément multiplier le montant de vos économies par cinq, dix, vingt, voire plus, en claquant simplement des doigts, hésiteriez-vous à le faire?

    Ainsi, pour les spécialistes des métaux précieux, dans les années à venir la réévaluation de l’or est une quasi-certitude. Il n’y aura pas le choix.

    Et le jour où cela se fera, les pays possédant de grosses réserves d’or dans leur sol seront les grands gagnants; car sous leurs pieds reposera une richesse phénoménale!!! Et devinez quel pays possède des gisements d’or extraordinaire? La France! avec la Guyane française. Dès 2014 France Info nous indiquait déjà dans un article que la Guyane possédait une des plus grosses réserves d’or du monde!

     

    https://la1ere.franceinfo.fr/2014/03/07/la-guyane-la-plus-grande-reserve-d-or-du-monde-129861.html

     

    Valeur actuelle: des dizaines de milliards d’euros. Si demain l’or est réévalué: des centaines de milliards. Peut-être plus encore!

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