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sciences

  • La grippe aviaire: la transmission à l’homme…

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    … est-elle possible avec toutes les souches?

    H7N9, H5N1, H5N6… QUELLES DIFFÉRENCES ENTRE LES SOUCHES?

    Il existe de nombreuses souches de grippe aviaire, désignées par deux lettres (H et N) suivies de chiffres. Ces lettres correspondent à des protéines situées à la surface du virus: l’hémagglutinine (H) et la neuraminidase (N). Leur combinaison donne naissance à des virus différents, plus ou moins dangereux.

    H5N1: c’est la souche la plus médiatisée. Très pathogène pour les oiseaux, elle peut parfois contaminer l’homme. Depuis 2022, elle a causé des hécatombes dans les élevages de volaille à travers le monde, y compris en France. Elle a aussi été retrouvée chez certains mammifères (renards, ours, vaches), ce qui inquiète les virologues.

     

    H7N9: moins connu du grand public, ce virus est moins mortel pour les oiseaux mais plus dangereux pour l’humain en cas d’infection. Il ne se transmet pas facilement entre humains, mais son taux de mortalité élevé préoccupe aujourd’hui les experts.

    H5N6, H9N2…: d’autres souches circulent également, avec des degrés variables de dangerosité. Certaines sont suivies de près par les experts, notamment en Asie du Sud-Est où les contacts entre volailles et humains sont fréquents.

     

    RISQUE DE TRANSMISSION A L’HOMME: FAUT-IL S’INQUIETER?

    À ce jour, aucun cas humain de H7N9 n’a été signalé aux États-Unis suite à cette détection. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) précise que le virus ne se transmet pas facilement d’homme à homme. Les personnes les plus exposées sont celles qui travaillent en contact direct avec les volailles, comme les éleveurs ou les vétérinaires.

    En revanche, une mutation du virus pourrait changer la donne. D’où l’importance d’une surveillance accrue et de mesures strictes dans les élevages. En attendant, quelques règles simples permettent de limiter les risques: cuire la volaille et les œufs à cœur, éviter tout contact avec des animaux malades, et respecter les règles d’hygiène si vous visitez des fermes ou des marchés.

     

    POURQUOI CETTE SURVEILLANCE EST SI IMPORTANTE?

    La résurgence du H7N9 rappelle une chose: la grippe aviaire est une menace en constante évolution. Les virus peuvent muter, franchir la barrière des espèces, et s’adapter à de nouveaux hôtes. C’est pourquoi les experts en santé animale et humaine collaborent étroitement dans une approche dite “One Health”, qui considère la santé de l’homme, de l’animal et de l’environnement comme interdépendantes.

     

    Face à cette alerte sanitaire, la prudence est donc de mise, mais pas la panique. En France comme ailleurs, la surveillance épidémiologique est renforcée et les systèmes de détection rapide sont en place.

     

    À SAVOIR

    Le virus H7N9 est classé parmi les souches de grippe aviaire à potentiel pandémique par l’Organisation mondiale de la santé. Cela signifie qu’il présente un risque élevé pour la santé publique si jamais il devenait capable de se transmettre efficacement entre humains

    Mesvaccins.net

  • Le réveil des volcans est un vrai danger

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     …à la différence du prétendu réchauffement climatique

    Si un super volcan entrait en éruption, les clameurs des pleureuses réchauffistes ne seraient plus qu’un murmure inaudible. L’écologie punitive, ses normes extravagantes, sa cenSSure médiatico-judiciaire, la culpabilisation des téléphages abrutis, tout cela serait vain. L’humanité serait confrontée à un véritable chaos climatique. Rien à voir avec les vaticinations des bouffons du GIEC.

    IL Y A 74 000 ANS, NOTRE ESPECE A FAILLI DISPARAITRE

    La catastrophe de Toba fut la plus grande éruption volcanique de ces trois derniers millions d’années. Née de l’explosion du volcan Toba au Nord de l’île de Sumatra, elle dégagea une énergie au moins cinq mille fois plus puissante que la bombe de Hiroshima, produisant un boum supersonique qui fit plusieurs fois le tour de la Terre.

    L’éruption a duré une vingtaine d’heures au cours desquelles une colonne incandescente d’une hauteur estimée à 40 kilomètres a dispersé sur 50 millions de km2, soit l’équivalent de la surface de l’Eurasie, une couche de cendres jusque dans l’océan Indien, la mer de Chine et la mer d’Arabie. Tandis que les laves ont coulé pendant plusieurs semaines. La quantité totale d’éjectas volcaniques est estimée à environ 9000 km3.

    De nombreux paléoanthropologues considèrent que l’hiver volcanique provoqué par les cendres de cette super-éruption dans l’atmosphère a eu non seulement un impact désastreux sur la faune et la flore, mais a amené l’espèce humaine à la quasi-extinction. Il ne restait plus que quelques milliers d’humains sur toute la terre. Cela pourrait expliquer la pauvreté de la diversité génétique de notre espèce.

    Les réchauffards seraient contents, les super éruptions refroidissent l’atmosphère

    Ces bateleurs ne crèveraient pas de chaud, asphyxiés par le CO2, mais il seraient étouffés par les cendres volcaniques en se pelant les miches. L’étude paléoclimatique des carottes de glace du Groenland montre une corrélation entre l’éruption du Toba et le renforcement de la période glaciaire pendant un bon millénaire.

    Il y a 74 000 ans, les nuages de cendres projetés dans la stratosphère ont plongé l’ensemble du globe dans un "hiver atomique" d’une décennie. La moyenne des températures a chuté d’environ 3 à 4°C sur plusieurs années, avec des baisses locales de l’ordre de 15°C dans les régions continentales, et de 20 à 25°C près des pôles.

    Les herbivores mouraient faute de plantes. Les carnivores faute de proies. Et les humains ont dû s’entre-tuer avant de manger les survivants. Façon dystopie hollywoodienne. À part que ce n’était pas du cinéma. Quand le ciel s’est dégagé, les glaces ont mis plusieurs siècles à fondre, et il fallut mille ans pour que le climat global redevienne comme avant.

    J’en profite pour rappeler que nous sommes encore dans une période glaciaire et que, malgré le léger réchauffement de 1860 à 2005, les températures sont toujours en dessous des moyennes historiques.

    ÇA POURRAIT SE REPRODUIRE…

    Le Toba n’est pas éteint! Au cours des 74 000 années passées, la caldera s’est soulevée de 1200 mètres pour former l’île de Samosir.

    Et elle continue à monter d’un centimètre/an.

    Preuve que ça bouillonne toujours dessous.

    Mais ce n’est pas le seul volcan inquiétant.

    On n’est pas dans le domaine des hypothèses farfelues comme avec les professeurs Tournesol du GIEC. On s’appuie sur des observations factuelles récentes, incontestables. Ainsi en 1815 (il y a 210 ans, une paille à l’échelle géologique) les humains ont passé une année entière sans été ni chaleur et plusieurs années glaciales ensuite.

    Un volcan indonésien, le Tambora s’était réveillé, produisant des nuées ardentes, des tsunamis et des pluies de cendres. Il avait éjecté beaucoup de fumée et de particules dans l’atmosphère bloquant le rayonnement solaire, refroidissant la Terre et détruisant la vie.

    Les aérosols projetés dans la stratosphère ont voilé la lumière du Soleil et provoqué un hiver volcanique pendant trois ans. Avec des moyennes de température très en dessous des normales, des chutes de neige en plein été dans les latitudes tempérées, des pluies diluviennes et l’absence presque totale d’ensoleillement.

    L’hémisphère nord fut le plus touché avec des récoltes de céréales et de pommes de terre ravagées en Chine, en Europe et en Amérique du Nord. Les famines se multiplièrent, comme les épidémies de typhus. Les récoltes étaient maigres, le froid glacial, et des centaines de milliers de personnes mouraient de cachexie quand ce n’était pas d’hypothermie. Une partie de l’Europe occidentale et centrale migra vers les Amériques, et aux USA depuis la côte Est vers le Midwest.

    L’éruption du Krakatoa en 1883 produisit des effets similaires à ceux du Tambora, tsunamis et nuées de cendres obscurcissant le ciel, modifiant le climat jusqu’en Europe, mais pendant moins longtemps. Il y avait alors des communautés chrétiennes, hindouistes et bouddhistes en Indonésie, qui cohabitaient plus ou moins bien avec les mahométans. Ceux-ci accusèrent les "infidèles" d’être responsables de l’éruption, et en profitèrent pour en massacrer plusieurs millions. Un génocide délibérément occulté, comme la traite négrière en mer rouge, afin de ne pas attiser la haine contre "nos frères musulmans qui nous aiment tant" (copyright crétin Bergoglio).

    LE CO2, UNE RIGOLADE A COTE DU DIOXYDE DE SOUFRE

    Il s’agit d’un gaz dense et toxique, considéré comme la première cause de désastre dans une éruption massive. En 1991, le Pinatubo considéré comme éteint (!) se réveilla et expédia 15 millions de tonnes de SO2 dans l’atmosphère.

    Et c’était une "petite" éruption.

    Quand il est éjecté par un volcan, ce gaz monte jusqu’à la troposphère puis atteint la stratosphère. Des petites particules s’agrègent en aérosols et restent suspendues pendant plusieurs années. Elles captent la lumière du soleil et la reflètent directement vers l’espace, en empêchant son rayonnement de réchauffer la Terre. La petite éruption philippine de 1991 avait fait baisser la température terrestre de 0,5°C.

    Les climatologues sérieux, ceux qu’on n’invite jamais à la télé, craignent que le réveil de très anciens volcans entraîne des chutes de température bien supérieures. Mais il n’y a pas que ça. En bloquant les rayons du Soleil dans la troposphère, la strate dans laquelle se forment les variations météorologiques, les particules de soufre pourraient empêcher les chutes de pluie, notamment les moussons.

    Or, sans pluie en Asie et en Afrique, les récoltes se tariront. Les économies plongeront, les tensions ethniques s’intensifieront et la famine tuera des millions de personnes.

    Lorsque les humains ont faim, ils sont enclins à suivre les raclures qui leur promettent de faire bombance à condition d’aller se servir chez les voisins. Mahomet ou Hitler, djihad ou lebensraum, mêmes ressorts.

    LE PLUS GROS RISQUE IMMINENT SERAIT PEUT-ETRE YELLOWSTONE?

    C’est la caldera monumentale de 71 x 45 km d’un volcan très ancien, qu’on croyait endormi depuis 642.000 ans, qui pourrait se réveiller plus tôt que prévu. Dans un environnement volcanique omniprésent. Sources chaudes, micro-séismes, mini-éruptions, geysers.

    Des analyses récentes des cendres montrent que les conditions préalables à l’explosion de ce géant assoupi pourraient être réunies en quelques décennies. Ou moins.

    Si le majestueux volcan de Yellowstone situé dans le parc national éponyme dans l’État du Wyoming USA entrait à nouveau en éruption, la catastrophe aurait un impact planétaire. Avec des conséquences sans doute pires que lors de l’explosion du Toba parce que les humains sont beaucoup plus nombreux et dépendent de technologies vulnérables.

    Les géologues croyaient que plusieurs siècles seraient nécessaires à l’afflux de magma pour atteindre le volume critique dans la chambre située sous la caldera. Or cette transition s’est accélérée. L’écorce terrestre a enflé de 70 centimètres depuis 1975. Le réservoir magmatique a presque triplé de volume, accumulant et amplifiant les écoulements.

     "C’est incroyable de voir à quel point très peu de temps suffit à un système volcanique endormi pour être au bord de l’éruption", a déclaré le docteur Hannah Shamloo, vulcanologue de référence sur place.

    Selon l’agence américaine Geological Survey, le volcan de Yellowstone est un des plus surveillés du monde. Une multitude de capteurs et de satellites observent en permanence le moindre de ses mouvements, mais on sait qu’en cas d’éruption, on ne pourrait pas faire grand-chose.

    Les personnes travaillant sur le volcan endormi ont ordre de rassurer le public. De dire que la probabilité d’une explosion massive serait la même que celle d’une collision avec un astéroïde.

    Pourtant, sous leurs pieds, la cocotte-minute siffle et bouillonne en permanence. Mais il faut éviter la panique. Et avant le sauve-qui-peut, empêcher la fuite des capitaux.

    Christian Navis

     

    https://climatorealist.blogspot.com

     

     

  • Instaurer les pouvoirs de la société civile

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    J’ai abordé le mensonge de l’État sur la dette publique (Le mensonge d’État sur la dette publique – Riposte Laique) puis ces trois principales causes avant hier (Les trois causes de l’endettement Français – Riposte Laique) et hier le renversement de l’Etat providence (Renverser l’État providence – Riposte Laique). Je propose pour terminer cette série quelques suggestions pour instaurer un nouveau régime pleinement démocratique, au profit des pouvoirs de la société civile dans d’autres domaines: 1. territoires, 2. école, 3. santé, 4. innovation.

    En proposant hier le principe absolu de la souveraineté populaire, les lois étant adoptées à la seule condition de la double votation directe et indirecte, la France ne doit plus être affublée d’un mot qui en précède la grandeur intrinsèque. Nous sommes tous ensemble la France. Il nous faut donc une nouvelle constitution simple, non pas une VIe République, mais une France souveraine et démocratique. Un Parlement élu faisant et votant en première lecture et soumettant chaque année à la votation après débat et trois ou quatre administrations centrales dirigées par des très hauts fonctionnaires rendant compte annuellement au Parlement.

    Concernant les pouvoirs de la société civile, et sans être exhaustif, quatre domaines peuvent déjà illustrer l’esprit d’une révolution politique majeure où la société civile doit recouvrer sa liberté et sa responsabilité.

    LA GESTION DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

    Mille pays français disposeraient des compétences dans le seul domaine régalien à gérer localement: l’aménagement du territoire, soit l’équivalent des parties communes d’une copropriété: voirie et espaces publics, eau et propreté, là encore sans aucun droit sur la société civile. Ces mille pays seraient le résultat de la suppression des communes, départements et régions pour des aires géographiques devant comprendre environ 50.000 habitants pour des raisons d’autonomie locale, soit au maximum 1.300 entités locales, les villes constituées de taille supérieure se maintenant pour des raisons évidentes de cohérence géographique.

    La France disposerait alors de moins de 1.000 entités politiques locales au lieu des 36.000 communes, environ 100 départements, 13 régions et autres entités à l’instar du Grand Paris. Rappelons que nous avons le record du nombre des élus: 568.000 avec leurs indemnités, leurs hôtels de département et de région au coût prohibitif. 1.000 entités avec leurs conseils réunissant 1/1000 de la population, c’est 50 élus par entité, soit 50.000 élus et une économie de 518.000 élus dans le pays. La cession des biens, la liquidation des administrations représentera une économie rapide en dizaine de milliards.

    Ces milles pays se gèrent selon les mêmes règles de travaux en assemblée locale des élus du pays avec votation annuelle locale des électeurs pour entériner les décisions d’investissements et de gestion des infrastructures comme une assemblée générale de copropriété.

    L’ECOLE ET L’UNIVERSITE

    Elle appartient de plein droit à la société civile dans une démocratie digne de ce nom. Elle est donc gérée directement par les familles en association, assumant son financement, ses équilibres, ses investissements, la qualité des enseignements, l’autorité. Nos contemporains devraient se souvenir que pendant des siècles, partout dans le monde, les écoles, les facultés et les bibliothèques étaient gérées par la société civile: des personnes investies, des institutions religieuses, des entreprises mécènes, des bienfaiteurs, etc.

    En réduisant la taille de l’État à ses trois fonctions régaliennes majeures, le budget de l’Etat serait d’environ (budget 2024):  Intérieur 26 milliards, Justice 12 milliards, Défense 50 milliards sans oublier la collecte d’impôts réduisant les fonctions de finances à environ 40 milliards pour un total de 128 milliards ; pour un budget actuel de plus de 300 milliards.

    La société civile retrouverait instantanément une liberté et une responsabilité d’investir dans chacun des domaines où elle est seule légitime à agir soit les 87 milliards de l’Éducation nationale et les 28 milliards des universités et de la recherche, les 30 milliards des solidarités, les 15 milliards des transitions écologiques, etc. soit une marge de manœuvre économique redonnée à chacun de nous par l’abandon de 170 milliards d’impôts confiscatoires. C’est la société civile qui retrouve toute ses libertés.

    Les écoles privées démontrent tous les jours que la société civile sait agir, organiser, gérer, s’investir avec un souci d’excellence, de qualité pour les collégiens et étudiants en respectant les enseignants. Tout cela démontrerait aussi que l’enfant scolarisé a un coût, qu’il a de ce fait des devoirs, que les parents sont en responsabilité car ils financent et que les institutions sont redevables à leurs payeurs d’une performance éducative, sans idéologie. C’est la libération et l’émancipation de l’école de l’emprise doctrinaire de ceux qui préfèrent la République dogmatique à la démocratie véritable du peuple souverain gérant par lui-même ses affaires.

    LA SANTE, L’HOPITAL ET LES SOINS

    Là encore, la création des premiers hôpitaux et l’histoire de ces institutions magistralement décrite par Raymond Le Coz dans La naissance de l’hôpital (HSMx1998x032x002x0139.pdf) montre bien que l’hospitalité et les soins ont été inventés à l’initiative de la société civile. Dans ce domaine, plusieurs options sont à envisager, exposées ici succinctement.

    L’assurance maladie est un choix fort de solidarité nationale où nous mutualisons volontairement notre santé pour bénéficier d’une prise en charge qui en fait n’est pas gratuite puisque nous la finançons sur notre travail entre employeur et salariés.

    Les mutuelles ont joué un rôle éminent dans la bonne gestion et le financement des établissements connaissant les besoins localement. Cet engagement politique et social a prouvé son efficacité sociale.

    Le financement privé, entreprises, dons et legs, existent dans de nombreux pays et il a démontré lui aussi son efficacité. Il serait d’autant plus possible que nous baissons les prélèvements obligatoires de 170 milliards soit de plus de 50 %.

    L’économie du soin passe aussi par une mise en pleine responsabilité des médecins et de leur ordre devant le Parlement. Ils doivent réhabiliter la pratique clinique, les thérapeutiques efficaces de molécules connues et un sens aigu de leur responsabilité économique et humaine face à la nation qui les forme. L’économie de la santé ne pose pas en soi de difficulté majeure pour autant que les oligarchies médicales soient elles aussi démantelées, du fait de leur influence toxique comme l’a démontré l’affaire des opiacés aux USA. (Crise des opioïdes: un " deal " à 26 milliards de dollars aux Etats-Unis | Les Echos)

    L’INNOVATION ET LA RECHERCHE

    La société civile est compétente pour inventer, créer, chercher, distribuer et commercialiser. Concernant l’innovation, celle-ci tient très largement à la capacité d’invention dont l’expérience démontre qu’elle a toujours commencé dans des petites organisations. Les Google, Amazon, Facebook, Apple ne sont pas nés dans des grands groupes constitués. Autrefois, les IBM, Ford ou les industriels de l’automobile en France sont nés du mécénat, de la passion et de petites entreprises. De même pour l’aéronautique, etc. Là encore brisons les croyances et les mythologies. La plupart des inventions viennent de multiples structures de taille intermédiaires ou d’initiative de personnes ou de petits groupes créatifs ; ce qui interdit de soutenir des conglomérats qui luttent contre l’innovation réelle.

    Parce que l’innovation ne naît pas chez ceux qui ont intérêt à préserver leur rente de situation, il est déjà indispensable d’éviter les concentrations économiques nocives. Mais aussi, dans l’intérêt de tous et pour protéger les institutions démocratiques, la loi antitrust doit s’appliquer en France et pour toute entreprise voulant travailler en France. Il est parfaitement documenté en science économique que la concentration économique favorise la corruption des Etats, l’oligarchie antidémocratique et la cartellisation des affaires. A débattre pour le détail, mais les banques doivent être divisées, la grande distribution divisée, aucun acteur ne doit peser dans son secteur plus de 10 % de l’activité locale ou nationale. La liberté l’impose d’autant que ces conglomérats deviennent des usines administratives onéreuses à l’instar des Etats dont elles sont des copies dans le secteur marchand. 

    Mais cette liberté et la responsabilité collectives économiques sont indispensables pour assumer les risques et les quelques égarements au sein de chaque métier et profession. Je rappelle pour l’exemple l’affaire des dentistes (Dix ans de procédures intentées par l’Ordre contre les centres déviants – Ordre National des Chirugiens-Dentistes). D’ailleurs, les métiers (chambre des métiers) et les entreprises (chambre de commerce et d’industrie) se sont historiquement toujours regroupés naturellement sur les territoires par secteur d’activité dans des corporations puis des branches pour partager leurs préoccupations et leurs enjeux communs, en mutualisant des actions indispensables à leur développement dans les pays et au niveau national. La recherche appliquée appartient naturellement à la société civile.

    En conclusion de ces quatre articles, je crois que nos contemporains ne perçoivent pas que nous sommes au bout d’une organisation de nos Etats rationalistes et bureaucratiques, Leviathan insatiable et doctrinaire qui voulait enrégimenter toutes nos vies, souhaité par les cercles de la raison, qui voulaient diriger nos sociétés en confisquant progressivement tous les pouvoirs et les libertés locales. Il y a dans ce socialisme d’Etat une lente dérive vers un totalitarisme providentiel et intrusif dans toutes les dimensions de nos existences.

    Cette époque se termine pour de multiples raisons, mais la conséquence en est que l’Etat est à mettre à sa place strictement régalienne et que l’instauration des libertés inhérentes à une société civile responsable sera le seul avenir probant des sociétés européennes si elles veulent créer, innover, tisser des liens forts dans nos communautés de pays et rayonner par la qualité de vie de ces sociétés de liberté. Notre effondrement en cours démontre chaque jour que nous avons fait totalement fausse route pour des raisons idéologiques.

    Il faut créer le mouvement de la démocratie pour l’instauration d’une société civile libre. J’espère avoir ouvert quelques horizons sans autre prétention que de contribuer à l’avènement d’une nouvelle France libre et prospère.

    Pierre-Antoine Pontoizeau

    P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLR)