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Histoire - Page 2

  • Le sens des traditions

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    Notre époque obsédée de rupture a perdu le sens de nombre de nos traditions. Mais ce n'est pas parce que nous ne les comprenons plus qu'elles sont devenues obsolètes.

    Par Laurent Dandrieu

    Dissertant, la semaine passée, sur les pas de quelques écrivains britanniques, sur l’intérêt qu’il y a pour les sociétés à ne pas rejeter aveuglément les préjugés, mais au contraire à les révérer comme une forme de savoir issu d’une sagesse immémoriale, nous avions lu sous la plume de Roger Scruton que "ceux qui les partagent ne sont pas nécessairement capables de les expliquer ou de les justifier": raison pour laquelle notre époque rationaliste s’en méfie, comme elle se méfie plus largement des traditions. Car pourquoi suivre une règle dont plus personne ne comprend la cause?

    Or, pour Chesterton (encore un Anglais, Dieu nous pardonne!), que plus personne ne sache la cause d’une tradition est une raison supplémentaire de trembler avant de l’écarter". Prenons le cas d’une barrière ou d’une grille érigée en travers d’un chemin. Le réformateur moderne s’en approchera tout content en disant: “Je n’en vois pas l’utilité, enlevons-la!” Ce à quoi un réformateur plus intelligent ferait bien de répondre: “Si tu n’en vois pas l’utilité, je ne te laisserai certainement pas l’enlever. Va-t’en et réfléchis. Puis quand tu pourras revenir me dire que tu en vois l’utilité, alors, peut-être, je te laisserai la détruire".

    Ce paradoxe repose sur le bon sens le plus élémentaire. La barrière ou la grille n’ont pas poussé là toutes seules. Elles n’y ont pas été mises par des somnambules qui les auraient construites dans leur sommeil. C’est très improbable qu’elles aient été installées par des aliénés, qui pour une raison ou une autre auraient été lâchés dans la rue. Non, une personne avait bien des raisons de penser que ce serait une bonne chose que de la mettre ici. Et jusqu’à ce que nous sachions quelle était cette raison, on ne peut certainement pas juger si elle était, de fait, raisonnable. Si une chose établie par des êtres humains, comme nous-mêmes, nous semble complètement dénuée de sens et pleine de mystères, il est plus que probable que nous avons oublié tout un aspect du problème".

    DEFAIRE EN PENSANT FAIRE

    L’exemple que prend Chesterton d’une barrière en travers d’un chemin prend plus de force encore, près d’un siècle après qu’il l’eut imaginé, alors qu’après avoir éradiqué les haies qui bordaient nos champs sous prétexte de remembrement et de modernisation de l’agriculture, il nous aura fallu des décennies pour redécouvrir, sous l’effet des catastrophes produites par leur suppression, les excellentes raisons pour lesquelles on les avait tout d’abord plantées… On croirait que c’est pour prophétiser cette moderne aberration que Chesterton écrivait: " Les gens ne savent pas ce qu’ils sont en train de faire parce qu’ils ne savent ce qu’ils sont en train de défaire".

    NOTRE EPOQUE SE JUGE INCOMPARABLEMENT SUPERIEURE A TOUTES CELLES QUI L’ONT PRECEDEE.

    C’est tout l’intérêt de la tradition, et partant du préjugé et du lieu commun: n’avoir plus à faire que nos propres erreurs, en étant dispensé de refaire celles de nos prédécesseurs, dont l’expérience nous protège. Et tout le drame de notre modernité: par un "provincialisme du temps" (belle expression de T. S. Eliot), qui fait que notre époque se juge incomparablement supérieure à toutes celles qui l’ont précédée, qu’elle considère avec le mépris teinté de commisération qu’a le dessinateur génial pour le gribouillage d’un bambin maladroit, avoir considéré la tradition et l’expérience comme des vieilleries dépassées, des breloques infantiles facilement remplaçables par notre modernité technicienne.

    LA TRADITION FINIRA PAR PARAITRE ORIGINALE

    Il en va de la tradition comme du préjugé et du lieu commun: c’est par un orgueil mal placé que le plus souvent on les méprise, par désir de passer pour original, ou parce qu’on se croit supérieur parce qu’original. C’est la tragédie d’une époque qui a placé l’originalité au-dessus de la vérité, ou plutôt qui ne croit plus en la vérité, seulement en l’originalité: aller fièrement dans le mur, pour le plaisir de se distinguer.

    Le seul avantage d’une telle absurdité est qu’au bout d’un temps, c’est la tradition qui finira par paraître originale. Laissons le mot de la fin, cette fois, à un Français, Henry de Montherlant: " Il est tellement important de dire quelque chose qui exprime ce qui est réellement qu’il faut respecter les lieux communs, car huit ou neuf fois sur dix, ils expriment la réalité. Il est très bien d’être original, mais à condition d’être original en disant vrai".

  • Toujours moins d’églises

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    et plus de mosquées: le Grand remplacement en marche

    Pas moins de 5 000 églises sont menacées de disparaître d’ici 2030 en France, avertit la "Fondation du patrimoine", un organisme qui s’engage depuis de longues années pour la préservation et la restauration des sites religieux (églises et chapelles) du pays.

    Alors qu’on dénombrait 137 disparitions entre 1905 et 2015 (soit en 110 ans), on en comptait 411 en 2023.

    Autrement dit, 274 églises ont été "désacralisées" en huit ans, Tout aussi rapide est la désaffectation des édifices cultuels communaux: 140 de 1905 à 2015, puis 186 depuis dix ans, renseigne "La Banque des territoires", un organisme intégré à la Caisse des Dépôts crée en 2018 et qui se présente comme un partenaire financier majeur des acteurs locaux en France.

    Cette situation critique serait due à la baisse de la pratique religieuse, au manque d’entretien et aux difficultés financières des communes, propriétaires de plus de 40 000 de ces lieux.

    "Désacralisées", selon la terminologie canonique, ces églises sont souvent vendues, transformées en lieux culturels, restaurants, ou parfois détruits.

    Le Grand remplacement ne s’opère pas seulement au niveau du peuple. Mais passe surtout par la disparition des églises et l’apparition accélérée de mosquées. Avec minarets et muezzins.

    Pendant que les églises disparaissent, les mosquées poussent comme des champignons…vénéneux.

    Actuellement, la France compte environ 2 600 lieux de culte musulmans. Cette évolution marque une augmentation massive sur les cinquante dernières années, le pays ne comptant qu’une dizaine de mosquées au milieu des années 1970.

    Le Mélenchon en est ravi. Le Macron aussi. Rien d’étonnant: c’est le tandem qui "pédale" pour le Grand remplacement.

    Le Grand remplacement s’est déjà opéré totalement en football (hommes et femmes). Il est aimé et applaudi par les Français. Des compétitions de football françaises sont délocalisées dans les monarchies rétrogrades du Golfe. Le Trophée des champions 2026 entre le PSG et l’OM s’est joué au Koweït, le 8 janvier dernier.

    Depuis que le PSG est tombé sous la coupe du Qatar, le football français ne cesse de se prostituer pour les pays du Golfe.

    Et les Français applaudissent et en redemandent.

    Le handball et le basketball ne vont pas tarder à être également complètement remplacés.

    A l’instar du Paris-Dakar, qui est disputé depuis 2020 en Arabie saoudite, le Tour de France va bientôt aussi se délocaliser dans ce pays havre de démocratie et de liberté.

    Il n’y a que le rugby qui demeure authentiquement français. Et il dérange. Il faudra le "dissoudre". Si Antoine Dupont veut continuer à exercer son sport favori, il devra se rallier à la religion d’Allah. Il s’appellera Mohamed Antoine Ben Dupont. S’il veut rester capitaine de l’équipe de France, il devra s’appeler cheikh Ben Dupont.

    s de problème, par contre, pour cheikh Mbappé, le capitaine de la sélection de football. Il a déjà accompli le pèlerinage à La Mecque. Il faudra juste qu’il porte la barbe, un short qui couvre les genoux et un maillot avec le drapeau saoudien.

    On fournira à tous les joueurs des tapis de prière quand ils sont obligés de se prosterner à leur entrée sur le terrain et après un but marqué, pour rendre grâce au Tout-puissant. C’est lui qui marque les buts des musulmans.

    Les terrains de football, partout dans le monde, sont souillés par les crachats des joueurs. Un musulman ne peut pas se prosterner là où un mécréant a craché ou un chien a uriné. Dès qu’un joueur a marqué un but, il doit courir vers la ligne de touche pour prendre un tapis sain et propre et retourner sur le terrain pour se prosterner. Toute prosternation sur un terrain souillé sera " récompensée " par des coups de fouet Allahiens. En direct. Sur le champ.

    C’est la charia du football islamique. Le monde entier doit s’y plier.

     

    Messin’Issa

  • La fabrique de la barbarie

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    La civilisation n'est pas chose innée. Refuser de la transmettre, c'est transformer la société en une machine à produire des sauvages.

    Par Laurent Dandrieu

    Ayant choqué son monde politico-médiatique en utilisant le mot “barbares” pour qualifier les émeutiers qui ont saccagé, et parfois même tué, pour “célébrer” la victoire du PSG, le ministre de l’Intérieur a récidivé à propos de l’assassinat d’une surveillante scolaire par un collégien dont il s’avère qu’il est incapable de témoigner la moindre empathie pour une victime choisie au hasard ni la moindre conscience de la gravité de son acte. Comme c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures indignations factices, l’extrême gauche avait dénoncé une obsession “raciste”. Le drame de Nogent a permis à Bruno Retailleau de préciser sa pensée: c’est bel et bien une "société du laxisme" qui a entraîné une " fabrique de barbares ".

    L’une des conséquences les plus effroyables de la décivilisation en cours est que nous ne savons plus qui nous sommes. Et que, ne sachant plus ce qu’est une civilisation, nous ne savons plus la protéger. Nous avons cru, oubliant la leçon des totalitarismes, que la civilisation était un acquis. L’ensauvagement de la France nous réapprend, à nos dépens, que c’est une construction fragile.

    "Celui qui articule mal"

    Quand les Grecs inventèrent le concept de “barbares”, ce n’était pas, comme on dirait aujourd’hui, pour “stigmatiser les étrangers”, mais pour désigner ceux qui étaient étrangers à leur civilisation; et plus encore pour désigner ceux qui étaient étrangers à la civilisation même. Car, avant de parler de “barbare”, les Grecs parlaient de “barbarophone”: c’est-à-dire, nous rappelle Jean-François Mattéi dans la Barbarie intérieure, "celui qui articule mal".

     

     

    Le barbare est celui qui n’est pas assez civilisé pour maîtriser un logos et s’exprime par grognements plutôt que par arguments. Par extension, c’est celui qui ne saura s’exprimer que par la violence, par la destruction, sans même pouvoir en donner les raisons, sans même les connaître. À l’évidence, nous y sommes.

    NOUS SOMMES TOUS DES BARBARES EN PUISSANCE

    Mais puisque le barbare est l’inverse du civilisé, nous sommes tous des barbares en puissance, comme nous le rappelait l’histoire de Victor, ce sauvageon trouvé au XIXe siècle dans les forêts de l’Aveyron, qui, faute de socialisation, était resté à l’état sauvage. Socrate, déjà, disait que seule la dialectique, c’est-à-dire l’usage de la raison, permet à l’homme de s’extraire de son " bourbier barbare " et d’accéder à la lumière du bien.

    Chaque génération a besoin d’être civilisée par l’éducation et la culture, sous la houlette des générations précédentes.

    Simone Weil, elle, voyait la barbarie comme " un caractère permanent et universel de la nature humaine qui se développe plus ou moins selon que les circonstances lui donnent plus ou moins de jeu ". D’où que chaque génération ait besoin d’être civilisée par l’éducation et la culture, sous la houlette des générations précédentes.

    L’APPRENTISSAGE DU NIHILISME

    C’est précisément ce que nous ne faisons plus. Nous scolarisons chaque année des centaines de milliers d’enfants issus de l’immigration, arrachés à leur culture d’origine, à qui nous refusons, amalgamant l’assimilation à un processus d’exclusion, d’offrir la nôtre. À nos propres enfants, nous ne la transmettons pas davantage, tant par la faillite de notre système scolaire que par cette auto-culpabilisation qui nous fait regarder notre propre civilisation comme responsable de tous les maux de la planète.

    OUI, LA CIVILISATION EST UNE CONQUETE DE TOUS LES JOURS.

    Pour toute morale, nous offrons à nos enfants le tri sélectif des ordures et le refus de trier entre les valeurs. Nous les avons privés de tout repère, famille, morale, culture, jusqu’à la stabilité de la société que nous avons sacrifiée au culte du tourbillon de la nouveauté, et nous nous étonnons qu’ils ne comprennent pas même le sens du mot “transgression”. Nous nous sommes résignés à ce qu’ils délaissent cette école d’empathie qu’est la lecture et avons sacralisé comme “culture jeune” ces jeux vidéo qui sont souvent l’apprentissage du nihilisme. Au nom de la modernité, nous les avons abandonnés à l’esclavage des réseaux sociaux.

    Si, heureusement, seule une minorité bascule dans la violence, nous avons bien transformé notre société en une fabrique de la barbarie, et il est aussi imbécile de s’étonner des conséquences que de prétendre les endiguer par une seule politique sécuritaire qui ignorerait le combat civilisationnel. Oui, la civilisation est une conquête de tous les jours. Et les politiques qui ne s’en avisent pas ne sont que des pantins criminels.