Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

MANDARINE

  • La Cour de cassation supprime la correction parentale

    Imprimer

    Si l’on résume: en affirmant qu’il n’existe pas de "droit de correction parentale" la Cour de cassation a infirmé la relaxe en appel d’un père de famille poursuivi pour avoir administré des gifles et des fessées sur ses deux enfants mineurs, alors qu’il avait écopé en première instance d’une condamnation à 18 mois d’emprisonnement avec sursis, avec retrait de son autorité parentale.

    Si tout le monde s’accorde à dire que les sanctions corporelles ne sont pas la solution, et qu’il existe trop de cas de maltraitance où les violences gratuites et habituelles sont le quotidien des familles dysfonctionnelles, j’ai la faiblesse de les distinguer de la fessée ou de la gifle réflexe qui pourrait partir du bras d’un parent excédé de voir son enfant se rouler par terre au milieu des rayons confiserie d’un supermarché, ou en riposte à un coup ou à une injure à l’endroit de sa mère…

    L’éducation n’est pas une science infuse, et si certains enfants sont plus faciles que d’autres, il peut exister des situations où l’appel à l’autorité nécessite une réponse immédiate et ferme, et je me demande combien d’enfants sont devenus des adultes psychopathes du seul fait de s’être fait tirer l’oreille lorsqu’ils l’avaient mérité.

    Il convient de rappeler que les parents sont la première autorité à laquelle les enfants se confrontent, et avec laquelle ils se construisent. De même qu’il ne peut y avoir d’autorité de l’État sans violence légitime, je ne vois pas comment il pourrait y avoir une autorité parentale si l’enfant qui a pris une gifle méritée voit ses parents être condamnés par la Justice, à moins de considérer que cet enfant puisse continuer à s’imaginer comme un être surpuissant pour qui l’intolérance à la frustration est un droit.

    L’éducation basée sur l’absence de sanctions et la satisfaction immédiate des désirs de l’enfant n’aboutit qu’à l’émergence d’individus asociaux incapables de respecter les règles de vie en société et réfractaires à toute forme de hiérarchie, concentrés sur la seule satisfaction de leurs besoins personnels, sans considération ni empathie pour autrui. Certains enfants n’ont pas besoin que leurs parents en arrivent à leur administrer une fessée ou une gifle, d’autres hélas ne comprennent qu’à travers cette réponse qui, si elle est justifiée et nécessaire, n’a pas besoin de se reproduire.

    Le tout est de ne pas être dénoncé par la voisine à cheveux bleus éducatrice spécialisée qui laisse des gamins se faire torturer ou violer pendant des années sans faire le moindre signalement mais qui va vous envoyer au tribunal et vous faire perdre la garde de votre enfant parce que vous avez répondu par une gifle à son comportement en tentant d’éviter qu’il ne devienne une racaille…

     

    Sébastien Jallamion

  • Crise agricole, surtout choix politique

    Imprimer

    Ce qui se passe dans l’agriculture française n’est pas un simple problème sanitaire, ce n’est pas une simple crise agricole, c’est un choix politique.

    Depuis des mois, des paysans voient leurs troupeaux détruits. Des vaches élevées pendant des années sont abattues. Des familles entières regardent disparaître leur travail, leur héritage leur vie. On leur dit, c’est pour la santé publique, c’est pour prévenir une maladie, c’est une mesure de précaution.

    Depuis quand protéger la santé consiste-t-il à ruiner ceux qui nourrissent le peuple? Dans l’histoire moderne, la maladie a souvent servi de justification pour imposer des décisions que le peuple n’aurait jamais acceptées autrement. Aujourd’hui, on utilise la peur, on utilise l’urgence, on utilise le mot sanitaire pour faire taire toute contestation. Mais derrière les chiffres, derrière les rapports, il y a des hommes, des femmes, des paysans qu’on sacrifie. On ne soigne pas un pays en détruisant ses racines. Une vache, ce sont des années de travail, un investissement lourd, une transmission familiale, une sécurité alimentaire.

    Quand un gouvernement ordonne l’abattage massif, il ne détruit pas seulement des bêtes, il détruit des vies. Et après, on s’étonne du désespoir rural, des suicides agricoles, de la colère des campagnes. Mais qui crée cette situation? Le vrai danger n’est pas la vache. Le vrai danger n’est pas le paysan. Le vrai danger, c’est la concentration du pouvoir alimentaire. Quand les petits éleveurs disparaissent, qui reste? Les grandes structures, les circuits contrôlés, les décisions centralisées.

    Et comme la nourriture ne vient plus du champ voisin, mais d’un système lointain, opaque, le peuple perd sa souveraineté sans s’en rendre compte. Chaque fois qu’un État affaiblit volontairement ses producteurs locaux, cela mène toujours aux mêmes résultats: dépendance, inflation, contrôle. On commence par dire, c’est temporaire. Puis on dit, c’est nécessaire. Et un jour, le peuple se rend compte qu’il ne décide plus, ni de ce qu’il mange, ni de ce qu’il produit, ni de ce qu’il transmet à ses enfants.

    Les paysans français sont la colonne vertébrale de la nation. Une nation qui détruit ses paysans se détruit elle-même à petit feu.

    Pourquoi la destruction des vaches sous prétexte de maladie est-elle une erreur et surtout un précédent dangereux? À qui cette politique profite-t-elle réellement? Pourquoi les petits disparaissent-ils et les grands survivent-ils? Comment la peur sanitaire devient-elle un outil de domination?

    Aucun peuple libre n’accepte volontairement sa propre ruine. Comment fait-on pour lui faire accepter l’inacceptable? On utilise la peur. Quand un gouvernement veut imposer une décision brutale, il ne commence jamais par le débat, il commence par l’urgence. Il dit il faut agir vite. Il n’y a pas d’alternative. Celui qui pose des questions est irresponsable. Et le mot magique apparaît: maladie. À partir de ce moment-là, tout devient justifiable: l’abattage massif, la ruine économique, le silence imposé parce que la peur ferme la bouche et endort l’esprit critique.

    On nous dit c’est par précaution. Mais depuis quand la précaution signifie-t-elle détruire des troupeaux entiers? Indemniser mal ou tardivement, laisser des familles sans avenir?

    Une vraie politique sanitaire protège la santé, l’économie, la dignité humaine. Ici, on ne protège qu’une chose, le système. Quand un petit paysan est touché, la sanction est immédiate: abattage, fermeture, silence. Mais quand les grandes structures sont concernées, on parle de dérogation, on parle d’adaptation, on parle de solutions techniques. La maladie frappe tout le monde, mais la sanction ne frappe que les plus faibles. Ce n’est pas de la santé publique, c’est de la sélection économique.

    Le paysan indépendant est difficile à contrôler. Il produit localement, il vend localement, il pense librement. Alors, on ne l’attaque pas frontalement, on l’épuise, on le décourage, on le pousse à abandonner. L’abattage massif n’est pas qu’un acte sanitaire. C’est un message politique: vous êtes remplaçable. Dans ce système, le petit élevage est vu comme un problème, il est trop humain, trop enraciné, trop autonome. Alors on le sacrifie au nom du bien commun. Mais un bien commun qui détruit ceux qui nourrissent la nation, est-ce encore un bien commun?

    Partout où cette méthode a été appliquée, d’abord la peur, ensuite la destruction locale, puis la centralisation, le résultat a toujours été le même: dépendance alimentaire, explosion des prix, perte de souveraineté. C’est un fait historique.

    La santé ou le paysan, c’est un mensonge, c’est un faux choix. Un État sérieux peut protéger la santé sans détruire son agriculteur. Quand il ne le fait pas, c’est qu’il poursuit un autre objectif.

    À qui profite réellement la destruction de l’élevage local? Pourquoi les petits disparaissent-ils? Pourquoi les grandes structures gagnent-elles? Comment le contrôle alimentaire se met-il en place sans vote?

    Dans ce monde, quand certains perdent tout, d’autres gagnent. Chaque fois qu’un petit paysan ferme, qu’une ferme familiale disparaît, qu’un troupeau est abattu, le vide ne reste jamais longtemps. Il est rempli par des grandes structures, par des groupes industriels, par des circuits longs. La disparition du petit n’est pas une perte pour le système, c’est une opportunité.

    Un pays avec mille petits producteurs indépendants est difficile à contrôler. Un pays avec dix grands fournisseurs centralisés est facile à gérer, facile à réguler, facile à surveiller, facile à orienter. La centralisation alimentaire est un rêve de pouvoir.

    Quand la nourriture vient du pays, et plus encore du local, il y a un lien humain, on peut poser des questions, on peut comparer, on peut refuser. Quand la nourriture vient d’un système lointain, on n’a plus de choix, on a des étiquettes, des décisions prises ailleurs, des prix imposés. Moins de paysans, moins de liberté, plus de mal bouffe.

    On nous dit que les normes sont les mêmes pour tous. C’est faux. Les grandes structures ont des juristes, des services administratifs, elles arrachent le petit paysan à sa terre, à sa famille. Quand on empile les règles, on ne protège pas la santé, on élimine les plus fragiles. La crise sanitaire devient alors un accélérateur. Ce qui aurait pris dix ans se fait en quelques mois.

    Des troupeaux disparaissent, des dettes explosent, des vocations meurent. Et pendant ce temps, les grandes chaînes se renforcent, les importations augmentent, le pouvoir se concentre.

    Ce modèle a déjà existé ailleurs. On l’a vu en Afrique, en Amérique latine, en Europe de l’Est. Toujours le même scénario. Fragiliser le local, imposer des règles inadaptées, utiliser une crise, centraliser La France n’est pas une exception, elle est une étape. Quand les paysans disparaissent, le prix monte, la qualité baisse, le choix disparaît. Ce que nous perdons, nous ne pourrons plus le racheter.

    On nous dit c’est temporaire, c’est pour notre bien. Mais jamais on ne nous dit qui décide, qui contrôle, qui profite. Le silence est stratégique.

    Pourquoi un peuple qui ne nourrit plus lui-même devient-il dépendant? Comment la perte agricole mène-t-elle à la perte politique? Pourquoi ce combat dépasse-t-il la France?

    UN PEUPLE QUI NE CONTROLE PLUS SA NOURRITURE NE CONTROLE PLUS SON DESTIN.

    On parle souvent de souveraineté, politique, militaire, économique. Mais la première souveraineté, la plus fondamentale, c’est la souveraineté alimentaire. Avant de voter, avant de manifester, avant de parler, il faut manger. Celui qui contrôle la nourriture n’a pas besoin de contrôler le reste.

    Au cours de l’histoire, chaque pays qui a perdu sa capacité à nourrir son peuple a perdu sa capacité à décider librement, parce qu’un pays dépendant importe à n’importe quel prix, accepte n’importe quelle condition, subit n’importe quelle pression.

    La dépendance alimentaire est une arme silencieuse. L’élevage local, ce n’est pas du folklore rural, ce n’est pas du passé, c’est une sécurité, une stabilité, une indépendance.

    Quand on détruit les troupeaux, quand on décourage les éleveurs, quand on remplace le local par l’importé, on fragilise volontairement la nation. On nous dit, ne vous inquiétez pas, il y aura toujours à manger. Mais à quel prix? Avec quelle qualité? Sous quelles conditions?

    L’abondance contrôlée n’est pas la liberté. C’est une dépendance déguisée. En Afrique, on a fait abandonner les agricultures locales. On a promis la modernité, l’efficacité, le progrès. Résultats: importations massives, vulnérabilité, perte de contrôle. Ce que la France vit aujourd’hui, d’autres l’ont déjà vécu hier.

    Un pays qui protège ses paysans protège son peuple. La mission d’un État n’est pas de casser ceux qui produisent, de centraliser à l’extrême, de gouverner par la peur. Sa mission est de garantir l’équilibre, de protéger les plus exposés, de penser le long terme. Un État qui oublie cela prépare sa propre fragilité. On ne négocie pas le droit de produire, le droit de nourrir, le droit de transmettre. Quand un peuple accepte de perdre cela, il perd plus que des fermes, il perd son avenir.

    Quelles sont les conséquences concrètes pour les citoyens? Pourquoi les prix montent-ils? Pourquoi la qualité baisse-t-elle? Pourquoi tout cela n’est-il que le début?

    Quand les paysans disparaissent, quand les troupeaux sont abattus, quand la production locale recule, le prix ne monte pas par magie, il monte parce que l’offre diminue, la dépendance augmente, la concurrence disparaît. Moins de producteurs, plus de pouvoir pour ceux qui restent.

    Et ce pouvoir ne va pas aux citoyens.

    Quand l’élevage est local, le citoyen peut choisir le producteur, la méthode, la traçabilité. Quand l’alimentation devient industrielle et centralisée, le choix disparaît, on mange ce qu’on nous donne, on fait confiance à des étiquettes, on s’habitue à une qualité qui baisse lentement jusqu’à ce que cela devienne la norme. La perte du paysan, c’est aussi la perte du goût, la perte de la diversité, la perte de la transparence.

    Un citoyen qui dépend d’un système centralisé pour se nourrir est un citoyen vulnérable, parce que demain, le prix peut doubler, le produit peut disparaître, la condition peut changer, et il n’y aura plus d’alternative locale.

    La dépendance alimentaire, c’est une sorte de captivité moderne. Quand les campagnes se vident, les villages disparaissent, les services ferment, la cohésion sociale s’effondre. Et ce vide se répercute sur les villes: pression sur le logement, déséquilibre économique, tensions sociales. La destruction rurale n’est jamais confinée à la campagne. Elle finit toujours par toucher tout le pays. Ce sont des paysans ruinés, des prix en hausse, une qualité en baisse.

    Quand les résultats contredisent les promesses, ce n’est plus une erreur, c’est un choix. Les paysans paient par leurs impôts le financement de politiques inefficaces, pour un panier chaque jour un peu plus cher.

    Pendant ce temps, les décisions continuent sans remise en question réelle. Le peuple paie, mais ne décide pas. Ce que nous voyons aujourd’hui n’est qu’un avant-goût. Si cette logique continue, la dépendance augmentera, les marges se concentreront, le citoyen perdra encore plus de contrôle. Ce qui est perdu aujourd’hui par les paysans sera gagné demain par BlackRock et Vanguard, et impossible à reconstruire demain.

    D’après Ibrahim Traoré, chef d’État du Burkina Faso.Jean Saunier

  • Quand LFI rêve de crucifier l’enseignement catholique

    Imprimer

    Photo: la fusée à Toulouse

    La France n’a pas contracté de dette entre 1958 et 1974 sauf avec l’accident de 1968 pour un déficit de 1%. L’endettement a commencé en 74 avec le centriste Giscard d’Estaing pour un déficit de 1,5%. L’accélération de la dette a commencé en 1981 avec les 35 heures et un déficit de 3,5% de 1981 à 1995.

    De 1950 à 1968, le temps de travail annuel était de 1900 heures. Depuis il n’a cessé de chuter, passant à 1800 heures en 1970, à 1580 heures  en 1981, puis à 1400 heures depuis l’an 2000.

    Le travail hebdomadaire est passé de 47 h en 1970 à 36 h de nos jours.

    La richesse créée par le travail des Boomers a permis d’industrialiser la France.

    1945 à 1960: la France a construit 120 grands barrages hydroélectriques.

    Entre 1960 et 1970, la France a engagé et construit 50 réacteurs nucléaires et, depuis les années 1980, la France est devenue résolument antinucléaire.

    Entre parenthèses, Macron a fermé 2 centrales nucléaires et, en même temps, 156 barrages ont été déconstruits sur ordre de l’Europe pour permettre le retour des poissons migrateurs.

    En 1962, la France a lancé le programme Concorde et celui-ci a décollé pour la première fois à Toulouse en 1969. NDLR: je l'ai vu, je suis née et habite Toulouse

    EN 1960, la France a lancé son programme spatial. Avec la fusée diamant et un satellite baptisé Astérix, le premier tir a eu lieu en 1965.

    Pour créer ces richesses, les Boomers ont beaucoup et durement travaillé. Dans les années 1970 à 1980, il y avait 80 morts d’accidents du travail par million de salariés, aujourd’hui c’est 30 par million.

    À l’époque, pour se rendre au travail, c’était au mieux la 2 chevaux, mais le plus souvent le vélo (non électrique), la marche à pied ou des transports en commun, rares et inconfortables.

    Dans les années 70, il n’y avait que 3 lignes de retenue sur la fiche de paye. Sur un salaire brut de 1350 francs, le salaire net était de 1235 francs et 115 francs de retenue. On ne nourrissait pas des crasseux à ne rien faire. Les hippies se démerdaient sans aide sociale.

    Aujourd’hui sur un salaire brut de 1350 euros, le salaire net est de 1047 euros, retenue 303 euros, et le coût pour l’employeur de 1414 euros.

    Lire la suite