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actualité - Page 49

  • La crèche, citadelle pour notre civilisation

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    Un récent guide inclusif, promu par la commissaire à l'Égalité de l'Union européenne, déconseillait de faire référence à Noël… Alors que l'âme de la civilisation occidentale se trouve menacée, il est urgent, à rebours de la haine des racines chrétiennes qui ont fait l'Europe, de redécouvrir le mystère de la nativité du Christ.

    Par Père Danziec

    Jésus, Marie, Joseph. L’image, par excellence, du foyer ardent et uni. Cette sainte famille – rejetée de tous, méprisée par la bien-pensance, pointée du doigt par les conformistes et réduite à l’isolement à l’extérieur de Bethléem – se trouve en mesure, une fois encore en ce Noël 2021, de réchauffer les cœurs abattus et de réconforter les âmes qui désespèrent. Telle a toujours été l’inattendue pédagogie de Dieu : laisser la liberté aux hommes de tomber bas, très bas même, jusqu’à ce qu’ils s’avilissent et fassent le mal, pour finalement confondre les superbes et les puissants par la médiation des petits et des sans-grades. Goliath vaincu par David. Le roi Hérode déconfit par le Divin Messie. Les hordes anglaises stoppées par une jeune fille en armure. Les lubies soixante-huitardes pleines de condescendance rattrapées par la patrouille de la réalité au point de ne plus faire florès.

    Tant qu’il y aura des personnes pour s’agenouiller dans la crèche, prier le petit Jésus et puiser dans la mangeoire des forces pour mener un combat à la fois spirituel et culturel, la chrétienté et la France n’auront pas dit leur dernier mot.

    À l’heure où notre socle civilisationnel craque de toutes parts, la célébration de la naissance du Christ fourbit des armes de lumière. La crèche représente une citadelle d’espérance pour notre civilisation en danger. En son sein réside une chaleur communicative propre à allumer les contre-feux nécessaires face à la décadence. Du coup d’État démographique aux réductions dramatiques de nos libertés, de la destruction de la famille à l’effondrement de l’école, de la remise en cause de nos traditions au “wokisme” qui cherche à revisiter nos coutumes, oui, nos permanences ont fait leur lit dans la paille de Bethléem. Revenir à la source n’est pas seulement une œuvre de piété, elle est une condition de notre continuité.

    Qui, pourtant, il y a plus de deux mille ans, aurait parié sur cette pauvre étable misérable, ouverte aux quatre vents ? Dans cette crèche, c’est la fidélité qui domine et la confiance qui maintient. La transcendance, les miracles, les vertus. L’union de tous, des CSP+ et des classes populaires, la farandole des mages et des bergers, qui savent que quelque chose de plus grand qu’eux domine leur existence : Jésus-Christ, le Sauveur tant attendu. Celui qui nous sauve de nos ennemis et nous préserve des faux frères. Celui qui nous garde des dangers ou nous donne l’énergie pour les surmonter. Celui qui a vaincu la mort et qui nous rejoint dans nos pauvretés. Jésus, celui qui n’usait pas de cette maudite langue de buis qui étouffe l’authenticité de la foi et aseptise le message de l’Évangile.

    Les progressistes de tout poil, aux périphéries du monde comme dans l’intérieur même de l’Église, voudraient nous voler notre joie. Noël ne serait pas assez inclusif. Le sapin avec ses guirlandes ? Un terrible danger pour l’avenir de la planète. Le foie gras ? Un crime contre la bienveillance animale. La crèche dans nos mairies ou nos magasins ? Une insulte à l’endroit de ceux qui ne croient pas. Les liturgies latines et grégoriennes, la messe traditionnelle de saint Pie V ? Un affreux retour en arrière. Pourtant Noël, c’est tout cela et bien plus encore. L’allégresse du 25 décembre se décline aussi dans le chant de l’ Adeste fideles ou celui des Anges dans nos campagnes . La messe de minuit à minuit pile et la procession à la crèche. Le bonheur qui contamine la nef lorsque le prêtre dépose l’Enfant Jésus dans la mangeoire. La compassion pour les jeunes enfants de chœur qui s’endorment sur leurs bancs. L’éclairage du sanctuaire à la bougie. Le chocolat chaud partagé sur le parvis. Les “Joyeux Noël !” distribués comme autant de tendresses dont tout le monde est assoiffé.

    Noël nous invite, tous et chacun, à revisiter nos racines et à chanter la gloire de ce Jésus qui a mis le feu aux poudres de notre Rédemption. L’étoile des bergers a véritablement inauguré un monde nouveau. Un écosystème qui nous rappelle qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir, que la noblesse vaut mieux que la jouissance et que seul le pardon est capable de transfigurer nos désirs de vengeance. Un cadre évangélique enseignant que les choses ne valent que ce qu’elles coûtent, affirmant que si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu, et soulignant que Jésus, dès sa naissance, a mis sa peau au bout de son exemple.

    Noël, dans ses scintillements et ses recueillements, fait prendre conscience, à ceux qui savent encore s’émerveiller, que le Divin Enfant a marqué le début d’une civilisation formidable et indépassable. Faite de héros et de saints. De courage et d’abnégation. De sacrifices et de prières. Une civilisation menacée qui reste à défendre, envers et contre tout. Pour nous-mêmes et notre avenir. Et, surtout, celui de nos enfants.

    * Le père Danziec est prêtre et chroniqueur sur le Club VA.

  • PENCHONS-NOUS SUR LES DÉPENSES DE L’IMMIGRATION ET DES ÉLUS

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    Novembre 2024. En plein débat sur le budget, des voix relancent le débat autour de la suppression d’un jour férié.

    Antoine Armand, ministre de l’économie et des finances, sur LCI, juge "la proposition très intéressante à regarder de près ". Il confirme dans Les Echos: " Une piste parmi d’autres".

    Laurent Saint-Martin, ministre du budget, se montre ouvert au débat: "Je pense que tout ce qui permet à notre pays de montrer qu’on peut participer à l’effort de redressement va dans le bon sens".

    L’option est ravivée en ce 11 Novembre 2024, l’un des onze jours fériés inscrits au calendrier des Français. Certains plaident pour supprimer un second jour chômé dans l’année afin de réaliser des économies budgétaires, après l’instauration du premier jour de solidarité, le lundi de Pentecôte.

    Jean-François Copé, maire de Meaux, accueillait Michel Barnier et déclara: " Il n’y a jamais de bon jour férié à supprimer. On connaît tout ça par cœur, et pour avoir été ministre du budget, je peux témoigner, je me souviens encore du débat sur la suppression du jour de Pentecôte que nous avons courageusement fait avec Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin. La réalité, c’est qu’il n’y a jamais de bonnes économies, personne ne les supporte. Regardez le débat absurde entre nous, sur la suppression du jour de carence pour la fonction publique, alors que le privé n’en bénéficie pas. Regardez les débats sur travailler une heure de plus, sur travailler un an de plus. En réalité, on a tous nos bonnes raisons.

    Moi, le pense qu’on n’a pas besoin d’un jour férié pour commémorer. Il y a mille manières de commémorer sans pour autant ne pas travailler; ou alors ça veut dire que nous avons 65 millions de Français qui sont au pied des monuments aux morts le jour du 11 novembre, ça se saurait.

    En réalité, les commémorations, c’est une chose, le jour férié, c’en est une autre. Que nous conservions pour des raisons symboliques des jours comme le 14 Juillet, je peux l’entendre mais il me semble que le jour férié, c’est une manière de faire des économies dans un pays qui a besoin de dépenser beaucoup pour préserver notre modèle social, il faut effectivement travailler plus".

    Pendant son discours, Michel Barnier écarta cette mesure: " C’est une journée fériée à laquelle nous sommes attachés".

    En effet, tous les voyants sont au rouge. D’après la publication de l’INSEE en date du 27 Septembre 2024, la dette publique s’établit à 3 228, 4 milliards d’euros, à 103,5% du PIB.

    Le déficit public pourrait dépasser les 6% du PIB à la fin de l’année.

    La dette sociale, qui correspond à l’accumulation des déficits successifs de la Sécurité sociale, s’élève à 130 milliards d’euros, dont 16,6 milliards d’euros prévus pour 2024.

    Un rapport sénatorial publié fin Septembre estimait que la création d’une seconde journée de solidarité permettrait d’engranger" 2,4 milliards d’euros de recettes supplémentaires".

    Depuis cinquante ans, et notamment depuis l’ère Macron, les politiques, tous bords confondus, dilapident les fonds publics et engrangent une dette exorbitante. Le remboursement des intérêts dépasse le budget de l’Education nationale. Alors, ils cherchent des économies en bouts de chandelle qui ne résolvent pas le problème: suppression d’un jour férié, multiplication des taxes en tout genre, alourdissement des impôts … Des gens qui, pour la plupart, n’ont jamais travaillé, osent parler de travail et donner des leçons de travail.

    Ils visent uniquement et exclusivement le peuple, mais ne remettent jamais en question leur politique, leur gabegie, et leurs privilèges. Le peuple de la République est davantage taillable et corvéable que le peuple de l’Ancien Régime. Tout augmente: le contrôle technique des véhicules, les timbres postaux, les mutuelles de santé, les fruits et légumes, la viande, les PV de stationnement, la CSG, les carburants, les assurances, les abonnements bus, les frais bancaires, le gaz, EDF Enedis, le tabac … Mais les exemples de détournement de fonds publics, de dépenses inutiles, d’engloutissement des ressources foisonnent.

    Les associations d’aides aux clandestins tiennent un rôle dans divers domaines: en théorie l’asile, l’intégration, et l’aide humanitaire, mais en pratique, la réalité est bien différente.

    LES DIX ASSOCIATIONS D’AIDE AUX CLANDESTINS REÇOIVENT DES SUBVENTIONS DE L’ÉTAT.

    COALLIA: 148 372 477, 42 euros.

    France Terre d’Asile: 65 341 297, 24 euros.

    Croix -Rouge Française: 50 473 148,88 euros.

    Groupe SOS Solidarités: 47 338 455, 93 euros.

    France Horizon: 29 541 475, 44 euros.

    Entraide Pierre Valdo: 29 019 434, 21 euros.

    Forum Réfugiés: 29 019 434, 21 euros.

    Association Aurore: 24 469 571, 76 euros.

    Alteralia: 14 905 283, 02 euros.

    Equalis: 12 847 800, 73 euros.

    Le système COALLIA est un scandale financier, le tout avec l’argent des contribuables. Cette association, active dans l’hébergement d’urgence et les activités médico-sociales, est largement subventionnée par les pouvoirs publics. C’est aussi une maison de retraite dorée et pour certains une corne d’abondance.

    En 2019, 257 574 euros de salaire pour le directeur général, Arnaud Richard. 160 000 euros pour le directeur régional d’île de France. 130 000 euros pour son adjointe. Entre 80 000 et 100 000 euros pour un directeur d’unité territoriale.

    Une gestion opaque, une nébuleuse de hauts fonctionnaires, un pied dans la politique, l’autre dans les affaires. L’association fait penser à une entreprise privée, avec sa hiérarchie, ses passe-droits, son résultat annuel.

    Emmanuelle Cosse, ex-ministre du logement sous Hollande, est recyclée, élue présidente de COALLIA, entreprise sociale pour l’habitat en 2019.

    Combien d’associations de ce type, pilotées par des dirigeants véreux et avec l’argent public?

    Les élus, nationaux, régionaux, départementaux, européens, en surnombre, par leurs salaires, par leurs retraites, par leurs avantages en nature, par leurs privilèges de toutes sortes, plombent les finances publiques, et n’hésitent pas à augmenter régulièrement leurs rétributions.

    Au bout de cinq années de cotisation, un député touche une retraite moyenne de 1500 euros par mois. Pour 42 années de cotisation, un employé touchera 1000 euros en moyenne.

    Au bout de deux mandats de six ans chacun, un sénateur peut toucher plus de 3700 euros de retraite par mois.

    La retraite des élus n’est pas prise en compte dans l’écrêtement (8200 euros) des indemnités d’élus.

    Une cotisation retraite d’élu rapporte en moyenne 6,50 euros pour un euro cotisé pendant vingt ans. Un salarié du régime général touche entre 0,87 et 1,57 euro pour un euro cotisé pendant quarante-deux ans.

    Un élu peut cumuler différentes retraites, jusqu’à cinq retraites.

    Un élu peut travailler en touchant sa ou ses retraites sans plafond de montant. Le citoyen peut le faire, mais sans dépasser la valeur de son dernier salaire.

    Les cotisations retraites des élus peuvent être abondées par les collectivités, un parlementaire peut toucher sa retraite à taux plein avec moins d’annuités de cotisation.

    Une partie de la pension de retraite des parlementaires est insaisissable, même en cas de fraude ou d’amende.

    Un salarié lambda du régime général a droit à deux ans d’allocation chômage, un député a droit à cinq ans d’allocation chômage.

    La fraude dans la déclaration de patrimoine d’un élu vaut 30 000 euros d’amende. La fraude d’un citoyen pour faux et usage de faux d’un document délivré par l’administration est punissable de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

    Un parlementaire touche une indemnité représentative de frais de mandat, IRFM, de 5770 euros par mois pour un député et de 6200 euros par mois pour un sénateur. L’usage n’est pas contrôlable. Le député et le sénateur n’ont de compte à rendre à personne.

    Durant son mandat, un élu peut s’acheter une permanence, payer ce bien avec l’IRFM, argent public, et le garder ou le vendre pour son bénéfice personnel.

    Les restaurants trois ou cinq étoiles de l’Assemblée Nationale et du Sénat coûtent très peu cher aux élus.

    On parle de réduire le nombre de fonctionnaires, mais jamais celui des parlementaires, des conseillers régionaux, des députés européens, dont les émoluments et les privilèges coûtent une fortune.

    La pension de réversion d’un élu décédé est de 66% sans condition de ressources du survivant. La pension de réversion d’un salarié du privé est de 54% sous condition de ressources du survivant.

    L’indemnité de fonction d’un député et son IRFM ne sont pas imposables.

    Un député a droit au remboursement des frais de taxi parisiens.

    Un ancien sénateur et un ancien député ont droit à la gratuité à vie en première classe SNCF.

    Un ancien sénateur et son conjoint ont droit au remboursement de la moitié de douze vols Air France par an et à vie.

    Un sénateur peut emprunter jusqu’à 150 000 euros à un taux préférentiel.

    Les frais d’obsèques des députés, de leurs femmes et de leurs enfants sont payés par l’Etat.

    Les anciens ministres, leurs conjoints et leurs enfants ont droit à la gratuité à vie des vols Air France et à la gratuité à vie des transports sur le réseau SNCF.

    Ne pourrait-on pas diminuer drastiquement le nombre d’élus? Revoir à la baisse les appointements et supprimer les privilèges rattachés à ces fonctions? Installer un pointage à l’Assemblée nationale afin que chaque député soit payé en fonction de sa présence? Stopper le versement de retraites à l’étranger? Supprimer les retraites versées aux étrangers arrivant en France à 65 ans? Réduire le train de vie des soi-disant élites?

    L’affaire des cabinets privés est un scandale d’Etat, avec corruption généralisée. De 2018 à 2022, l’État français a dépensé 2,4 milliards d’euros en cabinets de conseil. Plus d’un milliard en 2021. L’équivalent de plusieurs CHU flambant neufs. L’équivalent de dizaines de milliers de postes d’enseignants ou de soignants. Cette énorme somme aurait servi à du conseil informatique, de l’audit, ou la rédaction de rapports. Autant de choses qui peuvent être faites au sein de l’administration publique.

    Pour la moindre question sociale ou politique, le gouvernement Macron arrose des cabinets privés, avec des sommes astronomiques. Pour préparer la réforme des retraites: 600 000 euros au cabinet Roland Berger. Réformer la Caisse nationale d’assurance vieillesse: un million d’euros au cabinet Mac Kinsey. Organiser un baromètre de l’action publique: plus de trois millions d’euros pour l’entreprise Capgemini. Une stratégie de la santé: 1,1 million d’euros pour Mac Kinsey.

    Ces cabinets rendent des rapports qui donnent des recettes ultra-libérales et destructrices. L’argent public finance des entreprises privées chargées de démolir le service public. En 2018, le gouvernement décide de retirer 5 euros d’APL aux plus précaires: il donne 4 millions d’euros d’argent public à une société privée, qui est incapable de régler les problèmes informatiques liés à cette réforme.

    En fait, Macron arrose ses copains avec les caisses de l’Etat. Par exemple, le Directeur Général de "La République en Marche", Paul Midy, a travaillé pour le cabinet de conseil Mac Kinsey de 2007 à 2014. Il y était chargé de la "conduite de la réforme de l’Etat". Justement, ce cabinet américain a ramassé des millions de commandes publiques. Le directeur associé du cabinet, Karim Tadjeddine, a siégé avec Macron à la commission Attali, pendant le quinquennat de Sarkozy.

    Au total, la France a été gouvernée par ce cabinet privé, non par des gens élus. On a payé ces gens élus pour qu’ils entérinent les décisions des cabinets privés. Pendant le Covid, Mac Kinsey a orienté les choix de la stratégie vaccinale ou du Pass Sanitaire. Victor Fabius, fils de Laurent Fabius, est responsable de Mac Kinsey en France. Le rapport préconisant le Pass Vaccinal est validé par le papa Fabius au Conseil Constitutionnel.

    Plus encore, Mac Kinsey fait de l’évasion fiscale. L’entreprise n’a pas payé d’impôts en France depuis des années. Le siège social de Mac Kinsey est basé dans l’Etat du Delaware, aux États-Unis. Un paradis fiscal. La société a placé une simple boîte aux lettres dans cet État américain, sans y exercer d’activité réelle, et se trouve ainsi dispensée d’impôt sur les bénéfices.

    Concrètement: 329 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel pour McKinsey et 0 euro d’impôts payés. L’Etat français a passé un contrat de 17 millions avec cette entreprise en ignorant son statut fiscal? Impossible.

    Macron, président de la rigueur, qui a supprimé des profs et des lits d’hôpitaux pour faire des " économies ", qui parle de " dette ", qui baisse les minimas sociaux, qui rogne les acquis sociaux, a distribué des milliards d’euros à ses copains pour faire des Power Point minables destinés à justifier sa politique néo libérale. Et cette bande de voleurs a poussé le vice jusqu’à frauder fiscalement.

    L’association Contribuables Associés, en collaboration avec le chercheur Jean-Paul Gourévitch, a publié son étude en 2022: " Le coût de l’immigration". Prestations sociales, coûts de structure, coûts régaliens (police, gendarmerie, justice), coûts sociétaux (fraudes, prostitution, transports publics, trafics, délinquance), coûts humanitaires (droit d’asile), coûts éducatifs: le total se monte à 42,930 milliards d’euros.

    Surcoûts de l’immigration irrégulière (Aide Médicale d’Etat, procédure d’étrangers malades, prise en charge des mineurs non accompagnés, procédures visant les déboutés: 3,919 milliards d’euros.

    Aide publique au développement destinée à freiner les flux migratoires: 6,2 milliards d’euros avec une rentabilité quasi nulle.

    Investissements intérieurs pour améliorer la condition des immigrés: 2,535 milliards d’euros.

    Bilan comptable négatif de l’immigration: dépenses 153,190 milliards – recettes 112,928 milliards = 40,262 milliards d’euros.

    Entre 2020 et 2048, la Programmation Pluriannuelle de l’Energie chiffre les coûts de l’éolien à 160 milliards d’euros. Ces coûts considérables de l’éolien ne se justifient pas. Ils ne sont pas tous tracés, ni même décrits, par les autorités de contrôle. Ils accompagnent le développement d’une énergie inefficace. Inefficace au regard de l’objectif officiel de réduction des émissions de CO2, puisque la France a déjà une électricité décarbonée. Inefficace au plan technique car les éoliennes intermittentes ne garantissent pas le passage des pointes de consommation critiques et ne sont pas en mesure de remplacer le nucléaire.

    Ainsi, la gabegie financière touche toutes les composantes de la vie publique française. Et la liste n’est pas exhaustive. Face à la crise budgétaire, les solutions existent, mais les politiciens eux-mêmes responsables de cette récession et de ce marasme refusent d’analyser la réalité, et s’obstinent à cibler le peuple, au moyen de taxes et d’expédients stériles, inopérants, et improductifs, qui ne résoudront jamais le problème. La question du jour férié illustre à la fois la volonté de punir le peuple, l’impuissance des autorités, et la détermination des politiciens à conserver leurs privilèges. Un statu quo dévastateur et ravageur.

    Cette déclaration montre à quel point notre pays est malade de la bureaucratie: " Il s’agit d’une taxe du CNTC, qui est un sous-comité du CMML, qui a fait cette proposition avec l’IGEDD et l’IGA, dans le cadre du CEREMA, pour le fonds Barnier prévoyant donc une taxe à la DMTO dans le PLF qui comprend le FEC, mais dans un plan du SLGITC, dans le cadre du PPAL de la loi ELAN".

    Jean Saunier

  • Médiocrité partout. Médiocrité en tous domaines.

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    Et médiocre l’idée de mener une guerre industrielle contre des concurrents largement supérieurs en capacités de production. On voit le résultat en Ukraine et on le verra demain encore davantage si l’Occident attaque la Chine, ce qu’à Dieu ne plaise.

    C’est médiocre d’investir des dizaines de milliards dans des filières technologiques sans avenir, ou de tout miser sur des technologies qui nous mettent dans des situations de dépendance insolubles. Par exemple, le choix de batterie pour les véhicules électriques, qui suppose le recours à des minéraux dont la Chine représente 75% des capacités d’extraction et 98% des capacités de raffinage. Car la Chine a dix ans d’avance dans ce domaine et ne veut bien entendu pas partager ses savoir-faire.

    Et c’est médiocre encore d’ignorer les lois élémentaires de l’économie. Monsieur Le Maire, vous méprisez le petit peuple. Mais un petit boulanger, lui, il sait qu’il ne peut pas se fâcher avec le fournisseur de farine qui lui fait les meilleurs prix du marché.

    Avec vos 115% de dette publique sur le PIB et une économie de services, pensiez-vous vraiment donner des leçons de bonne gestion à un pays qui a seulement 15% de dette publique et dont le secteur industriel pèse 30% du PIB? Ce n’est pas la Covid, ce n’est pas la guerre en Ukraine qui nous affaiblissent durablement, c’est le traitement politique médiocre de ces événements.

    Médiocrité culturelle, ignorance crasse de l’histoire et de la géographie, sans lesquelles il n’y a pas de politique. On peut comme George W Bush devenir président des Etats-Unis et dire:

    "Nous avons un problème, la frontière entre l’Irak et l’Afghanistan est trop poreuse, en ignorant par le fait qu’il n’y a pas un kilomètre de frontière entre l’Irak et l’Afghanistan, et qu’ils sont séparés depuis seulement 2500 ans par l’une des plus grandes civilisations de l’histoire, la Perse, aujourd’hui l’Iran, avec des capacités scientifiques majeures, notamment son école mathématique.

    On peut, comme monsieur Macron, être candidat à la présidence de la République française et dire que la Guyane est une île.

    Et médiocre aussi le fait de s’auto-intoxiquer de sa propre propagande. Un journaliste, un Autrichien, je crois, disait déjà dans les années 30: "Les guerres commencent quand les politiques mentent aux journalistes, et quand le lendemain, ils croient ce qu’il y a d’écrit dans les journaux". Ce n’est pas idiot.

    La société occidentale est une société du mensonge et nos dirigeants finissent par fonder leurs décisions sur leurs propres mensonges. Et quand on sait que la société du mensonge mène inévitablement à une société de la censure, on ne peut s’étonner de la dérive totalitaire des sociétés occidentales.

    J’ai déjà eu l’occasion de le dire à cette tribune, à propos des grandes catastrophes industrielles de notre histoire récente comme Alcatel, j’avais dit: nous avons de grandes écoles, mais nous avons de faibles élites. Il faudra un jour approfondir la notion d’ignorant diplômé et essayer de comprendre les mécanismes qui sélectionnent en Occident depuis trente ans cette population d’ignorants-diplômés pour exercer le pouvoir. Je pense que ce serait un bon sujet de colloque pour l’Iliade, car ce n’est pas une voie de nature que d’être dirigé par des médiocres en Europe.

    La ressource existe dans tous les domaines, politique, économique, technique et scientifique, et l’on voit, tant en Europe qu’aux Etats-Unis, que de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer les manifestations et les causes du mal qui ronge l’Occident et qui fait se dresser le reste du monde contre lui.

    Pour cela, il faut avoir un objectif et une stratégie. L’objectif pour l’Europe ou pour certains pays européens, c’est de retrouver une indépendance au milieu de ce naufrage qu’est aujourd’hui l’Occident. Pour cela, il faut retrouver les voies de la différenciation et de la diplomatie.

    Nous ne sommes pas supérieurs, nous sommes différents, et comme on l’a vu, le début du déclin de l’Occident contemporain, dans les années 90, ça a coïncidé avec le fantasme d’une homogénéisation du monde, autour de concept politiques et économiques prétendument universels et sur la base d’une prétendue supériorité intellectuelle, managériale, technico-scientifique, que les faits démentent aujourd’hui.

    En faisant le constat lucide de nos forces et de nos faiblesses, qu’elles soient structurelles comme conjoncturelles, nous devons tendre à un nouveau modèle, il nous faut devenir un Empire du Milieu. Oui, comme la Chine, un Empire de notre Milieu.

    La Chine aussi avait fait des erreurs. Après un siècle de déclassement, la Chine de Mao Tsé Toung s’était égarée elle-aussi sur la voie de l’arrogance et vers la diffusion mondiale d’une idéologie et d’un modèle social prétendument universels, le maoïsme. Mais Deng Xiaoping et Xi Jinping ont rendu la Chine à sa Tradition, car la Chine, on l’oublie trop souvent, la Chine a été la principale puissance démographique et économique du monde pendant presque 4000 ans d’affilée, jusque vers 1800, sans avoir pour autant prétendu siniser le monde, comme nous, nous avons eu le fantasme de l’occidentaliser. La Tradition chinoise de l’Empire consiste à gérer politiquement ses marchés. Viktor Orban ne dit pas autre chose ces jours-ci, ses zones tampons. Et pour le reste, sa Tradition consiste à maîtriser à l’intérieur la paix civile, la production, la satisfaction des besoins de la population, et à l’extérieur, le commerce.

    L’avenir le plus raisonnable pour l’Europe, c’est de redevenir un pôle d’équilibre, un pôle raisonnable, après tant d’années d’hubris et de déraison. Alors oui, j’accepte, et même je revendique l’accusation qui nous est faite en permanence par les mondialistes, tant de Davos que de Bruxelles, oui il nous faut pratiquer un salutaire repli sur soi, car il est temps que quelqu’un s’occupe de nos oignons, et que la Corrèze passe avant le Zambèze.

    Mais à l’inverse de ce dont nous accusent les mondialistes, cela ne signifie aucunement se fermer au monde extérieur, tout au contraire. Tout au contraire, aujourd’hui, c’est la médiocrité culturelle et l’idéologie de nos élites qui fait que nous ne nous ouvrons pas vraiment au monde, à sa richesse, à sa diversité, à ses potentiels de partenariat, car l’universalisme est réducteur, il réduit à l’un. Notre différentialisme est une ouverture au monde et à la diversité du monde. Et voilà un des moyens qui nous permettront de réaliser cet objectif d’indépendance au milieu de ce naufrage.

    La stratégie de restauration de notre souveraineté et de notre liberté passe par une remise en cause fondamentale du système. Je partage en tous points les analyses de Donald Trump et de Robert Kennedy junior, les candidats à la prochaine élection aux Etats-Unis, car ces deux candidats divergent sur certains points programmatiques, mais ils posent un constat identique qui est le nôtre. L’urgence, c’est d’assécher le marigot de la capitale fédérale. L’urgence, c’est de mettre un terme à la tyrannie des dirigeants des partis de gouvernement, c’est-à-dire de l’uni parti, parti unique de facto, à la tyrannie des médias, et à la tyrannie de la haute administration publique incompétente et veule qu’on appelle aux Etats-Unis le deep state, l’Etat profond.

    Il est évident que pour ce qui concerne l’Europe, un tel constat, une telle ambition excluent tout espoir de recours à l’Union européenne telle qu’elle est. Albert Einstein disait fort justement que la folie, ça consiste à répéter la même expérience en espérant à chaque fois obtenir un résultat différent.

    Alors, regardons froidement le résultat de quinze ans de traité de Lisbonne, le traitement désastreux de l’épidémie de Covid, les ravages causés en Europe par des sanctions économiques contreproductives, notre détresse énergétique et financière, la montée de la censure, en attendant l’interdiction toujours possible de partis politiques entiers parce que déviants. Car je rappelle que la force principale à la manœuvre en Allemagne pour l’interdiction de l’AFD, ce sont les services secrets du pays, exactement comme aux Etats-Unis, la CIA et le FBI ont été mobilisés pour empêcher Donald Trump de gouverner et d’appliquer son programme.

    Alors non, on ne va pas s’acharner à refaire encore une fois la même expérience, parce que ce serait de la folie. Ne nous faites pas le coup du si ça ne va pas, c’est parce qu’il n’y a pas assez d’Europe. Fini. Terminé.

    Donc le seul débat qui reste avant de voter d’ici quelques semaines est de choisir pour quelle stratégie européenne on opte. Frexit, la sortie pure et simple du système, peut-être. Borexit la mise au pas de la Commission par les Etats membres, l’expulsion de Bruxelles hors des circuits de décision, c’est la stratégie d’Orban qui attend le soutien d’autres dirigeants.

    J’imagine que notre audience aujourd’hui ici est partagée, et je ne vais approfondir ce débat entre Frexit, sortie, et Borexit, éjection de Bruxelles. Ce qui importe, c’est que nous manifestions massivement, chacun selon son option, notre rejet de l’impasse bruxelloise.

    Quel que soit le résultat, l’Europe de l’union européenne restera divisée, et certains pays refuseront de s’émanciper. Ce n’est pas grave. Trois ou quatre nations suffiraient à lancer le mouvement.

    Et pour revenir un instant, une dernière fois aux Etats-Unis, il est évident que la victoire là-bas d’un anti-globaliste provoquerait ici une clarification salutaire des positions nationales.

    En tout cas, il est important de se mobiliser. Le temps presse, car le déclassement de l’Europe est en cours. Et je vous rappelle le mot du général Mac Arthur. Mac Arthur disait:

    "Quand on analyse les raisons d’une défaite, quelle qu’elle soit, on en arrive toujours à la même cause, TROP TARD. On a agi TROP TARD".

    Alors, gardons-nous d’agir trop tard, car il est aujourd’hui grand temps. Merci.

    Jean Saunier

    Rétrospective intégrale d’une vidéo de Lionel Rondouin, pour l’Institut Iliade.

    Lionel Rondouin, formateur de l’Institut Iliade, diplômé de l’Ecole Normale Supérieure, a fait carrière au sein des parachutistes des troupes marines.

    https://www.youtube.com/watch?v=d8djkUy04Lg

     

    Deux remarques. 1 – Kisinger, un géant de la diplomatie, certes, mais au service de l’Etat profond contre les peuples.

    2 – Selon un ancien président du tribunal administratif et de cour administrative d’appel, qui a démissionné, aujourd’hui avocat, Sarkozy a omis de procéder à la ratification du traité de Lisbonne.