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Un tiktokeur musulman récite le Coran dans une église et refuse de sortir

Mars 2025. Un tiktokeur musulman, connu sous le pseudonyme FobusTikTok, suivi par 617.500 abonnés, a publié une vidéo. Vêtu d’un qamis, il se filme en train de réciter des versets du Coran à voix haute, à l’intérieur de l’église Saint-Pierre-le-Jeune, à Strasbourg, donc dans un lieu de culte catholique.

 

https://www.bvoltaire.fr/il-se-filme-dans-une-eglise-en-chantant-les-sourates-du-coran/

 

Une paroissienne présente s’approche de lui et lui demande ce qu’il fait, cherche à comprendre ses intentions. FobusTikTok explique qu’il est dans ses droits. Il précise que les versets récités font référence à la Sainte Vierge Marie. Il ajoute que cette récitation a lieu à l’occasion de la Journée Internationale des Femmes. Ce choix justifie sa présence et son action dans l’église.

La paroissienne exprime son désaccord. Elle n’agirait pas de la sorte dans un lieu de culte différent du sien comme une mosquée. Puis elle lui demande de quitter les lieux.

FobusTikTok rétorque: "Ce n’est pas de la provocation" et "Vous ne respectez pas les autres religions". Finalement, il refuse de sortir, maintient sa position, et continue sa récitation.

Dans le Coran, Marie est la seule femme nommément citée : 34 fois. Marie a conçu virginalement son enfant sous l’action de l’Esprit de Dieu. Le fils de Marie est un prophète, mais n’est pas le Fils de Dieu. Pour l’Islam, Marie est seulement un modèle pour les croyants.

Il est évident que ce geste politique réfléchi, en lien avec la Vierge Marie, manifeste une provocation et une haine du christianisme… et contredit la soumission de la femme musulmane. Il est certain qu’un catholique récitant un passage des évangiles dans une mosquée serait expulsé manu militari et sur-le-champ. Mais l’Eglise catholique se tait et accepte ces compromissions avec l’Islam, parce qu’elle fait preuve d’œcuménisme.

D’OU LES TROIS QUESTIONS SUIVANTES.

Y a-t-il des liens cachés entre l’Islam et la Vierge Marie ? Quelles sont les origines de l’œcuménisme ? Quelle est la position actuelle de l’Eglise ?

Les sages des anciens temps concevaient l’Éternel-Féminin " comme une force cosmique intangible et inconsciente ", écrit Edouard Schuré, philosophe français (1841-1929). Maïa chez les Indous, Isis chez les Égyptiens, Déméter chez les Grecs.

Le christianisme sanctifie l’Éternel-Féminin avec la maternité du Fils. La Vierge Marie enfante la deuxième Personne de la Trinité. La Vierge n’est pas une force cosmique, intangible et inconsciente, mais une femme réelle qui enfante Jésus-Christ. La Révélation du Christ, le fils du Saint-Esprit et de la Vierge, met fin à l’ésotérisme.

Mais les ésotéristes juifs réagissent et instrumentent le Féminin ésotérique contre le dogme chrétien. L’Éternel-Féminin ésotérique s’oppose au culte de la Vierge Marie. La poésie "arabe" véhicule le Féminin ésotérique et influence les Troubadours. Et au sein des Troubadours, naît la société secrète des Fidèles d’amour, des initiés hermétiques.

Dante Alighieri, Fidèle d’amour (1265-1321), découvre le Féminin ésotérique lors de son initiation. Sa Divine comédie prend sa source en Islam. Son ésotérisme est rosicrucien, c’est-à-dire islamique. Apparemment, Dante vénère la Vierge, la reine du Paradis. Mais dans son oeuvre, la Vierge est supplantée par Béatrice, son inspiratrice, qui remplit le rôle du Féminin ésotérique.

Pour Dante, Jésus, le nouvel Adam, n’est pas le Christ né de la Vierge Marie par l’opération du Saint-Esprit. Jésus est un Soleil. Dante vénère cette source de lumière judéo-égyptienne qui éclaire la Fleur, qui est bien sûr la rose, Béatrice.

Les Fidèles d’amour vénèrent une Madone qui n’est pas la Vierge Marie, mais la " rose " ésotérique. "L’important, c’est la rose", faisait reprendre à la foule un chanteur talentueux. Les socialistes choisiront la rose comme emblème, et organiseront une fête annuelle de la rose à Frangy-en-Bresse.

 

Béatrice n’est pas une femme comme la Vierge est une femme, mais le Féminin ésotérique. Dante et les Fidèles d’amour ne vénèrent pas la Vierge Marie, mais la " Madone Intelligence ", l’une des trois splendeurs de la figure géométrique du Zohar, la " Mère "qui est "l’Intelligence" dans l’ésotérisme juif, avant de devenir la Veuve symbolique de la Franc-Maçonnerie.

Dante s’inspire du chiisme, l’ésotérisme de l’Islam, le non-écrit de l’Islam, la doctrine que les fidèles ne doivent pas connaître, la gnose de l’Islam. Cette doctrine secrète dit la vérité du Coran, contenue dans le terme " Tawil " qui signifie " retour à l’origine ". Le retour à l’origine est réservé à des initiés. La vérité du Coran est dans le chiisme.

Au terme de son initiation, l’imam devient " l’homme parfait ", un homme divin, comme prétendait le devenir le Grand Initié hermétique, comme prétend le devenir le Grand Initié maçonnique.

Or, les initiations hermétique, chiite et maçonnique se rapprochent.

Dans ses premières "révélations", Mahomet disait l’homme créé à partir d’un caillot de sang. Selon les auteurs ismaéliens, "le corps de l’imam n’est pas un corps de chair, mais le résultat d’une rosée d’origine céleste". Le sang symbolise l’homme de chair, la rosée symbolise l’homme "éternel et caché". La fusion de la rosée et de la goutte de sang représente un retour vers l’éternité cachée en l’homme.

Cette éternité est symbolisée par la " rose ". La " rose " sera reprise par Dante, deviendra la signature des Rose-Croix, c’est-à-dire des occultistes à l’origine de la Franc-Maçonnerie spéculative.

Il y a donc bien une relation entre l’Islam et la Vierge Marie, la rose ésotérique. En Islam, la Vierge Marie incarne le Féminin ésotérique. FobusTikTok ment délibérément quand il certifie que ses versets honorent la Vierge Marie.

Après son maître Dante, Boccace, le poète-philosophe (1313-1375), vénère en secret la Veuve symbolique, la Madone Intelligence, c’est-à-dire le Féminin ésotérique. Il utilise la poésie comme véhicule de la Kabbale.

Dans le Décaméron, Boccace fait l’apologie de l’œcuménisme et accrédite le relativisme religieux. L’œcuménisme un piège tendu par la Kabbale pour affaiblir les chrétiens.

Comparant judaïsme, christianisme et Islam, Boccace écrit: "Chacun des trois pense détenir la vérité et se croit l’agent régulier des volontés d’en haut. Mais lequel a raison?" Boccace, influencé par la Kabbale, dit que les religions sont équivalentes. L’équivalence des monothéismes est devenue un conformisme moderne, qui constitue un élément essentiel du mensonge maçonnique sur le religieux, et qui atteint la hiérarchie catholique. Boccace est le premier de la liste des Humanistes "œcuméniques ".

Nicolas Krebs, né à Cues près de Trêves, dit Nicolas de Cues (1401-1464), étudie sur le Rhin, puis est diplômé à Padoue, ville prisée des Humanistes et des kabbalistes. Suite logique, l’idée œcuménique formulée en poésie par le Fidèle d’amour Boccace au XIVe siècle, est reprise par le Frère de la Vie commune Nicolas de Cuès au XVe siècle.

Dans son ouvrage De Pace Fidei, paix de la foi, Nicolas de Cues plaide en faveur de la concordance entre les religions, de l’unité fondamentale de toutes les religions. Pour lui, les polythéistes " adorent la divinité dans tous les dieux ", et Mahomet est un " témoin de Dieu ". Il prétend déceler la vérité de l’Évangile dans le Coran. Il attribue à l’Islam la même valeur qu’au catholicisme. Ses affirmations sont une panacée, un remède et un idéal pour les sociétés secrètes kabbalistiques. Prôner l’unité des religions sur cette base, c’est dénaturer le christianisme.

Dans son De Docta Ignorantia, Ignorance apprise, Nicolas de Cuès réduit la foi à l’irrationnel. Cette hérésie conduit à la Réforme, au modernisme, et à l’œcuménisme contemporain.

Les idées de Nicolas de Cuès sont plus que jamais d’actualité. Sous prétexte d’œcuménisme, certains évêques, cardinaux, les papes rêvent de placer le catholicisme à égalité avec les autres religions, sous la bannière des droits de l’homme. Depuis Vatican II, l’Eglise renonce au dogme. Le catholicisme n’est plus une "opinion" tolérée, mais se soumet à la "religion sur laquelle tous les hommes sont d’accord", la gnose maçonnique. Cette gnose naturaliste permet aux forces occultes d’exploiter l’humanité et de tuer les récalcitrants, les défenseurs de la liberté et de la dignité humaine.

Nicolas de Cuès a été envoyé en mission en Orient. Il sait ce qui s’y passe. Il écrit son De Pace Fidei en 1453, année de la chute de Constantinople. Il meurt après la destruction de l’Empire chrétien d’Orient, achevée vers 1461. Il ne revient pas sur ses écrits et fait l’apologie de l’Islam. C’est couvrir les crimes des Musulmans.

Les massacres musulmans auraient dû mettre fin à l’utopie œcuménique. Après 1453, les Humanistes ne reviennent pas sur les doctrines hétérodoxes, notamment sur l’Hermétisme qu’ils tiennent de l’islam. Les Humanistes demeurent œcuméniques après la chute de Constantinople. Ils savent que le christianisme d’Orient s’est effondré, que l’Islam martyrise à nouveau l’Orient chrétien. Ils auraient dû réaliser que le recul en Orient menaçait l’Occident.

Les Humanistes de la Renaissance continuent la lutte contre l’Eglise et contre la foi alors que l’Empire d’Orient ravagé par l’islam ne protège plus l’Occident. Après 1453, les Humanistes sont des complices de l’islam, des traîtres. Ils ferment les yeux sur des crimes de sang. Le véritable humanisme implique pour le moins un respect de l’humain. Les Humanistes sont acquis aux idées de la gnose et de la Kabbale, donc sont orientalisés, ce qui explique cela.

Aujourd’hui, les Humanistes contemporains, les francs-maçons vouent une admiration discrète pour l’Islam, se convertissent parfois, et préparent la chute de l’Europe. Les journaleux aux ordres vantent la générosité du Ramadan et l’idéal de dignité du Coran.

Depuis la nuit des temps, l’homme a toujours éprouvé le besoin d’exprimer sa croyance en un Dieu ou plusieurs dieux. Il a toujours cherché à développer sa spiritualité sur la base d’une pratique cultuelle.

En 313, l’édit de Milan promulgué par l’empereur Constantin, légalise le christianisme et introduit la liberté religieuse. Depuis cette date, la chrétienté est la religion dominante en Europe. L’Eglise entretient des rapports étroits avec les puissants de la planète Terre. Elle déploie une grande activité diplomatique pour influencer les dirigeants mondiaux et trahit l’enseignement du Christ.

Depuis Vatican II (1962-1965), la chrétienté cherche une fusion cultuelle avec les autres confessions. "Vatican II a été 1789 dans l’Eglise", selon la formule d’un cardinal belge, franc-maçon devant l’Etre Suprême, Louis-Joseph Suenens (1904-1996). Au Concile, "L’Eglise a fait sa Révolution d’Octobre", selon le Père Congar (1904-1995).

Vatican II est un mouvement révolutionnaire pour parachever la gouvernance mondiale. En 1986, à Assise, en Italie, pour la première fois de l’histoire, le pape Jean-Paul II invite les leaders des douze principales religions du monde. Une statue de Bouddha est posée sur l’autel en symbole de mise en association de leur énergie spirituelle. Un geste emblématique pour cristalliser la volonté commune du monde religieux de prier côte à côte un même dieu, afin de poser les fondements d’une nouvelle ère de paix. Depuis 1986, les guerres se multiplient au Moyen Orient, la guerre en Ukraine menace d’une troisième guerre mondiale.

Jean-Paul II prédit que viendra le jour de l’unité dans la foi. Alors, toutes les religions se rassembleraient autour d’un même culte. D’où l’importance de l’ouverture envers les cultes non chrétiens pour une approche multi-cultuelle des peuples, c’est-à-dire la réalisation de l’œcuménisme. Jean-Paul II prêche dans une église luthérienne. Il engage le dialogue avec des grands prêtres et des sorciers vaudous, il prend part aux rites animistes pratiqués dans la forêt sacrée du Togo.

Les principales religions cherchent activement un consensus pour parvenir à un rassemblement œcuménique. Pour le Dalaï-lama, la concorde peut s’établir dans le monde uniquement sur la base d’une unité politique et spirituelle. Alice Bailey, une des fondatrices du New Age (1880-1949), s’accorde sur la même vision d’une religion mondiale unique.

Dans ce contexte œcuménique, l’Eglise catholique abandonne progressivement ses dogmes, sa morale, ses pratiques et ses rites, pour mieux se fondre dans les autres religions.

Les populations, rassasiées de sexe et de genre, gorgées du droit de disposer d’elles-mêmes, dotées d’un esprit malléable, s’ouvrent à toutes les perspectives progressistes. Ces masses humaines sont alors plus enclines à accepter l’unicité économique, politique, juridique, religieuse. Les Esprits Brillants usent d’une grande persuasion pour que les peuples mêlés s’engagent d’eux-mêmes sur cette voie de libre pratique cultuelle. Divers organismes mondiaux visent et préparent la création d’une religion unique. Une puissante préparation psychologique des foules de croyants doit amener ces croyants à se rassembler et s’unir en un seul culte fusionnel : la religion de l’humanité, proche de la gnose naturaliste des francs-maçons.

Jean Saunier

 

P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLaR)

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