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religion - Page 17

  • J’ai connu Tunis quand on pouvait manger pendant le Ramadan

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    J’avais vécu les 20 premières années de ma vie à Tunis où les cafés et les restos restaient ouverts pendant le Ramadan, où il n’était pas rare que les jeûneurs et les non-jeûneurs puissent s’attabler ensemble à la même table.

    Mais c’est une époque révolue, c’était Tunis d’autrefois qui respirait la joie de vivre, celui des années 60 et 70 aux couleurs blanches et bleues de la Méditerranée. Un Tunis plus proche de Naples et d’Athènes ou d’Alexandrie que d’une ville orientale.

    Mais le tsunami wahhabite est passé par là à la fin des années 80, à travers ses chaînes satellitaires qui ont envahi les foyers tunisois, et a tout balayé sur son passage.

    Impactant les mœurs, la psyché et les attitudes de ses habitants qui ont radicalement changé, qui sont passés d’un islam invisibilité à un islam trop visible et envahissant, en rupture totale avec le mode de vie et la mentalité de leurs aînés, comme si les musulmans d’hier n’étaient plus les musulmans d’aujourd’hui.

    Tout doit rester fermé pendant la journée et les non-jeûneurs doivent se cacher pour boire et manger.

    Est-ce que l’islam d’hier était un mauvais islam parce que la cité n’était pas lieu dédié entièrement à la religion où tout un chacun pouvait vivre sa liberté de conscience sans entraves et en toute sécurité?

    Pourquoi la cité musulmane comme celle que j’ai connue autrefois a-t-elle perdu son caractère laïque pendant le Ramadan?

    Cet islam des années 60 et 70 était-il éloigné des préceptes coraniques… alors qu’aujourd’hui l’heure est à l’islam despotique et totalitaire qui doit contrôler tous les aspects de la vie dans ses moindres petits détails et qui ne peut tolérer que la cité musulmane ne soit pas régie par la loi d’Allah?

    On dit que la cité est aux hommes et que la religion est à Dieu. Pourquoi ce qui était possible dans certaines sociétés musulmanes il y a une trentaine d’années ne l’est-il plus maintenant?

    En reprenant son pouvoir total sur ses fidèles, l’islam les a tellement conditionnés mentalement et fanatisés qu’il en a fait les gardiens de leur propre prison et les brigadistes de la vertu musulmane.

    Le terroriste tunisien jamais repenti Rached Ghannouchi disait que l’islam de ses parents n’étaient pas l’islam. Il sous-entendait clairement qu’ils n’étaient pas des vrais musulmans.

    Ce qui explique certainement ce climat où l’on ne regardait pas l’autre à travers le prisme religieux, tolérant, permissif, non-intrusif et pacifié qui prédominait dans certaines sociétés musulmanes où un pratiquant pouvait rejoindre à la fin de sa prière ses amis au bar du coin.

    C’était un islam syncrétique qui composait avec son époque.

    Un islam qui n’en était pas un, où tout le monde avait sa place et où le Ramadan n’était pas un Goulag pour les non-jeûneurs.

    Salem Benammar

     

    P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLR)

  • La République trahie: la fin des principes fondateurs

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    Français, ouvrez les yeux ! Le régime républicain, dans son dogme et ses promesses, prétendait fonder un ordre nouveau sur trois piliers sacrés: la liberté, l’égalité, la fraternité.

    Or, que voyons-nous aujourd’hui? Ces principes, naguère brandis comme des étendards, sont foulés aux pieds par ceux-là mêmes qui prétendent les incarner. Ceux-là aussi qui mentent au peuple de manière éhontée et n’a de cesse que de le manipuler.

    https://www.youtube.com/watch?v=Mp98ihGckKk

    LA LIBERTÉ EST ANÉANTIE

    La première des libertés, celle de vivre sans crainte, d’exister sous le bouclier d’un État protecteur, est aujourd’hui un vain mot. Partout, l’insécurité règne, la violence s’installe, et l’État, impuissant ou complice, abandonne les Français à leur sort.

    Que vaut la liberté lorsque l’on craint de marcher dans nos propres rues?

    Que vaut-elle lorsque ceux qui osent la revendiquer se heurtent à la censure, au mépris d’une oligarchie arrogante? Là où l’État devait être un rempart, il est devenu un fossoyeur.

    L’EGALITE TRAHIE PAR LA PRÉVARICATION DES ÉLITES

    L’égalité républicaine, si souvent chantée, s’efface devant le spectacle honteux des privilèges indus. Tandis que l’on prêche l’austérité au peuple, les grands serviteurs de la République s’octroient rentes et largesses exorbitantes qui courent parfois pour certains depuis 30 ans (Cresson, Balladur, de nombreux autres). Leur vie d’ex durant, les Présidents et Premiers ministres se partagent des avantages dignes de l’Ancien Régime: retraites dorées et cumulées, logements somptueux, gardes du corps et chauffeurs aux frais du contribuable. Le fardeau est colossal pour la Nation, et le peuple n’en tire que mépris et indifférence de la part de ses gouvernants.

    Qu’on les nomme, ces bénéficiaires de l’abus ! Qu’on expose à la lumière les dépenses insensées qui ruinent la France ! N’est-il pas grand temps d’exiger qu’ils renoncent à ces apanages iniques, eux qui se prétendent les serviteurs du peuple?

    Ce coût faramineux est encore plus choquant lorsqu’on le mesure à l’aune des échecs successifs accumulés depuis des lustres. Ces gens se contentent de nous assommer avec leur discours abscons alors que le mandat qui fut à chacun accordé était associé à un devoir de résultats déterminés par leur propres promesses oubliées en chemin.

    À observer l’état de la France et la régulière régression qu’elle connaît depuis 50 ans, chacun d’eux devrait se la jouer modeste. Mais au contraire, ils nous toisent, à commencer par l’actuel président, Emmanuel Macron, désavoué et rejeté comme aucun ne le fut avant lui (même Hollande… et pourtant… !), donc parfaitement illégitime (bien que légalement assis sur son trône), n’envisage même pas de renoncer à son entreprise destructrice.

    https://www.youtube.com/watch?v=eUfIwe3ngX4

    LA FRATERNITÉ SACRIFIÉE SUR L’AUTEL DE L’INDIVIDUALISME

    Enfin, que reste-t-il de la fraternité, sinon un mot creux? Loin de l’unité nationale, la République a favorisé la division et l’éclatement du corps social. L’individualisme, cette gangrène née du libéralisme dissolvant, a pris le pas sur l’intérêt supérieur de la Nation. Chacun ne songe plus qu’à soi, à ses intérêts immédiats, oubliant que la France, si elle veut survivre, doit être plus qu’un assemblage d’égoïsmes concurrents.

    N’oublions jamais qu’en matière de politique rien n’est jamais le fait du hasard. Il y a une cohérence honteuse mais forte entre ultra libéralisme économique et démantèlement des Nations.

    Ainsi, la République a failli. Ses principes sont morts sous les coups de ceux qui prétendent les défendre. Il ne reste plus qu’à rebâtir, à relever cette France trahie et mutilée. Pour cela, il faut retrouver la voie de l’ordre, du bien commun, de la véritable autorité. Il faut, enfin, que la Nation se dresse et reprenne son destin en main.

    Je doute qu’elle puisse le faire avec le personnel politique actuel.

    Jean-Jacques Fifre

    P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLR)

  • La religion des droits de l’homme explique la clémence

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    …de la justice envers les malfrats

    Fin novembre 2024, à Drancy, Seine-Saint-Denis, un médecin a été violemment passé à tabac par un patient qu’il suivait depuis six ans. Ce patient lui reprochait un problème de remboursement de la part de la Sécurité sociale. Aujourd’hui encore, le médecin souffre physiquement et psychologiquement de cette agression, il a des séquelles définitives: plus d’odorat, plus de goût, racines de dents nécrosées. Il se fait violence pour reprendre ses activités.

    Jeudi 13 février 2025. Verdict devant le tribunal: trois semaines de travaux d’intérêt général et 2000 euros d’amende. Le praticien de 64 ans déplore ce verdict: "Il ne s’est pas excusé. Il a passé son temps à rigoler pendant le procès. C’est la double peine pour moi".

    Dans notre société de l’inversion, les vols, les agressions, les délits, les crimes, les meurtres, les viols, sont monnaie courante et banalisés.

    Les coupables font presque toujours partie des minorités, sexuelle, ethnique, raciale, ou sociale. Ils bénéficient de toutes les mansuétudes, en particulier l’excuse sociale. Dans tous les cas, la justice minimise les faits, prend la défense de ces délinquants, ignore les victimes, et rend des jugements plutôt cléments.

    Comment en sommes-nous arrivés là?

    Poussé à l’extrême, le christianisme provoque un oubli, un mépris de la cité terrestre, au profit de la cité céleste, caractérisée par l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi. C’est une démarche personnelle, intérieure et libre. La religion séculière des droits de l’homme, une version profondément modifiée de l’amour évangélique, transforme radicalement cette démarche: son objet est l’homme-dieu de la gnose, elle est collective et obligatoire.

    Dans cette perspective sécularisée, il s’agit d’obtenir le paradis sur terre en instaurant ici et maintenant un amour de l’autre jusqu’au mépris de soi au nom de l’humanité divinisée, l’Un de Plotin. Au nom de cet amour, on doit voir l’autre comme le même.

    L’amour de Dieu est remplacé par une obligation juridique d’amour absolu de l’autre. Les manquements à cette contrainte sont sanctionnés par le droit. L’oubli total de soi au profit d’autrui, vertu d’origine chrétienne, est aujourd’hui imposé autoritairement à la civilisation occidentale.

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