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Science - Page 5

  • L’idéologie du genre, une réalité fabriquée par des idéologues progressistes

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    Jeudi 28 novembre 2024, en marge d’un déplacement à Marcq-en-Baroeul, dans la banlieue de Lille, Anne Genetet, ministre de l’Éducation de l"'époque!! est interrogée sur le futur programme d’éducation sexuelle, qui, dans sa version actuelle, comporte 17 références au concept d’identité de genre, c’est-à-dire l’expression intime et personnelle de son genre, profondément vécue par chacun. L’identité de genre est déconnectée du sexe assigné à la naissance, voire réassignée par un traitement chirurgical dans le cas des transsexuels. Anne Genetet martèle le refrain des militants woke: "La théorie du genre, ça n’existe pas".

    Avant elle, Najat Vallaud-Belkacem avait déjà nié l’évidence. 6 juin 2013, en tant que ministre du Droit des femmes: " La théorie du genre, je ne connais pas. Ce que nous voulons introduire, c’est un apprentissage de l’égalité entre garçons et filles".

    1er septembre 2014, en tant que ministre de l’Éducation: "La théorie du genre, ça n’existe pas. Je ne sais pas ce que ça veut dire. N’adoptons pas les mots de ceux qui par la rumeur et la manipulation cherchent à déstabiliser l’école".

    7 octobre 2016: "La théorie du genre, ça n’existe pas, ça n’existe pas. En tout cas, je ne l’ai jamais rencontrée".

    La théorie du genre se fonde sur cette thèse. L’identité sexuelle est avant tout une construction sociale. Les deux genres, l’homme et la femme, ne sont pas des réalités naturelles, ayant leurs racines dans la nature, mais sont une invention destinée à enfermer la femme dans un rôle figé. Il faut s’affranchir des considérations biologiques et anatomiques qui briment les individus.

    La différence sexuelle, la division sexuée de l’humanité, serait une construction strictement historique, sans fondement dans la nature, une mystification censée justifier l’asservissement des femmes. Le masculin et le féminin seraient de pures constructions sociales, des dispositifs idéologiques coercitifs assignant aux individus un sexe pour mieux les contrôler et les discipliner.

    Les catégories sociales et identitaires assignent à chacun une identité selon son sexe biologique.

    Ces catégories sociales, arbitraires, sans raison d’être, enferment l’individu dans un univers de possibles restreints, l’empêchent de s’inventer en pleine liberté.

    L’humanité, dans sa vérité originelle, serait indifférenciée, comme l’androgyne. Il faut revenir à cette humanité indifférenciée.

    Selon la théorie du genre, on peut faire le choix d’être homme ou femme. Le sexe biologique serait négligeable, il n’y aurait pas d’éternel féminin, pas d’éternel masculin.

    Bérénice Levet, philosophe et essayiste française, née en 1971, souligne: " L’identité sexuelle n’est plus un "donné", mais une expérience purement subjective". Il faut libérer l’être humain de l’assignation sexuelle, lui donner la possibilité d’expérimenter tous les possibles, comme s’il pouvait naître de sa propre volonté, comme s’il était délivré de l’héritage et du donné.

    Le féminin comme le masculin n’existent pas. La théorie du genre doit les déconstruire et les démystifier. La masculinité et la féminité relèvent de l’illusion. Il faut tout transgresser pour déconstruire ces catégories. D’où la fascination pour l’androgyne qui fait éclater ces catégories et qui apparaît à la manière d’une créature plus évoluée, transcendant la division sexuelle et la fracture entre l’homme et la femme. L’androgyne serait délivré.

    Depuis les années 1950, les études de genre se radicalisent et conduisent à la théorie du genre.

    Avant de devenir un concept majeur des féministes américaines, la notion de genre s’est forgée et imposée dans un contexte médical. Les médecins californiens travaillent sur la question. En 1955, John Money, psychologue et sexologue, spécialisé dans les cas d’hermaphrodisme ou d’intersexualité (1921-2006), est le premier à utiliser le terme de "genre".

    Alfred Kinsey, professeur d’entomologie et de zoologie (1894-1956), publie deux études sur le comportement sexuel des hommes en 1948 et des femmes en 1953. Son but affiché est de supplanter "l’ère chrétienne de procréation" en un paradis où tout est permis pour les bi, gays, pédophiles, normaliser les comportements considérés comme inacceptables, la sodomie, l’inceste, la pédophilie, la bestialité… Les programmes d’éducation sexuelle se fondent sur la philosophie sexuelle de Kinsey.

    Robert Stoller, psychiatre et psychanalyste américain (1924-1991), participe aussi à la théorisation et à la consécration de la notion de gender. Il reprend le mot "genre" en l’accolant au mot identité: "L’identité de genre à propos des transsexuels ne correspond pas forcément à l’identité de sexe".

    "L’identité de genre est essentiellement apprise".

    Ainsi, la problématique du genre naît avec ces médecins, John Money, Alfred Kinsey, Robert Stoller. À partir des troubles de l’identification de sexe ou de genre, à partir de ces cas pathologiques marginaux, des conclusions censées être universelles sont tirées. L’exception fondera la règle. Les partisans du genre reviennent toujours à ces exemples pour faire sauter la norme.

    À partir des années 1970, la notion de genre est introduite dans le champ des études féministes. Les études de genre apparaissent sur les campus américains.

    Mais le rôle de la France dans l’histoire du gender est essentiel. La scission nature-culture trouve sa première formulation philosophique chez Simone de Beauvoir (1908-1986). Elle prend le parti du néant contre l’être, elle soustrait les femmes à l’empire de la nature. La formule "on ne naît pas femme, on le devient" est comprise comme une émancipation à l’égard de la nature.

    L’entreprise post-moderniste de déconstruction est initiée par des philosophes français, Jacques Derrida, Michel Foucault, Jacques Lacan, Roland Barthes, Gilles Deleuze. Le discours crée le réel, c’est par le discours que les choses existent, ou n’existent pas. En conséquence, déconstruire signifie d’abord déconstruire ces récits, substituer un discours à un autre discours.

    Le genre étend au sexe son entreprise de déconstruction. La différence des sexes est traditionnellement fondée en nature. Le genre fait apparaître cette différence des sexes comme un artifice façonné par les discours. Il n’y a ni femme, ni homme, il n’y a que des discours sur le masculin et le féminin.

    Les théoriciennes du féminisme s’impliquent dans la lutte: Monique Wittig, Luce Irigaray, Julia Kristeva, Hélène Cixous, Anne Okley. Puisque ce n’est pas la biologie qui fait d’un enfant un garçon ou une fille, il est légitime de déconstruire ces normes sociales. La déconstruction des normes sociales va être tout le travail de la théorie du genre. Les études de genre s’inscrivent dans le cadre d’un féminisme libéral, mais certains ont des attentes déçues. C’est alors qu’intervient le féminisme radical.

    À partir des années 1980, la théorie du genre se consolide sous l’impulsion des féministes américaines qui ont lu leurs consœurs françaises.

    Judith Butler, philosophe et idéologue des politiques gays et lesbiennes, née en 1956, popularise la théorie du genre. Avec Judith Butler, le genre propose de brouiller les catégories du masculin et du féminin. Après avoir semé le trouble dans le genre, elle nous incite à le défaire. Les rôles sexués n’étant plus distribués par la nature deviennent parfaitement interchangeables. Judith Butler et ses séides, ses adeptes, exaltent la fluidité, l’accessibilité et la mobilité des identités.

    Chacun est affranchi des concrétions, des formations de l’histoire, chacun est rendu à soi-même.

    Chacun devrait se découvrir une multiplicité de désirs, d’identités.

    Le genre ambitionne de nous soustraire à un confinement dans une identité sexuée et sexuelle. La dénaturation des identités et des sexualités doit rendre à chacun un ensemble de possibles que les écrits naturalisants auraient étouffés.

    Dans les années 1990, la théorie "queer", encore plus radicale s’impose aux États-Unis. En 1990, Teresa de Laurentis, italienne née en 1938 et établie en Californie, invente la théorie queer.

    Ce terme queer signifie louche, tordu, hors-norme, en argot tapette, une praxis, une activité humaine visant à modifier les rapports sociaux. Cette praxis s’inscrit dans la déconstruction du système sexe-genre.

    L’expression "théorie queer ", endossée avec fierté, représente le fer de lance de la théorie du genre. Dans son ouvrage "Pour un féminisme de la subversion", Judith Butler propose le travestissement de notre vérité à tous: " Il révèle la structure imitative du genre lui-même. Le drag (travesti) manifeste ce que nous voudrions oublier, ou ce que nous tentons d’occulter: hommes ou femmes, hétérosexuels ou pas, que nous soyons plus ou moins conformes aux normes de genre et de sexualité, nous devons jouer notre rôle, tant bien que mal, et c’est le jeu du travesti qui nous le fait comprendre".

    Le travesti emprunte nos codes vestimentaires, nos attitudes, nos gestes. Il ne copie pas un modèle original puisqu’il n’y en a pas. Le genre, l’identité sexuée est toujours parodie, imitation, singerie. Ainsi, le travesti mettrait en lumière cette vérité universelle: le caractère performatif de notre identité sexuée.

    Les théoriciens queer dénoncent " l’hétérosexisme " des discours sur la différence. Ils critiquent l’idée préconçue d’un déterminisme génétique de la différence sexuelle. La théorie queer entreprend donc la déconstruction de la représentation stéréotypée du corps sexué véhiculée par la société. Selon Monique Wittig " il faut détruire politiquement, philosophiquement et symboliquement les catégories d’homme et de femme. Il n’y pas de sexe, c’est l’oppression qui crée le sexe et non l’inverse".

    Le queer déconstruit l’identité de toute personne humaine en vue de se reconstruire à partir du seul choix individuel. Le terme queer inclut les paraphilies, sexualités marginalisées, déviantes.

    De la radicalité, le mouvement queer accède peu à peu à la reconnaissance institutionnelle sous la pression des lobbies. La théorie du genre est imposée du sommet vers le bas.

    Le processus officiel démarre vers 1980, mis en place par l’ONU. La CEDAW, Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, est adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 18 décembre 1979. Elle entre en vigueur en tant que traité international le 3 septembre 1981.

    Elle est signée en France le 17 juin 1980, ratifiée, approuvée, entérinée le 14 décembre 1983.

    Le genre est contenu dans cette Convention, n’est pas activé tout de suite. Mais une partie du budget est destinée à l’égalité homme-femme, à la mise en place du genre. La France est obligée d’installer une politique du genre dans tous les domaines, à tous les niveaux, donc de dépenser de l’argent pour ça.

    La promotion de la théorie du genre est ratifiée par l’ONU lors de la conférence de Pékin en 1995.

    Depuis cette date, un programme mondial est promu à toutes les sauces.

    À l’occasion de ce sommet, le mot " gender " apparaît pour la première fois dans un texte officiel.

    Curieusement, la traduction française du compte-rendu de la conférence se montre peu bavarde sur les questions de genre.

    En 2000, une directive de l’Union européenne reconnaît l’orientation sexuelle comme critère de discrimination. L’orientation sexuelle concerne les préférences sexuelles d’une personne. Elle désigne les désirs amoureux d’une personne: hétérosexualité, homosexualité, bisexualité, transsexualité. Elle fait partie de la sphère privée.

    En 2009, un rapport parlementaire européen introduit l’idée de discriminations fondées sur l’identité de genre.

    En 2011, par la Convention d’Istanbul, le Conseil de l’Europe impose des politiques sensibles au genre.

    En 2013, le document polémique de l’OMS, intitulé " Standards pour l’éducation sexuelle en Europe " est sur le même créneau.

    En France, la transmission pédagogique de la théorie du genre commence en 2010. L’Institut d’études politiques décide d’enseigner la théorie du genre à ses élèves.

    30 septembre 2010, la circulaire du ministère de l’Éducation nationale dirigée par Luc Chatel fixe le contenu du programme de Sciences et Vie de la terre en classe de première. Elle indique que le nouveau programme de sciences comportait un chapitre intitulé " Devenir homme ou femme".

    L’enseignant devait en profiter pour expliquer que les préférences sexuelles relevaient de la sphère privée. Un bon moyen de faire découvrir aux adolescents les subtilités de l’orientation sexuelle. Les éditeurs ont interprété cet intitulé comme se rapportant à la théorie du genre.

    Ensuite, avec Vincent Peillon, Benoît Hamon, Najat Vallaud-Belkacem, Jean-Michel Blanquer, Pap Ndiaye, Gabriel Attal, Amélie Oudéa-Castera, Nicole Belloubet, Anne Genetet, la théorie du genre est enseignée dans toutes les écoles et tous les établissements scolaires.

    La théorie du genre n’est pas un fantasme inventé par ses opposants. Au contraire, l’expression de " théorie du genre " fut forgée successivement par des médecins, des universitaires, des pédagogues et des militants favorables à cette idéologie.

    Par exemple, en 2009, dans son livre Le sexe politique, Éric Fassin, sociologue français, né en 1959, revendique cette expression: "La théorie du genre ne peut faire l’économie d’un retour référent sur son histoire…".

    Des associations agréées par le ministère concourent également à la diffusion de la théorie du genre. Ainsi, le Planning familial publie des documents militants à l’attention des adolescents. Des intervenants extérieurs s’immiscent dans l’école, au collège, au lycée, pour initier les enfants.

    Élaborée par des sociologues et des anthropologues, la théorie du genre est une doctrine philosophique. En tant que telle, elle s’appuie sur divers courants de pensée philosophiques et sur divers arguments. Toutes ces sensibilités ont des points communs: la promesse du bonheur, bonheur basé l’hédonisme et la dépravation, l’assurance d’un avenir radieux, la croyance au sens de l’histoire ou progressisme.

    La théorie du genre, outil idéologique, s’insinue dans l’Éducation Nationale. La promotion de la théorie du genre est bien une idée proposée par les hautes sphères de la pyramide du pouvoir. Et nos dirigeants s’évertuent à mettre en marche cette partie de l’agenda mondialiste. Nier cette évidence relève d’un mensonge éhonté. Les gens qui nous gouvernent ont bien assimilé la culture de la duplicité et de la tromperie.

    Jean Saunier

    P.S. On parle de théorie du genre, mais on ne peut parler que de théorie scientifique. Or, la "théorie du genre" n’a rien de scientifique. Il est préférable d’évoquer l’idéologie du genre.

    P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLR)

  • Trump annonce le retrait des USA des accords de Paris sur le climat

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    Les ours du Grand Nord se sont métissés avec leurs cousins basanés du Sud. Les petits s’appellent des grolars. Ce n’est pas une insulte mais un mot valise associant GRizzli + pOLAR. Dès lors, ces plantigrades apprécient moins le froid. Ça tombe bien puisque les cocotiers vont bientôt pousser en Alaska si l’on en croit la future Nobel de pataphysique Sainte Greta des Enfumages.

    Des rumeurs courent selon lesquelles les Trump envisagent d’adopter un bébé grolar. Mélania les trouve adorables. On leur en a porté un qui a tout de suite trouvé son chemin dans les jardins de la Maison Blanche. Sans se paumer comme Robinette. Comme ça, les USA et la Russie seront à égalité. Un ours de compagnie pour chaque président.

    En attendant, Trump claque la porte au nez des diktats de Paris sur le climat, qu’il qualifie d’escroqueries. Et il n’est plus le seul dirigeant à le penser.

    Tout juste investi, Donald a annoncé, comme prévu, le retrait des États-Unis des accords de Paris sur le climat. Comme il l’avait déjà fait en 2017 quand il avait été un des premiers chefs d’État à comprendre que des démagogues véreux ne pouvaient pas changer l’irradiance du soleil, ni modifier l’ellipse, l’axe de rotation ou l’inclinaison de la terre. Prétendre le contraire pour terroriser, asservir et racketter les peuples est une arnaque planétaire.

    Avec ça, une bonne nouvelle pour les futurs "Martiens". Le nouveau patron de la NASA a décidé d’affecter au voyage interplanétaire, en association avec Space X, les budgets dilapidés dans la traque obsessionnelle du CO2. Les Français râlent. Elon n’en a rien à cirer.

    Sale temps pour les réchauffards! La COP16 sur la biodiversité à Cali (Colombie) a été suspendue avant terme pour éviter d’afficher d’énormes désaccords. Quant à la COP sur la désertification tenue à Riyad (Arabie Saoudite) elle n’a pas convaincu les chameliers et les pétroliers de rendre leurs déserts moins désertiques. Sauf là où on crée des gueltas artificielles et des séguias après avoir désalinisé l’eau de mer. De toute façon, le débat est clos avec un "mektoub inch’allah".

    La COP29 sur le climat à Bakou (Azerbaïdjan) a fini en impasse. Aucun accord même symbolique n’a été trouvé. Sauf sur le retour des talibans dans le concert des Nations. Tandis que le procureur-justicier-prédateur sexuel Karim Ahmed Khan ne trouvait rien à redire des massacres et spoliations des Arméniens par ses coreligionnaires Azéris.

    Les verdâtres sont furibards car, par un effet domino, plusieurs pays de désengagent des politiques dites climatiques

    Après le premier retrait des USA en 2017, on n’avait pas vu une " contagion " de démissions. La propagande lancinante et un lavage de cerveaux permanent avaient imprimé leurs divagations. Et puis la peur de déplaire aux merdias paralysait les politiciens professionnels.

    Aujourd’hui, la situation est différente. Quelques dirigeants ont réalisé que les vaticinations des réchauffards étaient du flan. Le léger réchauffement est fini, sans avoir amené les catastrophes annoncées: Écroulement des glaciers, submersion des deltas des fleuves et des îles basses, disparition de la neige l’hiver dans les zones tempérées.

    Le président argentin anarcho-capitaliste Javier Milei qui a déjà retiré ses délégués de la COP 29, a multiplié les déclarations climato réalistes, prenant ses distances avec les diktats réchauffards. Logiquement, il devrait cesser de raquer. Puisque sa politique est de supprimer toutes les dépenses inutiles.

    La décroissance au programme de la COP30 de Belem au Brésil en novembre, ne peut réussir qu’avec la faillite des États ruinés par le sabordage de leur économie dans la traque du CO2. Mais plusieurs pays renâclent. Enclins à gérer uniquement la pollution industrielle chez eux, en fonction de leurs intérêts. Les USA et la Chine montrent la voie.

    Déjà, les Américains ont réduit leur participation au GIEC jusqu’à la supprimer. Tout en encourageant la prospection de pétrole et de gaz de schiste, afin de renforcer leur indépendance énergétique. Tandis que la Chine développait, autrement mais pour les mêmes raisons, ses capacités de production d’énergies renouvelables parvenant à produire en 2024 27 gigawatts en solaire et 80 GW en éolien. Pas pour faire plaisir aux écolos. Mais pour améliorer sa balance des paiements.

    L’ingérence des escrolos donneurs de leçons, avides du pognon des autres, commence à fatiguer.

    Agir contre la pollution, qui n’a rien à voir avec le prétendu réchauffement, revient moins cher à condition de le faire chez soi en fonction de son économie, de ses priorités et de ses ressources.

    La Chine, ex-pays le plus pollué du monde, perd sa mauvaise réputation. La politique centralisée de Xi Jinping nuit aux libertés individuelles, mais elle permet de mener des actions collectives cohérentes avec des investissements massifs dans des " villes intelligentes " ( smart cities en chinois) s’appuyant sur un écosystème interactif utilisant des transports propres et de la technologie verte.

    Pour Xi: " Le but est de devenir la référence mondiale et le modèle de dépollution à suivre". La Chine ne copie plus, elle innove. En parallèle, elle a entrepris un grand nettoyage en délocalisant chez plus pauvre qu’elle, les activités polluantes et salissantes qui ne rapportaient pas grand chose. Avec un temps de retard, l’Inde suit le même chemin. Mais alors où iront les poubelles du monde? Réponse: chez ceux pour qui ce sera une aubaine, comme en Afrique.

    L’INGERENCE CLIMATIQUE EST UN NOUVEAU COLONIALISME

    Et si c’était ça, le but ultime de l’alarmisme climatique? Forcer les gouvernements à s’adapter à la globalisation. Intimider les chefs d’États et se donner le droit d’aller chez ceux qui n’obéissent pas assez vite aux injonctions de la mondocrature pour les contraindre à faire ce qu’on exige d’eux. Dans leur intérêt. Bien évidemment.

    Le club Bilderberg, la commission Trilatérale, l’open society de Soros, les forums de Davos et la fondation des Young Leaders sont prêts à faire profiter de leurs lumières tous les égarés.

    Pour "sauver la planète".

    La prétendue urgence climatique impose des déplacements de populations. Quand les Maîtres de la Finance ont besoin de renouveler leur cheptel d’esclaves, on a recours aux bonne vieilles méthodes des communistes et des nazis: Déplacer des populations entières, sans leur demander leur avis, là où on pourrait avoir besoin d’elles.

    Dans les démocratures, où tout le monde ne peut pas se prétendre persécuté politique, les faiseurs d’opinion consolident un nouveau concept: celui de réfugié climatique. Qu’on ne peut pas refuser d’accueillir. À moins d’être des monstres conspués par la vertueuse communauté internationale. Et d’en subir les représailles diplomatiques et économiques.

    On est en train de nous faire le coup avec le Sahel et le Proche Orient. Comme on a réussi à déporter en Nouvelle Zélande des habitants des Kiribati qui n’avaient rien demandé à personne, en prévision de l’engloutissement de leurs îles avant 2020. Parole de GIEC.

    Vivant heureux chez eux dans une société océanienne traditionnelle, ces gens sont aujourd’hui parqués dans des suburbs où règnent la violence, la drogue, le suicide et le racisme. Pas vraiment ce qu’on leur avait promis en les faisant déménager pour échapper à la fin du monde!

    La menace d’ingérence climatique est un argument de choc dans les négociations internationales pour faire basculer les rapports de force par le chantage, l’intimidation ou la corruption. Et obtenir des avantages substantiels par le biais d’un discours moralisateur sur le climat, élevé au rang de justification ultime, comme l’était le "devoir moral de civiliser les sauvages" il y a 200 et quelques années.

    Il est intéressant de noter que des juristes gauchistes préconisent d’appliquer aux diktats de Paris les mêmes règles que pour l’adhésion à l’Eurocrature ou la conversion à l’islam. Une fois que tu es dedans, on ne te laisse pas partir comme ça!

    Je voudrais voir comment ils comptent s’y prendre pour tordre le bras de Donald, ou de Vlad qui est lui aussi en train de prendre ses distances avec les crapules verdâtres.

    Christian Navis

     

    https://climatorealist.blogspot.com

     

  • L’esprit humain peut-il vraiment être scindé en deux par une opération chirurgicale?

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    Fait étonnant, des patients au "cerveau scindé" existent depuis les années 1940. Pour contrôler les symptômes de l’épilepsie, ces patients ont subi une intervention chirurgicale visant à séparer les hémisphères gauche et droit. Des opérations similaires sont encore pratiquées aujourd’hui.

    Des recherches ultérieures sur ce type de chirurgie ont montré que les hémisphères séparés des patients au cerveau divisé pouvaient traiter l’information de manière indépendante. Cela soulève l’inconfortable possibilité que la procédure puisse créer deux consciences distinctes cohabitant dans le même cerveau.

    Dans la première saison de Severance, le personnage de Helly R (incarnée par Britt Lower) connaît un conflit entre son "innie" (le côté de son esprit qui se souvient de sa vie professionnelle) et son "outie" (le côté en dehors du travail). De la même manière, il existe des preuves d’un conflit entre les deux hémisphères des vrais patients au cerveau divisé.

    Lorsque l’on parle avec des patients au cerveau scindé, on communique généralement avec l’hémisphère gauche du cerveau, qui contrôle la parole. Cependant, certains patients peuvent communiquer avec leur hémisphère droit en écrivant, par exemple, ou en arrangeant des lettres de Scrabble.

    On a demandé à un jeune patient quel métier il aimerait exercer plus tard. Son hémisphère gauche a choisi un emploi de bureau consistant à faire des dessins techniques. Son hémisphère droit, en revanche, a arrangé les lettres pour épeler "coureur automobile".

    Des patients au cerveau scindé ont également rapporté "syndrome de la main étrangère", où l’on a l’impression que l’une de leurs mains bouge de son propre chef. Ces observations suggèrent que deux "personnes" conscientes distinctes peuvent coexister dans un même cerveau et avoir des objectifs contradictoires.

    Dans la série Severance, cependant, l’innie et l’outie ont tous deux accès à la parole. C’est un indicateur que cette "procédure de dissociation" fictive implique une séparation plus complexe des réseaux cérébraux.

    Un exemple de séparation complexe des fonctions a été décrit dans l’étude du cas clinique de Neil, en 1994. Neil était un adolescent avec un certain nombre de problèmes à la suite d’une tumeur de la glande pinéale. L’une de ces difficultés était une forme rare d’amnésie: Neil ne pouvait pas se souvenir de ce qu’il avait fait de sa journée ou rapporter ce qu’il avait appris à l’école. Il était également devenu incapable de lire, bien qu’il puisse écrire, et de nommer des objets, bien qu’il puisse les dessiner.

     

    Étonnamment, Neil est parvenu à poursuivre ses études. Les chercheurs se sont intéressés à la manière dont il arrivait à faire ses devoirs alors qu’il ne se souvenait pas de ce qu’il apprenait.

    Ils l’ont interrogé sur un roman qu’il étudiait à l’école, Rosie ou le goût du cidre de Laurie Lee. Lors d’une conversation à l’oral, Neil ne se souvenait de rien concernant le livre, pas même du titre. Mais lorsqu’un des chercheurs lui a demandé d’écrire tout ce dont il se souvenait à propos du livre, il a écrit "Rouge Geranium fenêtres cidre avec Rosie Dranium odeur de poivre humide [sic] et champignons" – des mots tous liés au roman. Neil ne sachant pas lire, il a dû demander au chercheur: "Qu’est-ce que j’ai écrit?".

    Neil a également été capable écrire d’autres souvenirs qui semblaient perdus, notamment sa rencontre avec un homme atteint de gangrène à l’hôpital. Pour chaque cas, il était inconscient de son propre souvenir jusqu’à ce qu’il l’écrive et qu’on le lui relise. Le cas de Neil est un exemple stupéfiant. Il laisse penser qu’avoir des souvenirs inaccessibles à notre propre conscience est possible.

    Dans Severance, Irving peut se souvenir de détails concernant son " innie " en peignant. Dans Severance, l’outie d’Irving (John Turturro) peut accéder aux souvenirs de l’environnement de travail de son innie par le biais de la peinture. Il peint les longs couloirs de l’étage où travaille son innie, bien qu’il n’en ait aucun souvenir conscient. Dans la série, la procédure de dissociation consiste peut-être à bloquer l’accès conscient à la mémoire de la même manière que cet accès a été bloqué chez Neil.

    Le rôle de l’hippocampe

    Quelles régions du cerveau pourraient être au cœur de la procédure de dissociation de la série télévisée? La région la plus associée au souvenir des événements de la journée de travail est l’hippocampe. Fait intéressant, cette même région cérébrale prend également en charge la représentation de l’espace.

    Le fait que la même structure neuronale permette à la fois de se souvenir qu’un nouveau collègue a rejoint votre équipe aujourd’hui et de représenter la disposition du bureau suggère que l’hippocampe pourrait être une bonne cible pour cette procédure fictive.

    Dans Severance, le passage de l’état de innie à celui de outie se fait à la limite du bureau, c’est-à-dire aux portes de l’ascenseur. Cela rappelle "l’effet de la porte", le phénomène par lequel le passage d’une porte vous fait oublier quelque chose.

    L’hippocampe segmente notre expérience en épisodes pour un rappel ultérieur. Le fait d’entrer dans un nouvel espace indique qu’un nouvel épisode a commencé, ce qui entraîne une augmentation de l’oubli des informations qui s’étendent sur ces épisodes. L’effet est toutefois subtil. Bien que vous puissiez parfois entrer dans la cuisine et oublier pourquoi vous y êtes entré, vous n’oubliez pas que vous avez des enfants, contrairement à l’effet dramatique provoqué par la procédure de séparation de la série.

    Peut-être que, dans la série, l’intérêt de l’hippocampe pour les limites spatiales déclenche le passage entre innie et outie.

    Malheureusement, l’idée que la procédure de dissociation de la série puisse impliquer une simple incision de l’hippocampe présente deux failles cruciales.

    Premièrement, ce n’est pas seulement la mémoire épisodique et spatiale qui est dissociée dans Severance. Les travailleurs disposent d’un grand nombre de connaissances sémantiques (par exemple, des faits concernant Lumon, l’entreprise pour laquelle ils travaillent, et son fondateur) qui sont inaccessibles à leurs outies. Ils forment également des mémoires émotionnelles liées aux récompenses qu’ils reçoivent pour leur travail et aux punitions qu’ils reçoivent dans la salle de pause.

    Ces formes de mémoire reposent sur bien plus que l’hippocampe, et l’hippocampe lui-même fait partie d’un réseau de mémoire épisodique à l’échelle du cerveau qui est activé lors de la récupération de la mémoire épisodique.

    Le deuxième défaut est que la mémoire elle-même n’est pas un processus isolé. Elle est étroitement liée à la perception, à l’attention, au langage et à de nombreux autres processus. Le système de mémoire humaine est bien trop complexe pour être entièrement divisé en deux, mais comme le montre Severance, il est fascinant d’imaginer cette possibilité.

    Auteurs: Rachael Elward - Senior Lecturer, Neuroscience and Neuropsychology, London South Bank University

    Lauren Ford - PhD candidate in cognitive neuroscience, London South Bank University

    P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLR)