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"La patrie a besoin de vous" dit Macron…

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Et ça marche !

"Engagez-vous, rengagez-vous, qu’ils disaient  fait dire Goscinny à des soldats romains. Dans la France macronienne, la propagande fonctionne à fond: on a enregistré 12000 nouveaux réservistes depuis janvier 2025, alors qu’ils n’avaient été que 1700 nouveaux inscrits sur l’année 2024.

Les médias font parfaitement leur boulot de racolage: trois Français sur quatre craignent que le conflit ukrainien s’étende en Europe, selon un sondage de l’institut Elabe. L’engouement est palpable. Les Français dans leur grande majorité ont été "choqués" par l’altercation à la Maison-Blanche entre Donald Trump, qu’ils jugent responsable, et Volodymyr Zelensky, dont ils ont une bonne image.

À ce jour, la France compte près de 45.000 réservistes dans les armées et 40.000 dans la police et la gendarmerie. L’objectif affiché est d’en compter 160.000 d’ici 2030.

Selon les données de l’Institut des hautes études de défense nationale, 42% des réservistes sont issus du secteur privé et 25% du secteur public (dont 5,5% du ministère des Armées). Les femmes représentent 22,6% du personnel en 2023 contre 16,8% pour les militaires actifs.

"la patrie a besoin de vous, de votre engagement". C’est en ces mots qu’Emmanuel Macron s’est adressé aux Français le 5 mars dernier. Entendre ce mondialiste parler de patrie fera bondir les vrais patriotes.

Toute personne dotée de la nationalité française, âgée de 17 à 72 ans et en bonne condition physique, a la possibilité de rejoindre une force de réserve militaire. En signant un contrat d’une durée d’un à cinq ans, le réserviste sert jusqu’à 60 jours par an (sauf exception). Il peut être amené à participer à trois types de mission: à participer au fonctionnement de l’armée, à la protection du territoire national (via des opérations sentinelles par exemple) et ‑ plus rarement ‑ aux opérations extérieures.

Marianne a donné la parole à ses lecteurs réservistes ou aspirants réservistes. Trois cents réponses, dont 80% de non-réservistes. Les motivations sont plurielles. Florilège:

"Ma motivation principale est d’apporter quelque chose. J’étais cheffe dans une organisation internationale, je dirigeais une centaine de personnes, je parle couramment russe, français, allemand et anglais. J’ai des compétences à apporter".

"Le fait que l’Ukraine soit proche géographiquement est une motivation"

" ’envisage d’être réserviste en cas de menace sur le territoire. Ma motivation principale est la protection de nos valeurs et que mes enfants vivent libres".

"Ma motivation principale est de laisser les autres tranquilles. Si des gens doivent s’engager, il faut que ce soit les vieux et qu’on foute la paix aux autres. On a fait pour la plupart l’armée, on est plus dans cet esprit-là que quelqu’un qui n’a pas connu ça".

"J’ai eu un cancer quand j’étais jeune. On a la chance d’habiter en France et d’avoir des soins gratuits. Je voulais m’engager pour rendre la monnaie de la pièce. Je suis contrôleur de gestion, j’aurais pu être utile en soutien mais il faut être déployable en Opex. "

"Je suis réserviste opérationnel de la Gendarmerie nationale depuis juillet 2023. J’ai effectué une quarantaine de jours sur le terrain pour des missions de sécurité publique: patrouilles, sécurité routière, intervention en cas d’appel 17".

"Pendant deux semaines on apprend grossièrement le métier de soldat. C’est-à-dire les bases du combat et du secourisme. On sort de là officiellement soldat. Ensuite on a à peu près un week-end par mois d’entraînement pour continuer à se former".

"Je suis également professeur à HEC. Je suis mobilisé en moyenne trois semaines par an, en fonction de mes disponibilités. Le statut de réserviste est l’équivalent d’un CDD à temps partiel. J’ai une évolution professionnelle, une rémunération et des entretiens RH".

"Mes motivations sont d’ordre personnel et collectif. L’agression russe de l’Ukraine a déclenché indéniablement ma volonté de prendre part à la défense de l’Europe. Par ailleurs, je suis attachée aux valeurs féministes et je considère l’armée comme un lieu qui reste encore à investir".

(…)

La submersion migratoire et son corollaire sur la sécurité des Français arrive en second plan: "J’étais au lycée lorsque les attentats du Bataclan [en 2015] et de Nice [en 2016] ont eu lieu. J’ai voulu devenir réserviste pendant mes études mais c’était compliqué de tout concilier. Je suis aujourd’hui en CDD, dès que j’ai mon CDI je présente mon projet à mon employeur".

La propagande antirusse fonctionne à plein régime dans la classe politico-médiatique. Les Français sont en état de sidération mentale. Marianne constate que le terme "réserviste" revient "en boucle dans les médias ces derniers mois".

Le régime touche les dividendes de la désinformation systémique auquel il se livre. Pour le système, la guerre est un moyen de masquer sa faillite historique. Macron remonte dans les sondages depuis qu’il fait appel à la fibre patriotique des Français. Selon Xavier Moreau cependant, pour 80% des militaires français, la Russie est l’alliée de la France.

Il y a une incontestable russophilie au sein des cadres de l’armée française, ce qui inquiète Emmanuel Macron.

De là à imaginer que la Grande Muette saura un jour ramener le président à la raison, il y a un pas que nous n’aurons pas la naïveté de franchir.

Henri Dubost

 

P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLaR)

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