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Les ennemis de la liberté sont parmi nous

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Le pacifisme affiché de certains partis politiques n’est qu’une posture masquant leur haine de la liberté. En France, le Rassemblement National (RN) et La France Insoumise (LFI) sont les principaux adeptes de la paix en Ukraine à n’importe quel prix. La similitude avec la précipitation de Trump est troublante. La ressemblance avec le pacifisme de l’extrême-gauche des années 1970-80 interroge. "Plutôt rouges que morts" clamaient-ils. Faut-il aujourd’hui être plutôt trumpien et poutiniste que courageux?

LES MENSONGES DES ENNEMIS DE LA LIBERTÉ

Les pacifistes occidentaux ne s’encombrent pas de l’exactitude des faits. Ils se situent dans ce qui est parfois qualifié de "réalité alternative". Par exemple, le leader de LFI Manuel Bompard ou la présidente du RN Marine Le Pen ont récemment déclaré qu’Emmanuel Macron effrayait les Français en évoquant la présence des soldats russes à la frontière de la France ou même aux portes de Paris. Cette basse politique politicienne ne peut s’adresser qu’à ceux, assez nombreux dans l’électorat des extrêmes, qui ne comprennent rien aux enjeux géopolitiques actuels.

Macron n’a signalé, à juste titre, que l’agressivité de la Russie et son effort permanent d’accroissement de sa puissance militaire. La Russie est un danger potentiel pour les démocraties européennes. La Géorgie et l’Ukraine, États indépendants et souverains l’ont appris à leurs dépens. Dans l’esprit des dirigeants russes, ces États font partie de leur "sphère d’influence", ce qui implique que toute évolution vers la démocratie leur est interdite.

Qui pourrait affirmer que la Russie recherche la paix quand elle méprise systématiquement le principe fondamental du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes?

UNE PHILOSOPHIE ANTI-LIBÉRALE

Il existe donc en Occident, et Trump en est l’exemple le plus emblématique, des courants politiques acceptant des transiger avec les dictateurs sur les principes juridiques fondateurs de la liberté. Quelles positions défendent-ils?

C’est très simple: fermer les yeux sur les exactions des autocrates. Ainsi, il ne faudrait pas soutenir un pays cherchant à sortir de l’emprise d’une dictature et accepter que la violence des armes l’y maintienne. Il faudrait poursuivre les échanges commerciaux avec les autocraties, même lorsqu’elles nous ont déclaré une guerre hybride se manifestant par la diffusion de contre-vérités et une propagande électorale en faveur des ennemis de la liberté.

Ce positionnement repose, à l’évidence, sur une philosophie politique sous-jacente n’accordant que peu d’importance à l’idée de liberté. Car si les démocraties agressées ne doivent pas se défendre, cela signifie qu’elles se transformeront elles-mêmes en autocraties à plus ou moins long terme. C’est une évidence, mais encore faut-il la rappeler aujourd’hui.

LA HAINE DE LA DEMOCRATIE ET DE L’OCCIDENT

Nous ne devons pas être surpris par la présence au sein même de nos démocraties de courants hostiles à la liberté. La grandeur de la démocratie se situe justement dans sa capacité de donner la parole à tous, même aux ennemis de la liberté. Ils ont toujours existé et existeront toujours. Démagogie et idéologie sont leurs armes. Le 20e siècle en a fourni deux exemples avec le communisme et le fascisme. Le premier promettait l’éden de la société sans classes, mais seulement après une phase inéluctable de dictature. De nombreux intellectuels de haut niveau (?) ont accepté ces sornettes. Le second proposait un ordre parfait reposant sur le culte du chef et un étatisme quasi-militaire comme modèle d’organisation sociale. Cette annihilation de l’idée même de liberté a séduit des écrivains et des philosophes.

Nous devons donc accepter la présence parmi nous des ennemis de la liberté. Nous devons accepter que de pseudo-intellectuels se rangent à leurs côtés. Voilà notre honneur et paradoxalement notre force. Les ennemis de la liberté ne se présentent jamais comme tels, évidemment. Ils défendent la justice, l’égalité, l’ordre. En France LFI et le RN sont les principaux représentants de ces tendances antidémocratiques. Leur pacifisme de façade n’est qu’un subterfuge, une comédie politicienne cachant la haine de la liberté, de la démocratie et même du monde occidental qui en est le berceau.

Patrick Aulnas         Contrepoints

 

P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLaR)

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