Vers l’unité religieuse (26/03/2025)
Pendant la Révolution, des options sur le plan religieux tendent à substituer au catholicisme une nouvelle mouture de la " Religion naturelle " des humanistes: la Constitution civile du clergé, 12 Juillet 1790, l’instauration du culte de la Raison, 10 Novembre 1793, l’instauration du culte de l’Etre Suprême, 18 Juin 1794. L’Eglise se réorganise et entreprend de rechristianiser la société. La Franc-Maçonnerie conçoit alors le plan d’une attaque qu’elle veut décisive.
Des documents montrent les grandes lignes de ce PLAN D’UNITÉ RELIGIEUSE.
Première source. Les documents des Carbonari.
Le Carbonarisme ou "Charbonnerie" est une société secrète du XIXe Siècle, destinée à réaliser en Italie les plans de la Maçonnerie. Des documents saisis en 1819 sont divulgués en 1859 par Jacques Crétineau-Joly, historien français.
Ces textes rappellent l’objectif initial: L’UNIFICATION DES PEUPLES EN UN GOUVERNEMENT MONDIAL. L’unité nationale de l’Italie n’est qu’une première étape.
"Il est une idée qui a toujours préoccupé les hommes qui aspirent à la régénération universelle: c’est la pensée de l’affranchissement de l’Italie, d’où doit sortir un jour déterminé l’affranchissement du monde entier, la république fraternelle et l’harmonie de l’humanité".
Ces documents rappellent aussi la haine des Carbonari pour l’Eglise catholique, obstacle essentiel sur leur chemin, obstacle spirituel et obstacle politique: "Aujourd’hui, il ne s’agit pas de reconstituer pour nous ce pouvoir, dont le prestige est momentanément affaibli; notre but final est celui de Voltaire et de la Révolution française, l’anéantissement à tout jamais du catholicisme et de l’idée chrétienne qui, restés debout sur les ruines de rome, en seraient la perpétuation plus tard".
Ils révèlent le moyen pour atteindre ce but: l’accession au trône de Pierre d’un pape acquis aux idées révolutionnaires. Pour l’obtenir, ils recommandent la mainmise sur l’enseignement pour former les esprits et finalement le jeune clergé d’où sortira le pape de l’Avenir.
Cette remarque explique tous les succès passés et à venir de la Révolution: "Les alchimistes du Moyen Âge ont perdu leur temps et l’or de leurs dupes à la recherche de ce rêve. Celui des Sociétés secrètes s’accomplira pour la plus simple des raisons: c’est qu’il est basé sur les passions de l’homme".
Saint-Yves d’Alveydre (1842-1909), kabbaliste, ami du Mage Papus, eut pour maître en occultisme Fabre d’Olivet. Dans la Mission des Souverains, il trace les plans de l’Eglise universelle qui viendra s’intégrer dans la Synarchie ou Gouvernement mondial. Cette organisation religieuse, mouvement d’animation spirituelle de l’Etat totalitaire mondial, sera issue essentiellement de l’union de trois familles religieuses:
L’Eglise évangélique, avec l’Évangile et ses autorités, épiscopat, Pape, Concile.
L’Eglise mosaïque avec la Thora et son autorité, le Gaon de Jérusalem.
L’Eglise des Védas et son autorité Loge " Agartha ", " celle que les anges inspirent directement".
"Protestantisme de Luther", "Islam de Mahomet", "Bouddhisme de Cakya-Mouni" sont les trois rameaux de ce tronc universel.
Le chanoine Rocca (1830-1893), adonné aux sciences occultes, annonce l’instauration d’un gouvernement socialiste mondial ou Synarchie, sous l’autorité d’un pape converti à un nouveau christianisme. Il place la réforme de l’Eglise à l’intérieur du MOUVEMENT TOTAL DE LA RÉVOLUTION PLANÉTAIRE.
Le chanoine Roca énumère les mesures à prendre pour que l’Eglise se fonde dans l’Universelle Eglise des Initiés:
La réunion d’un Concile qui modifiera la liturgie de l’Eglise, la morale de l’Eglise, et la fonction pontificale elle-même.
La conversion de l’Eglise au monde, dont elle reconnaîtra les " valeurs chrétiennes".
Première conséquence de cette ouverture au monde. L’abolition du sacerdoce ou du moins sa transformation totale. Les prêtres rejoindront les rangs des laïcs auxquels ils serviront de modèles. Alors se réaliseront "le règne divin de l’Humanité de Auguste Comte, la phalanstère de Charles Fourier, l’âge d’or de l’avenir de Saint-Simon, la synarchie universelle de Saint-Yves d’Alveydre, le socialisme et le communisme des anarchistes… Les prêtres deviendront les directeurs des unions syndicales, des sociétés mutuelles et des agences coopératives de production et de consommation, de retraite et d’assistance officielle".
Deuxième conséquence de l’ouverture au monde. La modification du dogme, pour le mettre enfin en harmonie avec l’esprit nouveau du monde, avec les progrès de la science révérée.
L’Eglise passera à la Révolution. Le clergé se divisera en rétrogrades et progressistes.
LE CONCILE ŒCUMÉNIQUE DE VATICAN II (1962-1965) VA RÉALISER CE PLAN.
Lors du discours de clôture le 7 Décembre 1965, Paul VI proclame l’ouverture de l’Eglise au monde moderne et institue en son sein le "culte de l’homme".
"L’Eglise du Concile, il est vrai… s’est aussi beaucoup occupée de l’homme tel qu’en réalité il se propose à notre époque: l’homme vivant, l’homme tout entier occupé de soi, l’homme qui se fait non seulement le centre de tout ce qui l’intéresse, mais qui ose se prétendre le principe et la raison dernière de toute réalité. Tout l’homme phénoménal, c’est-à-dire avec le revêtement de ses innombrables apparences, s’est comme dressé devant l’assemblée des Pères conciliaires…
L’humanisme laïque et profane enfin est apparu dans sa terrible stature et a, en un certain sens, défié le Concile. La religion du Dieu qui s’est fait homme s’est rencontrée avec la religion (car c’en est une) de l’homme qui se fait Dieu.
Qu’est-il arrivé? Un choc, une lutte, un anathème? Cela pouvait arriver; mais cela n’a pas eu lieu. La vieille histoire du Samaritain a été le modèle de la spiritualité du Concile. Une sympathie sans bornes l’a envahi tout entier. La découverte des besoins humains (et ils sont d’autant plus grands que le fils de la terre se fait plus grand) a absorbé l’attention de notre Synode.
Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme nous aussi, nous plus que quiconque, NOUS AVONS LE CULTE DE L’HOMME".
Le rituel et les préceptes de l’Eglise sont profondément modifiés. En 1969, un nouveau rite de la Messe, élaboré en étroite collaboration avec des pasteurs, est imposé par Paul VI, excluant en pratique les rites millénaires, tridentin, ambrosien, dominicain.
Les cardinaux Ottaviani et Bacci font un Examen critique du texte et concluent: "Le Nouvel Ordo est fait pour contenter sur bien des points les plus modernistes des protestants".
Frère Max Thurian, de la Communauté protestante de Taizé, répond par un communiqué: "Des communautés non-catholiques pourront célébrer la Sainte Cène avec les mêmes prières que l’Eglise catholique. Théologiquement, c’est possible".
Un professeur de dogmatique à la Faculté protestante de Strasbourg déclare: "Rien dans la messe maintenant renouvelée ne peut gêner vraiment le chrétien évangélique".
Officiellement immuable, le dogme est invité lentement à se transformer, par la réforme des catéchismes.
Le décret conciliaire sur la collégialité transforme l’exercice du pouvoir pontifical.
Le décret sur l’Œcuménisme inaugure une période de rapprochement avec les autres confessions chrétiennes, puis avec les confessions non chrétiennes.
5 Janvier 1963: "rencontre sacrée" à Jérusalem de Paul VI avec le Patriarche Athénagoras Ier.
Décembre 1965: annulation conjointe et réciproque des excommunications de 1054.
23 Mars 1966: "il passait au doigt du Dr Ramsay, archevêque anglican de Canterbury, son nouvel anneau du Concile, symbole de la nouvelle alliance conciliaire".
3 Juin 1971: "il recevait en audience publique au Vatican la Loge maçonnique des B’naï Brith".
Encyclique du 16 Octobre 1979: Jean-Paul II déclare que " les autres Eglises sont des moyens de salut".
15 Août 1981: Jean-Paul II félicite chaleureusement "l’Évêque Rouge" Helder Camara.
1986: Dans la basilique d’Assise, Jean-Paul II convie 130 responsables religieux, chrétiens ou non, mettant un point d’orgue au processus de réconciliation.
Des protestants dénoncent ce syncrétisme: "Dans une telle communion de prières inter-religieuses, nous voyons une infraction au premier commandement et à la profession de foi apostolique, qui peut conduire en outre à effacer les frontières entre la vraie et la fausse foi, et par là à frayer le chemin à une prochaine communion mondiale syncrétique de toutes les religions".
La Déclaration de Vatican II sur la liberté religieuse prend le contre-pied du Syllabus de 1864 de Pie IX.
7 Juillet 1965: Un article de La Croix déclare révolu l’âge des missions. " La réponse se trouve dans la réalité du dessein de Dieu qui n’est pas de sauver les individus, mais de réunir tous les hommes en un peuple qui soit son peuple".
1967: l’Encyclique Populorum Progressio engage l’Eglise sur la voie du soutien " aux peuples autant que pour leur libération".
RESULTAT. L’Eglise et la société s’enfoncent dans une crise sans précédent qui annonce le "chaos de fin de cycle" cher aux Initiés. Cette situation a été rendue possible par l’accession au trône de Pierre de papes "imbus des principes humanitaires mis en circulation" par les Initiés.
Le mouvement du "Nouvel Ag " prospère sous ces pontificats novateurs. Cet ensemble de techniques psychiques, plus ou moins initiatiques, permet d’atteindre un but soi-disant religieux: des moyens naturels en vue d’une fin "surnaturelle". Les moyens constituent la partie visible et même spectaculaire du mouvement. La fin n’est pas toujours clairement présentée.
Erik Pigani, psychothérapeute, parapsychologue français* produit une profession de foi panthéiste qui permet de se faire une idée de cette quête du "surnaturel":
" L’Univers tout entier est un Etre spirituel vivant et conscient dont nous faisons tous partie. Cette conscience multidimensionnelle globale – que l’on peut appeler Dieu ou du nom qui nous convient – est habitée par des aspects d’elle-même, c’est-à-dire des êtres conscients…".
Ces êtres conscients fusionnent avec l’Esprit multidimensionnel qu’ils ont quitté lorsqu’ils se sont eux-mêmes créés: " Les êtres humains se sont donc créés pour expérimenter l’Amour, l’Intelligence, la Matière et l’Action. Nous traversons une suite de vies incarnées et désincarnées qui vont nous mener à la fusion finale avec la Conscience unique, qui est l’identité sous-jacente de tout ce qui existe dans l’Univers, et qui est l’origine de la destinée de tous les êtres séparés".
Voici le but du Nouvel Âge: " Notre mission est de ramener à un état de conscience d’avant la chute tous les êtres humains capables d’être réceptifs. La chute, c’est-à-dire ici non pas la chute originelle de la Genèse, mais la chute dans un corps individuel, hors de la Conscience unique".
Cet état de conscience " d’avant la chute " est un état de conscience altéré ou modifié. C’est là qu’interviennent les nombreuses psychotechniques du New Age: " L’objectif principal des techniques utilisées en psychothérapie empirique est d’activer l’inconscient, de débloquer l’énergie emprisonnée dans des symptômes émotionnels et psychosomatiques, et de convertir un équilibre énergétique stationnaire en un courant d’expérience. La thérapie holotropique (aspirant à la totalité, à la globalité, à la conscience cosmique) favorise une activation de l’inconscient si puissante qu’elle résulte en un état non ordinaire de conscience".
Les moyens pratiques dont dispose le Nouvel Âge pour altérer l’état de conscience sont: " méditation, techniques de psychothérapie humaniste et transpersonnelle, participation à des rituels chamaniques, activités sous transe, séjour dans un caisson d’isolement sensoriel, travail psychédélique supervisé (avec une dose de 300 microgrammes de LSD…".
Ces moyens "naturels" en vue d’une fin "surnaturelle" font penser à l’interrogation de Joseph de Sainte Marie dans son étude Intériorité chrétienne et intériorité orientale: "Ne peut-on voir (dans ces psychotechniques) une intervention de Celui que le Christ lui-même a appelé "le père du mensonge" et aussi "l’homicide" (Jean, VIII, 44), dont la manière propre de tenter l’homme depuis l’origine des temps, est de lui proposer D’ÊTRE COMME DIEU SANS DIEU, en recourant aux secrets de la nature" (Genèse III, 5).
Le New Age offre aux masses ignorantes un fourbi de fausses spiritualités mêlé d’ésotérisme de bazar. La religion cède à l’idolâtrie, à la magie, à l’irrationnel. C’est un retour aux temps primitifs.
La Révolution a ouvert le "nouvel âge" de l’Homme qui prend la place de Dieu.
De nos jours, l’homme n’est plus l’homme, la femme n’est plus la femme. Demain, l’humain atteindra l’immortalité parce que la "nouvelle humanité" aura retrouvé son état primitif androgyne.
Le culte de la Nature s’ajoute à cette fausse mystique: écologie, anti-spécisme, et finalement anti-humanisme.
Au nom de la préservation de la Nature, le contemporain la détruit. Au nom du progrès de l’humanité, le contemporain détruit l’humanité, il la fait régresser de plusieurs millénaires. C’EST L’ABOUTISSEMENT DE LA FOLIE MODERNE.
Le New Age est issu de la Kabbale, c’est officiel. La Kabbale, un mouvement qui compromet l’ésotérisme juif avec les cultes cosmiques, un "mystico-rationalisme, donc une confusion des deux voies, la voie "rationaliste" et la voie irrationnelle des Illuminés, faux rationalisme et fausse mystique.
Le New Age du mondialisme confirme cette imposture. En effet, il s’agit d’une double mystification: d’une part, supercherie mystique, l’irrationnel, d’autre part, tromperie scientifique, c’est l’âge de la "science", science entre guillemets, pas de la science. On le sait depuis Joachim de Flore, moine cistercien (1135-1202), dont la théorie des trois âges annonce le New Age. Dans le nouvel âge mathématique, la foi est réduite à une croyance irrationnelle, et la science devient la religion à la place du christianisme. Le progrès devient mathématique. Aujourd’hui, la dictature numérique mise en place par les mondialistes, le scientisme de la médecine covidienne et de la climatologie confirment cette vision de la "science".
Finalement, l’unité religieuse doit se réaliser sous la forme de la gnose naturaliste des francs-maçons: connaissance naturaliste des mystères de la religion, c’est-à-dire croyance que la Nature est le seul principe, négation de la Surnature, croyance justifiée par la "science", une science qui n’en apporte aucune preuve.
Jean Saunier
P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLaR)
Parapsychologue français*? mon œil, il n'y a pas de parapsychologue français; un parapsychologue est un chercheur qui connaît autant le paranormal que le surnaturel, que les mythes et légendes anciennes, les diverses religions, a participé à des expériences scientifiques.
Un parapsychologue, un VRAI, a étudié les neurosciences et fait des publications scientifiques! J. JOYCE
08:20 | Tags : histoire, religion, opinion, politique | Lien permanent | Commentaires (0)