Pour réaliser le plan maçonnique, il faut former les esprits et agir sur les mentalités (20/03/2025)

L’Encyclopédie, entreprise maçonnique prépare les esprits à la Révolution. Les loges de l’époque forment l’opinion. Car les philosophes du XVIIIe siècle sont violemment hostiles à l’instruction populaire dont l’idée même leur fait horreur. Voltaire l’avoue crument:

"Il me paraît essentiel qu’il y ait des gueux ignorants … La raison triomphera chez les honnêtes gens, mais la canaille n’est pas faite pour elle. A l’égard de la canaille, je ne m’en mêle pas, elle restera toujours canaille. Je cultive mon jardin, mais il faut bien qu’il y ait des crapauds. Le peuple sera toujours sot et barbare. Ce sont des bœufs auxquels il faut un aiguillon, un joug et du foin".

Dans son Essai d’éducation nationale, La Chalotais, procureur général, fait grief aux religieux de leur zèle à répandre le Savoir: "Les Frères de la Doctrine chrétienne apprennent à lire et à écrire à des gens qui n’eussent dû apprendre qu’à dessiner et à manier le rabot. Le bien de la société demande que les connaissances du peuple ne s’étendent pas plus loin que ses occupations".

Voltaire lui écrit en 1763 pour le féliciter chaleureusement: "Je vous remercie de proscrire l’étude chez les laboureurs".

Trois ans plus tard, en 1766, Voltaire écrit: "J’entends par peuple la populace qui n’a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyen n’ait jamais eu le temps ni la capacité de s’instruire et il mourrait de faim avant de devenir philosophe".

"Si vous aviez comme moi une terre et si vous aviez des charrues, vous seriez de mon avis. Ce n’est pas le manœuvre qu’il faut instruire, c’est le bon bourgeois et l’habitant des villes. On doit prêcher la vertu au plus bas peuple. Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu".

En clair, le monde se divise en deux, le peuple et les philosophes. Le peuple n’a pas besoin de s’instruire. Mais la gauche continue à encenser Voltaire et les philosophes des Lumières.

L’hostilité des Lumières à l’instruction de la "canaille" est fondée sur leur hostilité à l’Église. Ils veulent la suppression de l’Église, ou à défaut la suppression de l’enseignement qu’elle dispense.

Il faudra attendre la fin du Second Empire pour que les "fils des Lumières" commencent à entrevoir l’utilité de tenir l’école. Dans un discours prononcé en loge le 11 mai 1869, Jules Simon déclarait:

"On répète avec raison que la révolution n’est pas finie. Nous voulons qu’elle le soit. Quel est le moyen? Fonder partout des écoles".

Jean Macé, autre Initié, créateur de la Ligue de l’Enseignement destinée à défendre "la neutralité à l’école", révèle quelques années plus tard:

"La Ligue de l’Enseignement est une institution maçonnique … Oui, ce que nous faisons est une œuvre maçonnique … Nous sommes une Maçonnerie extérieure".

Cette ligne "apolitique" prend part à la campagne électorale de 1869 aux côtés des socialistes dont le programme comporte la promesse suivante:

"Instruction laïque et intégrale, obligatoire, pour tous et à la charge de la Nation; indemnité allouée à tous les enfants pendant la durée des études".

L’arrivée au pouvoir des hommes du 16 Mai 1877 va inaugurer cette mise en tutelle de l’école.

Au vœu du XVIIIe siècle, sa suppression, succède l’action du XIXe siècle, son extension. Ce pragmatisme marque la politique des Initiés de son sceau. Dans un discours de 1871, Gambetta avoue la clarté du programme:

"Renonçons à confier aux divers clergés l’éducation des enfants, si nous voulons avant tout en faire des citoyens français, si nous voulons en faire des hommes en qui l’idée de Justice et de Patrie domine".

Jules Ferry, le maître d’œuvre (1832-1893), tient un rôle de premier plan dans l’entreprise.

Une majorité parlementaire, acquise lors des élections de 1877 et 1879, permet à la gauche d’éliminer les séquelles de l’Ordre moral. Jules Grévy, nouveau président, initié lui-même, donne les postes-clés à des maçons, chargés d’asseoir les fondations de l’œuvre laïque.

Premier temps: expulsion des Congrégations. Au 31 Décembre 1881, 261 couvents ont été vidés, 5641 religieux en ont été chassés.

Deuxième temps: l’école laïque, gratuite et obligatoire, avec les lois de 1881 et 1882. L’Église a perdu la bataille de l’école, au profit des adeptes de la religion du "Dieu civilisateur". Cette école réalisera une œuvre considérable jusqu’aux années 1960.

Mais dans L’Humanité du 4 Octobre 1904, René Viviani, socialiste et franc-maçon, ministre de l’Instruction (1863-1925), révèle les arrière-pensées des auteurs de la loi:

"La neutralité est, elle fut toujours un mensonge, peut-être un mensonge nécessaire … Le passage à franchir était périlleux … On forgeait au milieu des impétueuses colères de la droite la loi scolaire. C’était déjà beaucoup que de faire établir une instruction laïque et obligatoire. On promit cette chimère de la neutralité pour rassurer quelques timides dont la coalition eût fait obstacle à la loi".

Les instituteurs de la IIIe, de la IVe Républiques, et ceux formés dans les années 1950-60, transmettront les connaissances fondamentales et le savoir. Mais ils répondent en tous points au vœu du Frère Babeau-Larivière, futur Grand Maître du Grand Orient:

"Au fond de nos campagnes, que les démocrates le comprennent bien, l’instituteur primaire est le représentant vivant de la Révolution".

Ici, on songe au rêve de Saint-Just (1767-1794): "L’enfant, le citoyen appartiennent à la Patrie. Les enfants sont vêtus de toile dans toutes les saisons, ils couchent sur des nattes et dorment huit heures. Ils sont nourris en commun et ne vivent que de racines, de fruits, de laitages, de pain et d’eau. Tous les enfants conservent le même costume jusqu’à seize ans; depuis seize ans jusqu’à vingt et un ans, ils auront le costume d’ouvrier, depuis vingt et un ans jusqu’à vingt-six celui de soldats, s’ils ne sont pas magistrats".

Le tableau que Saint-Just appelle de ses vœux, décapé du rousseauisme et des réminiscences spartiates, est bien celui que réalise la République: l’enfant à l’État, l’enfant pour l’État.

Laurence Rossignol et combien d’autres s’inscrivent dans cette inspiration.

En 2025, l’État conserve le monopole de la collation des grades. Il a le monopole de la formation des esprits. Une partie de l’opinion reste attachée au principe de la liberté de l’enseignement. Mais l’influence des écoles confessionnelles est négligeable. Elles ne regroupent qu’une minorité des élèves. Leur pédagogie et leurs programmes s’alignent sur l’enseignement d’État. En fait, le corps enseignant impose au peuple français les valeurs et la vision du monde de l’idéologie mondialiste dominante. L’École professe plus ou moins implicitement quelques dogmes.

Dieu n’existe pas.

Il n’y a pas de loi morale absolue. Tout est permis à l’individu dans la mesure où il n’empiète pas sur la liberté de ses semblables.

Il n’est de vérité que scientifique.

La théorie de l’évolution de Darwin est la seule explication.

Les progrès de la technique font de l’homme moderne un être infiniment supérieur à ses ancêtres

Le Révolution de 1789 fut le premier pas important de l’Humanité vers le Progrès. Pour mener à son terme le processus, il faut que triomphe l’idéal socialiste.

Toute inégalité, tant matérielle qu’intellectuelle, est une injustice.

La Patrie est une notion dépassée. (au sens de Patrie des Pères)

L’immigration et le vivre ensemble sont une chance pour la France.

Le mariage est une formalité dont on peut se passer.

Il y a une multitude de genres.

Il faut éduquer les enfants à la sexualité dès le plus jeune âge.

Il faut encourager le transgenrisme.

Le réchauffement climatique dû à l’homme menace la planète.

La "vaccination" est le remède miracle.

Les médecines naturelles sont à proscrire.

Toute contestation de ces dogmes est interdite.

Les professeurs, dans leurs cours, doivent se conformer à ces diktats, dans leurs domaines respectifs, sous peine de sanctions administratives. Les étudiants doivent reproduire ces préceptes dans leurs copies, sous peine d’échec aux examens. Mais on parle d’école laïque, de la neutralité de l’école.

Ces idées recoupent exactement les thèses des Initiés. Ils veulent instaurer sur l’ensemble de la planète une société de type collectiviste.

La décision a été prise en haut lieu d’accélérer le processus de déliquescence de l’école afin de rendre impossible la formation des élites, et afin que le peuple déculturé et acculturé ne puisse penser par lui-même, mais soit formaté au catéchisme communiqué. Les politiques pédagogistes, identiques à droite et à gauche le montrent.

Les jeunes "élites" au pouvoir, Gabriel Attal, Stéphane Séjourné, Aurore Bergé, Mathilde Panot … et beaucoup d’autres … n’ont pas du tout le niveau requis pour exercer de telles fonctions.

Tout recours aux exercices traditionnels comportant répétition ou mémorisation est strictement interdit, comme toute sélection.

L’enseignement de la morale dans les classes primaires n’existe plus depuis 1968.

Les matières qui ne sont pas "en prise directe sur les réalités économiques" sont menacées: les langues vivantes autres que l’anglais, la langue officielle du futur Empire, l’histoire, la philosophie, déjà bien entamées, tout ce qui est de nature à donner une vue synthétique de l’histoire humaine.

ICI, APPARAIT UNE CONTRADICTION.

Les Initiés ont créé notre système d’éducation et ils travaillent à le détruire. La contradiction n’est qu’apparente. Pour les Initiés, l’école, comme le communisme, n’est qu’un moyen, non une fin. L’école n’a pas pour finalité de répandre l’instruction, mais de réformer les mentalités.

En 1896, l’Inspecteur d’académie Dequaire Brobel est très clair sur ce point: "Le but de l’école laïque n’est pas d’apprendre à lire, à écrire et à compter, c’est de faire des libres penseurs. L’école laïque n’aura porté ses fruits que si l’enfant est détaché du dogme, s’il a renié la foi de ses pères. L’école laïque est un moule où l’on jette un fils de chrétien et d’où s’échappe un renégat".

Les Maçons se sont intéressés à l’école parce qu’elle leur permettait de créer un " Homme nouveau " et donc de faire réaliser leur plan par une opinion publique à leurs ordres.

Les promiscuités sexuelles et la négation de la famille préparent les esprits à la communauté de vie qui sera de règle dans l’Etat de demain. L’athéisme officiel et l’œcuménisme font place nette en éliminant le catholicisme et les autres religions.

LE MOMENT VENU, LES ÂMES SEVRÉES DE SURNATUREL EMBRASSERONT AVIDEMENT LA RELIGION "NATURELLE".

Gottfried Wilhelm Leibnitz, philosophe allemand (1646-1716): "Donnez-moi l’instruction publique pendant un siècle, je changerai la face du monde".

Jules Guesde, socialiste français (1845-1922): " L’homme est en train de devenir Dieu et de se sauver lui-même". (sic)

Eugène Spuller, avocat (1835-1896): "On ne peut fonder la république qu’en renouvelant l’état mental de la France".

Dans " Une religion pour la République ", Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale de 2012 à 2014, pose une condition à la disparition du christianisme:

" Il faut donc à la fois déraciner l’empreinte catholique qui ne s’accommode pas de la République et trouver, en dehors des formes religieuses traditionnelles, une religion de substitution qui arrive à inscrire jusque dans les mœurs, les cœurs, la chair, les valeurs et l’esprit républicains sans lesquels les institutions républicaines sont des corps sans âme qui se préparent à tous les dévoiements".

"Toute l’opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion, de Dieu, du Christ, et à terrasser définitivement l’Église".

Vincent Peillon, à l’Assemblée le 2 Septembre 2012:

"L’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi".

Lettre du 4 Janvier 2013:

"La lutte contre les stéréotypes de genre et l’homophobie doit être menée avec force, à tous les niveaux d’enseignement … Le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles".

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes, le 2 Septembre 2013:

"Aujourd’hui, si on veut faire l’égalité entre les hommes et les femmes, il faut agir sur les mentalités, dès le plus jeune âge … apprendre dès l’âge de deux ans, trois ans, aux enfants, qu’on peut laver les bébés, leur mettre des couches, on peut même quand on est une fille jouer au soldat, à la guerre "…

Agir sur les mentalités, former les esprits, éduquer plutôt qu’instruire, tel est le credo de l’école dite laïque. Voltaire, le modèle et l’idole de la gauche, a bien montré les dangers de la transmission des connaissances au peuple. Tel est aussi le credo des médias subventionnés. Imprégnation mentale, conditionnement de la pensée, répétition des mensonges, récurrence de la même logorrhée.

En ce mois de Mars 2025, la propagande pour justifier la guerre contre la Russie bat son plein. On présente la Russie comme l’agresseur, Poutine comme le méchant dictateur qui veut envahir l’Europe et la France. Selon Darmanin, des citoyens russes ont tué Samuel Paty et Dominique Bernard, ou comment on récupère les morts à des fins politiques. Éric Lombard appelle à la mobilisation de l’épargne privée, en vue de l’effort de guerre. Pour Marine Tondelier, Secrétaire Générale des écologistes, "Poutine a vocation à déstabiliser nos démocraties". La Russie est accusée de tous les méfaits. Le discours de peur se répand et se propage dans l’opinion. Des sondages bidons prétendent que les Français de plus en plus nombreux acceptent la guerre.

Depuis la Révolution, les guerres sont des guerres mondialistes. La guerre "moderne" vise à établir le mondialisme.

Et le gouvernement prépare un livret à destination de la population, livret qui détaille les pratiques à adopter en cas de crise: accident industriel, événement climatique grave, conflit armé, attaque cyber, fuite radioactive, crue, épidémie, pandémie. Cela signifie que nous ne pouvons plus vivre sereinement. La guerre, le Covid ou autre virus, le nucléaire, le climat, nous menacent à perpétuité.

La peur endémique, l’angoisse chronique, la crainte constante, l’anxiété éternelle, s’installent dans nos têtes et conduisent au désespoir. Ainsi Macron agit sur les mentalités, forme les esprits, soumet les individus, prépare à la guerre, et peut prendre toutes décisions en autocrate accompli.

Jean Saunier

 

P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLaR

07:52 | Tags : opinions, politique, socété, histoire | Lien permanent | Commentaires (0)