Artistes contemporains et écologistes liés par l’idéologie mondialiste (15/03/2025)
14 octobre 2022. Deux militantes écologistes ont jeté de la soupe à la tomate sur le chef-d'œuvre de Van Gogh, "LES TOURNESOLS", exposé à la National Gallery de Londres, avant de se coller au mur. Le tableau protégé par une vitre n’a pas été endommagé.
23 octobre 2022. Deux activistes habillés de noir avec des gilets orange ont jeté de la purée sur une toile de Claude Monnet "LES MEULES", exposée au musée de Postdam en Allemagne, avant de se coller une main au mur. Le tableau n’a pas été endommagé.
27 octobre 2022. Deux hommes, portant des tee-shirts avec l’inscription "Just Stop Oil", arrêtez le pétrole, se sont approchés du tableau "LA JEUNE FILLE À LA PERLE " de Vermeer, exposé au musée Mauritshuis à La Haye aux Pays-Bas. L’un d’eux a enduit son comparse d’une purée rouge. Ce dernier a collé son front sur la toile. L’oeuvre protégée par une vitre n’a pas été endommagée.
28 janvier 2024. Au Louvre, deux militantes écologistes ont pris pour cible le chef-d'œuvre de Léonard de Vinci "LA JOCONDE". Elles ont jeté de la soupe sur la vitre blindée protégeant le tableau. L’action est revendiquée par un collectif baptisé Riposte alimentaire, se présentant comme "une campagne de résistance civile française qui vise à impulser un changement radical sur le plan climatique et social".
1er juin 2024. Au musée d’Orsay, à Paris, une militante du groupe Riposte alimentaire recouvre le tableau " LES COQUELICOTS " de Claude Monet d’une affiche, avant de se coller la main au mur. L’affiche représente un champ de coquelicots en 2100, ravagé par les flammes et la sécheresse. La militante porte un tee-shirt où il est écrit "+4°, l’enfer". Elle crie "Ce tableau cauchemardesque devant vous, c’est ce qu’il nous attend si aucune alternative n’est mise en place". Elle ajoute: "On est Riposte alimentaire, on demande la sécurité sociale de l’alimentation durable. Il nous faut une alternative à la hauteur de l’urgence sociale et climatique". L’œuvre, intacte, a retrouvé sa place sur le mur du musée.
Les écologistes affirment que le réchauffement climatique d’origine anthropique aboutira à une apocalypse et à la destruction de la planète considérée comme un Dieu : Gaïa. Toutes ces actions de vandalisme menées contre des œuvres d’art visent à médiatiser leur discours, répandre et diffuser leur idéologie, et inspirer la peur.
Les militants écologistes s’attaquent exclusivement à des œuvres classiques et ne touchent pas aux œuvres modernistes relevant de l’Art contemporain.
Le 17 avril 2011, "PISS CHRIST", tableau d’Andres Serrano, représentant un crucifix plongé dans l’urine, exposé au Musée d’Art Contemporain d’Avignon, est saccagé par un groupe de jeunes gens.
Dans la nuit du 16 au 17 octobre 2014, l’œuvre intitulée "TREE" (arbre) de l’artiste américain Paul Mac Carthy, installée Place Vendôme à Paris, a été vandalisée. e PLUG ANAL géant de 24 m de hauteur ou sex toy vert a dû être dégonflé.
En 2015, "LE VAGIN DE LA REINE", grande trompe en acier de 60 m de longueur et 8 m de hauteur, réalisée par Anish Kapoor, exposé devant le tapis vert de Versailles, est dégradé à plusieurs reprises.
Ces œuvres d’Art contemporain, volontairement provocatrices, agressives, transgressives, débordant de laideur et de vulgarité, s’en prennent à la tradition et renversent la conception de l’art. Ainsi "LE VAGIN DE LA REINE" blesse l’Histoire de France façonnée par les rois. LE PLUG ANAL dégrade l’élégance de l’architecture de Mansart". LE PISS CHRIST" injurie et outrage intentionnellement la religion catholique.
C’est pourquoi des gens réagissent, au nom de la morale élémentaire, au nom de la normalité, au nom de la beauté de l’art, au nom de l’art tout court, au nom de l’humanité. Mais ces gens passent pour des ringards, des arriérés, des conservateurs.
Le climat n’a aucun rapport avec l’art. La lutte pour le climat ne constitue pas une incitation à profaner et vandaliser les œuvres d’art, qu’elles soient classiques ou contemporaines. Mais les activistes écologistes ont les mêmes préoccupations que les artistes contemporains, ils partagent la même idéologie progressiste et wokiste. C’est pourquoi ils préservent les productions modernes et profanent les créations classiques.
Même haine de la civilisation occidentale, prétendue raciste, impérialiste, colonialiste, hétérosexuelle, patriarcale. Même volonté de détruire, d’effacer, de faire table rase du passé, des réalisations artistiques du passé. Même controverse de l’idée de beauté occidentale. Mêmes soutiens de puissants groupes financiers.
L’art est dans une situation comparable à celle de la nature, ou de l’environnement. L’art dit "contemporain" est un art hors-sol, artificiellement engraissé, contre nature, vidé de toute substance vraiment vivante et artistique, comme la production agricole industrielle " contemporaine ". Au nom d’un même modernisme ou internationalisme, les mêmes ravages se commettent sur les cultures, sur les sols, et sur la création artistique, sur le terreau social et humain qui nourrit cette création. L’art et la production agricole industrielle subissent une même logique mondialisante, donc forcément aplatissante, aseptisante, dévitalisante, et déshumanisante.
L’art contemporain doit intéresser les écologistes. Ce qui se passe dans le champ artistique devrait attirer l’attention des écologistes, car il y a de nombreuses homologies.
À l’économie virtuelle des bulles financières, destructrices de l’économie réelle, correspond très exactement le Financial art des bulles artistiques, destructeur de l’art vivant.
Les grands théoriciens de l’Art dit contemporain, du Rien artistique, subventionné et mondialisé, tiennent un discours terrorisant, globalement négatif, creux, abscons, morbide et anxiogène. L’agriculture utilise des substances chimiques nocives. Le discours artistique et l’agriculture intensive possèdent la même redoutable efficacité herbicide, pesticide et liberticide.
Ce discours promeut les normes du contemporain-international " hors-sol ". Ce discours détruit tout contenu considéré comme sensible et poétique. Il empêche toute floraison en dehors des floraisons obscènes et formatées aux normes.
Cet art officiel dit contemporain est un art de système, sans mystère, sans poésie, sans contenu.
Il ne peut être ni viable, ni durable, ni partageable, ni transmissible aux générations futures. Ce produit de la spéculation intellectuelle, conceptuelle et financière, détruit l’art, comme l’économie virtuelle détruit l’économie réelle, comme la spéculation sur les céréales et la viande détruit les sols et empoisonne les agriculteurs.
L’Art contemporain fait disparaître le contenu sensible, charnel et vivant, comme le sol de l’agriculture contemporaine se vide de ses organismes vivants. Au profit du contenant spectaculaire et provocateur. Au profit du discours d’enrobage et d’endoctrinement à la malbouffe artistique. Au profit du discours du rien à dire, mais du faire savoir. Au profit d’un bourrage médiatique destiné à combler son absence d’objet. Au profit du verbe qui fabrique de l’argent et du pouvoir en soi et pour soi et en vit.
L’art contemporain est un art de la communication à vide, de la posture, de la frime, du bidon sonore. Un art de l’imposture, du n’importe quoi fabriqué et imposé par des gens qui ne comprennent pas l’art, qui n’aiment pas l’art, qui sont qualifiés, payés, et fonctionnarisés pour ça, et pour dégoûter de l’art un maximum de citoyens, comme on dégoûte les mêmes citoyens de la bonne nourriture moins rentable que la malbouffe. Comme les écologistes fabriquent et imposent une idéologie verte.
Un langage confus et indéchiffrable, une complexité touffue enveloppent l’Art contemporain et fonctionnent comme un bavardage narcotique et ensorcelant. D’où l’ébahissement, l’ahurissement et l’incompréhension culpabilisante des foules. Comme les écologistes accusent et diffament les consommateurs.
La radicalisation sectaire de ses agents, la crétinisation et le décervelage des populations contribuent à l’exercice pervers du pouvoir. Comme les écologistes lavent les cerveaux.
Les médias et les critiques d’art sont inféodés à la finance internationale. Les prêches terrifiants de ses ayatollahs, ses provocations, son non-sens, son cynisme, ses transgressions spectaculaires, l’énormité du prix des œuvres du Show-art-business asservissent le bon peuple.
Les écologistes utilisent les mêmes méthodes. Leurs éoliennes atteignent les mêmes prix exorbitants. Tout ça pour du vent!
Par son alimentation en carburant, c’est-à-dire par sa perfusion d’argent public, l’Etat encourage l’art contemporain et l’écologisme, deux outils d’aliénation, messagers de la frime, de la vacuité, de la destruction de sens.
Artistes contemporaine et écologistes détruisent la notion de beauté. Qu’est-ce que la beauté?
La pensée post-moderne dominante a entièrement changé le contenu de ce mot. La définition admise en 2015 correspond à l’explication qu’en font les sciences humaines, la sociologie en particulier.
Le beau est ce qu’une société et les institutions disent être tel à un moment donné de l’histoire. C’est un rapport de pouvoir, de puissance économique, qui se traduit par une convention sociale, statistiquement prouvée. Le point de vue scientifique explique tout et rend obsolète tout le débat.
L’esthétisme était cher au réalisme soviétique. C’est-à-dire culte de la beauté pour elle-même, conception superficielle de la beauté, prédominance accordée à l’effet esthétique sur la réflexion esthétique, tendance à évaluer les choses et les êtres du seul point de vue esthétique.
De l’esthétisme, on est passé au conceptualisme new-yorkais. C’est-à-dire, les idées générales n’existent pas de façon absolue, n’ont aucune réalité en dehors de l’esprit, n’existent pas antérieurement aux choses. Les idées générales sont des constructions de l’esprit. Elles n’ont qu’une réalité mentale, intellectuelle.
Ces deux idéologies, esthétisme et conceptualisme, ont un point commun, elles sont toutes les deux historicistes, et radicalement matérialistes. Historicistes, c’est-à-dire, les connaissances, les courants de pensée, les valeurs de la société sont liés à une situation historique contextuelle. La connaissance historique permet d’expliquer le devenir humain.
Matérialistes, c’est-à-dire, la seule chose existante est la matière, toute chose est composée de matière. La pensée et la conscience sont des produits secondaires de la matière, donc des illusions. L’âme, l’au-delà, Dieu, n’existent pas.
Jean Brun, philosophe (1919-1994), aperçoit un éclat ultime, une apparence qui échappe au temps, au verbe, à la raison, qui porte le nom indéfinissable de " beauté ". Il note la limite du philosophe: "L’art est une limite du monde où le verbe se tait et s’ouvre à la vision intérieure".
Boris Lejeune, artiste né en 1947, fait autrement la même constatation. Il note la limite de l’artiste qui est la matière, le sol, à la fois contrainte et point d’appui pour créer et penser.
Il écarte ainsi la pensée conceptuelle. Il perçoit le surgissement des paradoxes. Il fait l’expérience de l’évidence et du mystère tout à la fois, de "l’art qui transfigure l’extérieur en intérieur".
Apparaît alors l’idée d’une beauté liée à cette union des contraires qui engendre l’unité de l’œuvre". L’artiste essaie de faire remonter à la surface l’être de chaque présence".
L’oeuvre accomplie est alors comme un corps vivant: "L’unité est dans l’Etre vivant qui tient tout ensemble". Telle est l’œuvre d’art.
Cette comparaison de l’œuvre à un corps vivant animé par l’esprit est très présente tout le long du XXe siècle, avec Etienne Gilson, Wladimir Weidlé, Paul Claudel, David Jones…
Elle réagit à l’enfermement que provoque la pensée matérialiste en ce domaine, enfermement insupportable aux créateurs.
Face à une idéologie provoquant la stérilité, interdisant toute individualité, ces artistes et philosophes approfondissent les notions de "corps animé par l’esprit ", vécues jusque-là comme une évidence, une grâce.
Boris Lejeune et Jean Brun perçoivent un autre paradoxe. L’œuvre accomplie, ce corps vivant inscrit dans l’histoire, est cependant intemporelle. Des signes laissent deviner, derrière l’éclat de l’oeuvre, la possible existence d’un au-delà transcendant. L’oeuvre d’art n’a pas le statut d’objet, mais le statut de l’être.
Les activistes écologistes vandalisent à dessein des tableaux anciens, détruisent l’idée de beauté, et respectent les productions de l’Art contemporain qui elles aussi détruisent l’idée de beauté.
Écologistes et artistes contemporains sont soutenus par de puissants groupes financiers. La valeur des œuvres d’art est déterminée par un marché et fonctionne comme une bulle à la bourse. De même, la valeur des éoliennes et autres véhicules électriques est déterminée par un marché et fonctionne comme une bulle à la bourse.
Tous les gauchistes, écologistes, socialistes, communistes, "insoumis", se retrouvent pour des visées mondialistes sur les sujets progressistes et artistiques. Et les politiciens dits de droite, eux-mêmes acculturés et serviles, se rallient à la pensée culturelle dominante.
Jean Saunier
P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLR)
09:14 | Tags : opinions, société | Lien permanent | Commentaires (0)